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Question de l'arrêt de dialyse et soins palliatifs. Étude rétrospective sur trois ans au centre hospitalier universitaire de Grenoble et élaboration d'un outil d'aide à la décision

Doi : 10.1016/j.nephro.2007.03.004  

Guillemette Jarrin a, Jocelyne Maurizi-Balzan b  , Guillemette Laval c

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Résumé

Les contraintes de la dialyse favorisent les questionnements concernant l'arrêt du traitement. En France, la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie définit un cadre à l'arrêt de traitement, en l'autorisant sous certaines conditions, pour éviter une obstination déraisonnable. Peu avant la parution de cette loi, une étude a été menée au CHU de Grenoble, incluant 31 patients suivis entre 2002 et 2004 par le service de dialyse et l'équipe mobile de soins palliatifs, afin d'analyser les circonstances dans lesquelles surviennent les arrêts de dialyse. Ces patients étaient âgés et présentaient une altération majeure de leur état général. Après l'initiation du questionnement, la dialyse a été arrêtée chez des patients plus âgés au début du traitement et dialysés depuis moins longtemps, ce qui suggère l'éventualité d'une mauvaise adaptation au traitement. Aucun arrêt de dialyse n'a été décidé sans un consentement du patient ou de son entourage. Un outil d'aide à la décision d'arrêt de dialyse a été élaboré à l'issue de discussions pluridisciplinaires, en vue de servir de base de réflexion pour une décision adaptée à chaque situation. Il souligne l'importance de la dimension temporelle et de la concertation collégiale pour la prise de décision. Il indique que la décision incombe au néphrologue référent. Après un arrêt de dialyse, des soins palliatifs doivent être mis en oeuvre, car arrêt de traitement ne signifie pas arrêt des soins.

Abstract

Dialysis-related constraints encourage questioning about discontinuation of treatment. In France, the 04/22/2005 law, related to patients' rights and end-of-life issues, defines bounds to treatment withdrawal, authorizing it in specific conditions, to avoid foolish obstinacy. Shortly before the publication of this law, a study has been conducted at Grenoble University Teaching Hospital, involving 31 patients followed by the dialysis service and the palliative care service, in order to analyse the circumstances in which withdrawals from dialysis happen. These patients were old and their general condition was very poor. After initiation of the questioning, treatment was removed in older patients and in those who had been dialysed for short time, which suggests they may have poor adaption to the treatment. No dialysis withdrawal was ever decided without the patient consent or without his nearest and dearest consent. After multidisciplinary discussions, a decision-making tool for dialysis withdrawal has been developed, with a view to be a starting point in the thinking process, for each decision to be adapted to each situation. This tool emphasizes the importance of time and collegial consultation in the decision-making process. It points out to that the decision lies with the referent nephrologist. After withdrawing dialysis, palliative cares must be implemented, since stopping the treatment does not mean stopping cares.


Mots clés : Arrêt de dialyse, Arrêt de traitement, Dialyse, Éthique, Outil d'aide à la décision, Soins palliatifs

Keywords : Dialysis, Decision-making tool, Ethics, Palliative cares, Withdrawal from dialysis, Withdrawal from life-support treatment


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Vol 3 - N° 4

P. 139-146 - juillet 2007 Retour au numéro
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