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Prise en charge actuelle des tumeurs du pénis

[18-375-A-10]  - Doi : 10.1016/S0000-0000(07)30008-9 

C. Avancès a  , C. Bastide b, N. Mottet c

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Résumé

En Europe, les tumeurs de la verge sont des tumeurs rares. Elles affectent les sujets d'âge mûr. L'infection et les irritations chroniques sont les facteurs étiopathogéniques principaux. Un retard diagnostique de plusieurs mois est la règle, car la lésion est indolente et souvent masquée par un phimosis. La malignité est locale puis régionale, avec une extension vers les ganglions inguinaux puis pelviens. Le diagnostic est évoqué par l'examen clinique qui retrouve des lésions bourgeonnantes, ulcérées ou mixtes, fréquemment surinfectées. L'examen clinique est la clé du bilan d'extension local mais il peut être complété dans certains cas par une échographie ou une IRM (imagerie par résonance magnétique). Le diagnostic de certitude est porté par la biopsie chirurgicale qui montre une tumeur épidermoïde dans 95 % des cas. Le statut ganglionnaire ne peut être évalué qu'après 6 semaines d'antibiothérapie. Un bilan d'extension systémique n'est indiqué qu'en présence de métastases ganglionnaires ou sur signes d'appel. Le traitement de référence est chirurgical. Il est plus ou moins conservateur en fonction de la taille tumorale, de son siège et du stade. La curiethérapie ou la vaporisation laser sont les options thérapeutiques à retenir pour les petites tumeurs superficielles et distales. Les aires ganglionnaires sont évaluées par un curage lymphatique modifié si la tumeur est à risque d'extension lymphonodale (stade supérieur à T2, grade élevé, invasion vasculaire). Un curage radical homolatéral doit être pratiqué en cas d'examen extemporané positif ou en cas d'adénopathie palpable et mobile. La chimiothérapie n'est indiquée que dans les tumeurs métastatiques mais son effet reste modeste. L'avenir thérapeutique repose sur des associations thérapeutiques.


Mots clés : Tumeur pénienne, Bilan d'extension, Chirurgie pénienne, Brachythérapie, Curage ganglionnaire

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