Demander un diagnostic génétique en diabétologie
| pages | 9 |
| Iconographies | 7 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé
Les diabètes monogéniques associés à des anomalies de la sécrétion d’insuline par les cellules β-pancréatiques représentent 1 à 2 % des diabètes. Leur reconnaissance est importante, car le diagnostic étiologique a des conséquences pratiques pour les patients : évaluation du pronostic, prise en charge thérapeutique adaptée, recherche d’éventuelles atteintes extra-pancréatiques associées au diabète, et possibilité de dépistage familial préventif des apparentés à risque.
Un diagnostic génétique est disponible, en routine, pour les formes monogéniques de diabète les plus fréquentes. Mais, en raison de la variabilité des manifestations cliniques et de l’hétérogénéité génétique, il nécessite d’être orienté par une description précise du phénotype pour le cas index et ses apparentés diabétiques. En effet, il est assez fréquent que ces diabètes monogéniques soient étiquetés diabètes de type 1 ou de type 2.
Plusieurs situations cliniques de diabètes monogéniques (diabètes MODY, Maturity-Onset Diabetes of the Young ; diabètes associés à des anomalies du canal potassique de la cellule β; diabètes associés à des atteintes extra-pancréatiques) sont présentées, afin d’illustrer la démarche du clinicien dans la reconnaissance d’un diabète monogénique. Les conditions pratiques et légales de réalisation du diagnostic génétique, ainsi que l’interprétation des résultats des analyses moléculaires sont également précisées. Ces éléments sont importants à connaître pour le clinicien avant la prescription d’un diagnostic génétique et le rendu d’un résultat au patient, en raison des éventuelles conséquences pratiques sur sa prise en charge, ainsi que sur l’éventualité d’un dépistage familial.
Abstract
Monogenic diabetes resulting from mutations that reduce β-cell insulin secretion accounts for 1-2% of diabetes cases. Knowledge of the genetic etiology of diabetes has practical consequences for patients. It enables better prediction of disease progression, more appropriate treatment, screening of extrapancreatic features and family member predictive genetic screening.
Genetic testing is routinely available for the most frequent monogenic diabetes. However, due to the genetic heterogeneity and the clinical variability of phenotypes, it requires detailed description of diabetes in the proband and its diabetic relatives. Indeed monogenic diabetes is often misdiagnosed as type 1 or type 2 diabetes.
Different clinical situations of monogenic diabetes (MODY, Maturity-Onset Diabetes of the Young; diabetes resulting from mutations in the ATP-sensitive potassium channel; diabetes with extrapancreatic features) are here reported to illustrate the clinical approach in the identification of monogenic diabetes. The practical and legal rules of molecular testing as well as the interpretation of results are presented. Both are essential and should be known by the clinician before requesting genetic testing, before taking medical decisions for patient treatment according to genetic results or requesting genetic screening of family members.
Mots clés : Diabète monogénique , MODY , MIDD , diagnostic génétique
Keywords:
Monogenic diabetes
,
MODY
,
MIDD
,
genetic testing
Plan
© 2011 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 5 - N° 5
P. 497-505 - octobre 2011 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte,
la référence des professionnels de santé.
Plus de 500 000 articles médicaux,
paramédicaux et scientifiques vous attendent.
L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.
Déjà abonné à cette revue ?

