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Évaluation de l’expérience des médecins généralistes du département du Nord dans la prise en charge des réactions cutanées médicamenteuses - 23/01/12

Doi : 10.1016/j.reval.2011.05.008 
M. Vonarx a, V. Leurele a, J. Béné b, c, E. Delaporte a, c, D. Staumont-Sallé a, , c
a Service de dermatologie, CHRU de Lille, rue Michel-Polonovski, 59037 Lille cedex, France 
b Centre régional de pharmacovigilance, CHRU de Lille, 1, place de Verdun, 59045 Lille cedex, France 
c Faculté de médecine Henri-Warembourg, université Lille 2, 59045 Lille cedex, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Les médecins généralistes, en tant que praticiens de premier recours, sont directement impliqués dans la prise en charge des réactions cutanées médicamenteuses.

But de l’étude

Établir un état des lieux des pratiques en médecine générale dans la prise en charge des toxidermies.

Matériel et méthode

Trois cent quinze questionnaires comprenant 17 questions, subdivisées en un total de 35 sous-questions, ont été adressés à un échantillon de médecins généralistes exerçant en France dans le département du Nord.

Résultats

Le taux de réponse était de 34 %. Selon les médecins interrogés, le type de toxidermie le plus fréquemment rencontré était l’urticaire. Les médicaments les plus souvent incriminés étaient les antibiotiques et les anti-inflammatoires non stéroïdiens. La recherche de signes de gravité cliniques et biologiques était rarement effectuée. Un antihistaminique H1 était prescrit de manière systématique par 90 % des médecins et une corticothérapie systémique par 75 % d’entre eux, quel que soit le type de toxidermie. Parmi les médecins, 84 % considéraient qu’une éruption survenue sous antibiothérapie ne contre-indiquait pas la prescription ultérieure de la molécule incriminée. Soixante-deux pour cent des médecins demandaient la réalisation de tests cutanés, mais seuls 30 % d’entre eux étaient rassurés par la négativité des tests. Quinze pour cent des médecins déclaraient l’événement en pharmacovigilance.

Conclusion

Le manque de consensus quant à la prise en charge des toxidermies explique des pratiques davantage basées sur l’expérience personnelle.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Background

General practitioners (GPs) are at the forefront of managing cutaneous adverse drug reactions (CADR).

Objectives

To analyse the GPs practices concerning the management of CADR.

Material and methods

Three hundred and fifteen questionnaires including 17 questions, subdivided in a total of 35 subquestions, were sent to a sample of GPs in the northern department of France.

Results

One hundred and eight responses (34%) were obtained. According to physicians, the main type of CADR was urticaria. The most often involved drugs were antibiotics and non-steroid anti-inflammatory drugs. Screening of clinical and biological signs of severity was rarely performed. An anti-histaminic drug and a systemic corticosteroid were systematically prescribed by respectively 90% and 75% of GPs, whatever the type of CADR. Eighty percent of GPs considered that a skin rash occurred under antibiotics was not a contraindication to further prescribe this drug. Sixty-two percent of GPs asked for skin tests, but only 30% were reassured if tests were negative. Fifteen percent of GPs spontaneously reported CADR to the pharmacovigilance unit.

Conclusion

The lack of consensus may explain why practices are mostly based on the physician’s own experience.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Toxidermie, Réaction d’hypersensibilité immédiate ou retardée aux médicaments, Médecine générale, Tests cutanés, Pharmacovigilance

Keywords : Cutaneous adverse drug reaction, Immediate or late hypersensitivity drug reactions, General practitioner, Skin tests, Pharmacovigilance


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Vol 52 - N° 1

P. 11-19 - janvier 2012 Retour au numéro
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