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Évolutions conceptuelles des syndromes neurologiques paranéoplasiques

Changing concepts about paraneoplastic neurological syndromes

Doi : 10.1016/j.praneu.2011.09.006 

A. Viaccoz a b c, J. Honnorat a b c 

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Résumé

Les syndromes neurologiques paranéoplasiques (SNP) sont des pathologies dysimmunitaires rares qui étaient définis jusqu’à présent par la présence d’un trouble neurologique associé à un cancer en l’absence d’invasion du système nerveux par les cellules tumorales. La découverte et la description depuis une trentaine d’années d’autoanticorps circulants spécifiques des SNP ont révolutionné le diagnostic et la connaissance de ces syndromes. Jusqu’à ces dernières années, nous pensions que ces autoanticorps n’étaient que des marqueurs de la maladie et ne jouaient aucun rôle dans la physiopathologie. La description récente d’autoanticorps dirigés contre des cibles membranaires et pouvant jouer un rôle pathologique direct a transformé le concept de SNP, d’autant plus, qu’il apparaît que plus de 50 % de ces patients peuvent avoir un syndrome neurologique et des autoanticorps contre des cibles membranaires sans jamais développer de cancer. Il en découle une classification s’appuyant sur la nature de la cible antigénique reconnue par les autoanticorps (membranaire ou intracellulaire) et la présence d’un cancer n’est plus un critère essentiel. En cas d’autoanticorps avec cible intracellulaire, un cancer est presque systématiquement associé (plus de 90 % des cas), les troubles sont liés à une mort neuronale, les patients sont peu sensibles aux traitements immunomodulateurs et l’immunité cellulaire semble jouer un rôle majeur. Au contraire, chez les patients ayant un autoanticorps ciblant une protéine ou un récepteur membranaire, les cancers sont plus rares (globalement moins de 50 % des cas), les troubles sont liés à un dysfonctionnement neuronal réversible, les patients sont en majorité sensibles aux traitements immunomodulateurs et c’est l’immunité humorale qui semble jouer un rôle primordial.


Mots clés : Syndrome neurologique paranéoplasique, Autoanticorps, Cancer, Traitement immunomodulateur, Récepteurs synaptiques

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Vol 3 - N° 1

P. 14-25 - février 2012 Retour au numéro
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