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Cicatrices chéloïdes sur peau noire : mythe ou réalité

Keloid scars on black skin: Myth or reality

Doi : 10.1016/j.anplas.2012.02.005 

K.C. Allah  , S. Yéo, H. Kossoko, V. Assi Djè Bi Djè, M. Richard Kadio

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Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le samedi 28 avril 2012
Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder

Résumé

La chéloïde est une cicatrice pathologique de la peau ou de la cornée humaine. Elle est due à une accumulation de collagène de type I dans le derme. La morbidité de la chéloïde est élevée, eu égard aux récidives fréquentes et imprévisibles. Les noirs d’Afrique et les asiatiques sont majoritairement atteints. Le but de cette étude était d’analyser les résultats de la prise en charge de 149 cas de chéloïdes et de discuter la réalité des chéloïdes chez le noir.

Patients et méthodes

De 1990 à 2011, 98 patients ont été pris en charge pour 149 tumeurs chéloïdiennes.

Résultats

Soixante-dix-huit adultes (79,6 %) et 20 enfants (20,4 %) avaient été reçus. Soixante-quatre femmes (65,3 %) et 34 hommes (34,7 %) étaient pris en charge, dont 94 noirs (96 %) et quatre de phénotype roux (4 %). L’âge moyen était de 25ans avec des extrêmes de deux ans et 54ans. Le traumatisme a été l’étiologie dominante, dans 63,1 % des cas. L’infection, les brûlures et la chirurgie étaient incriminées respectivement dans 16,8 %, 15 % et 4,7 % des cas. L’extrémité céphalique, a été le siège de prédilection des chéloïdes, avec 84 cas soit 56,4 %. L’oreille a été l’unité préférentielle dans 38 cas, soit 25,5 %. Le tronc, les membres et la région génitale ont été le site des chéloïdes respectivement, dans 22,8 %, 17,5 % et 3,3 % des cas. Le terrain chéloïdien était retrouvé dans 24,5 % de nos cas. Les motifs de consultation étaient la disgrâce esthétique (56,4 %), la douleur (65 %), les foyers suppuratifs intrachéloïdiens (44,9 %), la gêne fonctionnelle (40,8 %), et le retentissement psychologique mineur (15,3 %) et majeur sans tentative de suicide (66,3 %). Deux techniques opératoires ont été utilisées : l’exérèse totale (ET), avec greffe cutanée totale immédiate ou différée, expansée ou non, et l’exérèse intrachéloïdienne (EIC) avec suture. La chirurgie était associée à la corticothérapie intralésionnelle. De nombreuses complications avaient favorisé la survenue précoce ou tardive des récidives, dans 100 % de nos cas. Les zones de prélèvement des greffes cutanées étaient également le siège de chéloïde.

Conclusion

La chéloïde n’est pas une entité biologique homogène. Elle est réelle mais non exclusive chez les noirs d’Afrique et chez les asiatiques. En effet, des chéloïdes existent sur la peau blanche. La meilleure prévention serait d’éviter la cicatrice elle-même.


Mots clés : Chéloïde, Peau noire, Peau blanche

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© 2012  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
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