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Diagnostic et traitement des infections dues aux souches de Staphylococcus aureus, producteurs de toxines

Diagnosis and treatment of infections caused by toxin-producing Staphylococcus aureus isolates

Doi : 10.1016/j.antinf.2012.04.005 

T.-X. Nhan a b c d e  , Y. Gillet d f, F. Vandenesch a b c d e

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Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le mercredi 20 juin 2012
Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder

Résumé

Staphylococcus aureus est un pathogène majeur de l’homme capable de produire de nombreux facteurs de virulence. Certaines toxines staphylococciques sont responsables de syndromes cliniques spécifiques au pronostic parfois très sombre. Il s’agit de la leucocidine de Panton-Valentine (PVL), pourvoyeuse d’infections cutanées récidivantes et plus rarement de pneumopathies nécrosantes du sujet jeune sans comorbidités, des toxines superantigéniques, responsables du syndrome de choc toxique staphylococcique (SCTS) et des exfoliatines associées aux maladies exfoliantes. L’intérêt pour ces pathologies a été relancé à la suite de l’émergence et de la diffusion mondiale de souches de S. aureus toxinogènes et résistantes à la méticilline bien que ce type de souche demeure pour l’instant rare en France. La reconnaissance précoce de ces infections constitue un véritable challenge dès lors qu’une thérapeutique ciblée est susceptible d’améliorer le pronostic de ces patients. Des données fondamentales récentes soulignent l’intérêt des molécules inhibant la synthèse toxinique, comme le linézolide ou la clindamycine. Dans les pathologies sévères associées à la PVL et les SCTS, outre la nécessité de mesures de réanimation, l’antibiothérapie doit être prolongée et associer un agent antitoxinique à une β-lactamine ou à la vancomycine en cas de résistance documentée à la méticilline. Le recours à la chirurgie est fréquemment nécessaire dans certaines pathologies associées à la PVL. L’administration précoce d’IgIV pourrait être proposée comme traitement adjuvant en présence de signes de gravité. Les bénéfices cliniques des différents schémas proposés ici devraient être évalués de façon plus complète afin d’optimiser la prise en charge de ces affections potentiellement mortelles.


Mots clés : Staphylococccus aureus, Leucocidine de Panton-Valentine, Superantigènes, Entérotoxines, Syndrome de choc toxique, Exfoliatines, Traitement

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© 2012  Publié par Elsevier Masson SAS.
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