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Affaire Wakefield : 12 ans d’errance car aucun lien entre autisme et vaccination ROR n’a été montré

Wakefield’s affair: 12 years of uncertainty whereas no link between autism and MMR vaccine has been proved

Doi : 10.1016/j.lpm.2012.03.022 

Hervé Maisonneuve 1  , Daniel Floret 2

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Key points

In 1998, a Lancet paper described 12 cases of children with autism, and having been vaccinated (MMR) in the United Kingdom; medias presented the information to the lay public, stating that a link was possible.

In 2004, The Lancet published letters responding to allegations against the paper.

Later, it was established that no link existed between MMR and autism; few years and many publications were necessary to conclude to the absence of evidence.

In 2010, the General Medical Council published a report against Dr Wakefield, first author of the 1998 paper, and showing that the children hospital records did not contain the evidence; hospital records differed from the published paper; the Lancet retracted the 1998 paper.

In 2011, Brian Deer, a journalist, published the complete story in the BMJ: in 1996, Wakefield was approached by lawyers representing an anti-vaccine lobby, and they supported the Wakefield research.

Dr Wakefield left England; in 2012 he works in Texas, USA, for anti-vaccine lobbies.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Points essentiels

Un article du Lancet en 1998 a décrit 12 cas d’enfants autistes ayant été vaccinés par le vaccin ROR au Royaume Uni ; des médias ont relayé cette information auprès du grand public, en faisant croire qu’un lien était plausible.

En 2004, le Lancet a réfuté des allégations mettant en cause cette publication.

Des recherches ont montré plus tard qu’il n’y avait aucun lien entre autisme et vaccin ROR ; il a fallu plusieurs années et plusieurs publications pour mettre en évidence cette absence de preuve.

En 2010, le General Medical Council a publié un rapport mettant en cause le Dr Wakefield, premier auteur de cette publication et montrant que la description des cas dans la publication ne correspondait pas aux dossiers des enfants ; le Lancet a retiré cet article de la littérature.

En 2011, un journaliste, Brian Deer, a publié l’histoire complète dans le BMJ : en 1996, le Dr Wakefield a été mandaté par des avocats représentant un lobby anti-vaccin et ses travaux ont été financés.

Le Dr Wakefield a quitté l’Angleterre et travaille en 2012 au Texas, États-Unis, pour des lobbies anti-vaccins.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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Vol 41 - N° 9P1

P. 827-834 - septembre 2012 Retour au numéro
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