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Les endophénotypes tempéramentaux

Temperamental endophenotypes

Doi : 10.1016/S0013-7006(12)70081-7 

J.-M. Azorin a  , E. Fakra a, M. Adida a, R. Belzeaux a, M. Cermolacce a, P. Mazzola a, N. Corréard a, M. Dubois a, D. Pringuey b, M. Sokolowsky c, A. Kaladjian d

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Résumé

Le tempérament a été défini comme le noyau biologique héritable de la personnalité, qui demeure stable au cours de la vie et établit le niveau basal de réactivité, d’humeur et d’énergie d’un individu. Si le lien entre tempérament et maladie mentale remonte à la médecine gréco-romaine, Kraepelin a été l’un des premiers auteurs à porter attention aux bases tempéramentales du trouble bipolaire. Il a proposé quatre types tempéramentaux qu’il a décrits dans l’histoire prémorbide de la majorité des patients maniaco-dépressifs, et trouvés surreprésentés chez les apparentés biologiques de ces patients. À partir de ces bases, Akiskal a formulé le concept moderne de tempérament affectif, et décrit cinq tempéraments : dépressif, hyperthymique, cyclothymique, irritable et anxieux. Selon le modèle d’Akiskal, il existe dans le trouble bipolaire, un continuum allant du tempérament aux épisodes thymiques constitués. Une série d’études récentes ont montré le rôle joué par les tempéraments dans l’émergence des épisodes bipolaires, leur présentation clinique, ainsi que l’évolution du trouble et ses comorbidités. En outre les études génétiques et familiales modernes ont pu confirmer les premières observations de Kraepelin. Il a été récemment proposé que les tempéraments puissent être porteurs de certains avantages dans une perspective évolutionniste, tant au niveau individuel que d’un groupe, de sorte que les troubles affectifs seraient des réservoirs génétiques pour des tempéraments adaptatifs et le prix à payer pour le risque de l’exceptionnalité. À côté de ces perspectives théoriques, porter attention aux composantes tempéramentales peut avoir des implications importantes pour le traitement du trouble bipolaire. Enfin des études récentes ont également confirmé que le concept de tempérament affectif remplissait les critères requis pour être considéré comme un endophénotype.

Summary

Temperament has been defined as the heritable biologically determined core of personality that remains stable throughout the life span and establishes the baseline level of reactivity, mood, and energy of a person. If the link between temperament and mental disorder goes back to the Greco-Roman medicine, Kraepelin was among the first authors to pay attention to the temperamental bases of bipolar disorder. He proposed four temperamental types that he described in the premorbid histories of the majority of manic-depressive patients, and found overrepresented in the biologic relatives of these patients. Building on this ancestry, Akiskal formulated the modern concept of affective temperament, and described five temperaments: depressive, hyperthymic, cyclothymic, irritable, and anxious. According to Akiskal’s model, bipolar disorder lies along a continuum from temperament to full-blown episodes of affective illness. A series of recent studies have shown the role played by temperaments in the outbreak of bipolar episodes, their clinical presentation, as well as the illness course and comorbidities. Furthermore modern familial and genetic studies have confirmed the first observations of Kraepelin. It has been recently proposed that affective temperaments may carry distinct evolutionary advantages on the individual or a group level, so that affective disorders would be genetic reservoirs for adaptative temperaments and the price to be paid for the chance of exceptionality. Apart from these theoretical perspectives, paying attention to temperamental components may have important implications for the treatment of bipolar disorder. Finally recent studies confirmed as well, that the concept of affective temperament fulfilled the criteria required to be considered as an endophenotype.


Mots clés : Tempérament, Trouble bipolaire, Trouble affectif, Maladie maniaco-dépressive, Endophénotype

Keywords : Temperament, Bipolar disorder, Affective disorder, Manic-depressive illness, Endophenotype



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Vol 38 - N° S3

P. S70-S74 - décembre 2012 Retour au numéro
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