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Otites externes « malignes » ou nécrosantes progressives

Doi : AORL-11-2000-117-5-0003-438X-101019-ART5 

J. Martel [1],

J.-Y. Duclos [1],

V. Darrouzet [1],

M. Guyot [2],

J.-P. Bébéar [1]

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Abstract

Malignant or Necrotizing Otitis Externa: Experience in 22 Cases

Malignant or progressive necrotizing otitis extrena is an uncommon but severe infectious condition of the external auditory canal. Over a period of four years, we treated 22 patients: 60 % had diabetes (1/4 insulin dependent) and 13 % were immunodepressed. The causal germ was Pseudomonas aeruginosa in 87 % of cases. The pretherapeutic work-up included a computed tomography scan and a technetium scinigraphy to confirm diagnosis and assess extension. Repeated scintigraphys with gallium were used to follow the course under treatment. Medical treatment was used in most cases (16/22) with parenteral antibiotic therapy using a third-generation cephalosporin (ceftazidime or ceftriaxone) and a fluoroquinolone (ciprofloxacin or ofloxacin) and, if there was no contraindication, hyperbaric oxgygen. Surgery is not indicated in malignant otitis externa. We had a 95 % cure rate with only 10 % recurrence. We reviewed the data in the literature on malignant otitis externa and present the important diagnostic, imaging and therapeutic aspects.

Abstract

Otites externes « malignes » ou nécrosantes progressives

L'otite externe maligne ou otite externe nécrosante progressive, est une pathologie infectieuse rare mais grave du conduit auditif externe. Sur une période de quatre ans, nous avons traité 22 patients, 60 % d'entre eux étaient diabétiques dont 14 insulino-dépendants, 13 % étaient immunodéprimés. Le germe retrouvé fut le Pseudomonas aeruginosa dans 87 % des cas. Le bilan pré-thérapeutique a comporté un examen tomodensitométrique et une scintigraphie au Technétium afin de confirmer le diagnostic et de juger de l'extension. La surveillance a été basée sur des scintigraphies répétées au Gallium, jugeant de l'évolution et permettant à la normalisation de celles-ci l'arrêt du traitement. Le traitement a été médical comprenant dans la majorité des cas (1622) une antibiothérapie parentérale associant une céphalosporine de 3 e génération (ceftazidime ou ceftriaxone) et une fluoroquinolone (ciprofloxacine ou ofloxacine), et en l'absence de contre-indication, une oxygénothérapie hyperbare. Le traitement chirurgical n'a plus sa place dans la prise en charge thérapeutique de l'otite externe maligne. Nous rapportons 95 % de guérison et seulement 10 % de récidive. A travers cette série, nous exposons les données de la littérature, en rappelant les critères diagnostiques, l'importance de l'imagerie et les modalités évolutives et thérapeutiques.


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Vol 117 - N° 5

P. 291 - novembre 2000 Retour au numéro
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  • D. Ayache, M. El Kihel, C. Betsch, F. Bou Malhab, P. Elbaz
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