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Fear of hypoglycaemia in patients with type 1 diabetes: Do patients and diabetologists feel the same way? - 23/02/13

Les diabétiques de type 1 face au risque d’hypoglycémie : les patients et leurs médecins partagent-ils la même information ?

Doi : 10.1016/j.diabet.2012.10.006 
P. Böhme a, , E. Bertin b, E. Cosson c, N. Chevalier d

On behalf of the GEODE group

a Service de diabétologie, maladies métaboliques et nutrition, hôpital Brabois, CHU de Nancy, 54511 Vandoeuvre-les-Nancy, France 
b Service d’endocrinologie-diabétologie-nutrition, hôpital Robert Debré, CHRU de Reims, Reims, France 
c Service d’endocrinologie-diabétologie-nutrition, CHU Jean-Verdier, AP–HP, Bondy, France 
d Service d’endocrinologie-diabétologie et reproduction, hôpital de l’Archet, CHU de Nice, Nice, France 

Corresponding author. Tel.: +33 3 83 15 50 70; fax: +33 3 83 15 50 80.

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Abstract

Aim

This study described and compared the perception of hypoglycaemia in both patients with type 1 diabetes and diabetologists.

Methods

This was an observational cross-sectional study undertaken in France in 2011. Data for what hypoglycaemia represents and practices related to it were collected using a questionnaire completed by patients with type 1 diabetes (all>12 years of age) and their diabetologists. Agreement between patients and physicians was evaluated by the intraclass correlation coefficient (ICC) and Gwet’s coefficient (GC).

Results

A total of 485 patients were enrolled by 118 diabetologists. Half the patients thought that hypoglycaemia was always symptomatic. According to both patients and diabetologists, hypoglycaemia impaired quality of life, caused anxiety and was disturbing, especially at night. Clinical symptoms of hypoglycaemia (sweating, shakiness, anxiety) were linked to patient’s age and diabetes duration. Regarding hypoglycaemia frequency, agreement was good for severe hypoglycaemia (GC: 0.61 and 0.72 for diurnal and nocturnal hypoglycaemia, respectively) and poor for mild hypoglycaemia (ICC: 0.44 and 0.40, respectively). Diabetologists correctly evaluated the impact of hypoglycaemia on quality of life, but overestimated the hypoglycaemia-induced burden and anxiety. Counteractive behaviours were frequent: 23% of patients decreased their insulin dose, 20% increased their sugar intake and 12% ate extra snacks. Diabetologists were generally aware of these measures, but not of how often patients used them.

Conclusion

Diabetologists and patients do not share enough information about hypoglycaemia. Fear of hypoglycaemia and counteractive behaviours should be looked for by diabetologists. Systematic advice and specially adapted education should also be provided to increase patients’ awareness of hypoglycaemia.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Résumé

Objectifs

Décrire et comparer les représentations des hypoglycémies de diabétiques de type 1 et de leurs diabétologues.

Méthodes

Une étude observationnelle transversale a été menée en France en 2011. Les données qui concernaient les représentations et les pratiques relatives aux hypoglycémies ont été collectées au moyen d’un questionnaire rempli par des diabétiques de type 1 (âgés de plus de 12ans) et leurs diabétologues. La concordance entre les médecins et les patients a été évaluée par le coefficient de corrélation intraclasse (CCI) et par le coefficient de Gwet (CG).

Résultats

Quatre cent quatre-vingt cinq patients recrutés par 118 médecins diabétologues ont été interrogés. La moitié des patients pensaient que les hypoglycémies étaient toujours symptomatiques. Les patients et leurs médecins s’accordaient pour considérer que les hypoglycémies étaient gênantes, surtout si elles survenaient au cours de la nuit ; elles altéraient la qualité de vie et étaient anxiogènes. Le profil symptomatique des hypoglycémies évoluait avec l’âge du patient et la durée du diabète (moins de tremblements ou de sudation excessive, davantage d’anxiété). En ce qui concernait la fréquence des hypoglycémies, la concordance entre patients et médecins était bonne pour les hypoglycémies sévères (CG : 0,61 et 0,72 respectivement pour les épisodes diurnes et nocturnes) mais faible pour les hypoglycémies modérées (CCI : 0,44 et 0,40, respectivement). Les médecins évaluaient correctement l’impact des hypoglycémies sur la qualité de vie des patients et surestimaient l’anxiété générée et la gêne occasionnée. Les conduites d’évitement (diminution de la dose d’insuline [23 %], resucrage excessif [20 %], collation de précaution [12 %]) étaient fréquentes d’autant plus que le patient était angoissé. Si les médecins n’ignoraient pas totalement l’existence de ces mesures, ils ignoraient à quelle fréquence leurs patients les adoptaient.

Conclusion

Patients et médecins n’échangent pas suffisamment au sujet des hypoglycémies. Les médecins devraient évaluer davantage la crainte générée par les hypoglycémies des patients et les conduites d’évitement. Il semble nécessaire de proposer davantage d’activités d’éducation thérapeutique aux patients pour les rendre attentifs aux signes d’hypoglycémie.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Keywords : Hypoglycaemia, Type 1 diabetes, Patient, Diabetologist, Fear of hypoglycaemia

Mots clés : Hypoglycémie, Diabète de type 1, Patient, Médecin, Crainte des hypoglycémies


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Vol 39 - N° 1

P. 63-70 - février 2013 Retour au numéro
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