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Épidémiologie actuelle des infections sexuellement transmissibles bactériennes en France

Current epidemiology of bacterial STIs in France

Doi : 10.1016/j.lpm.2012.09.022 

Guy La Ruche 1  , Véronique Goulet 1, Alice Bouyssou 1, Patrice Sednaoui 2, Bertille De Barbeyrac 3, Nicolas Dupin 4, Caroline Semaille 1

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Key points

Sexually transmitted infections (STIs) remains a major problem of public health in France. Voluntary networks of physicians (RésIST) and laboratories (Rénago, Rénachla, lymphogranuloma venereum: LGV network) produce indicators showing the evolution of the main bacterial STIs. In 2010, the main findings were the following.

The number of gonococcal infections has increased throughout the decade 2000 to 2010.

The decrease in susceptibility of gonococcal strains to first-line antibiotics (extended-spectrum cephalosporins) needs to keep great attention.

The number of screening and diagnosis of chlamydial urogenital infections also continues to rise in both sexes, particularly due to increased screening among young people.

The relatively stable number of cases of early syphilis and of rectal LGV needs to be confirmed over the coming years. Both of these STIs affect overwhelmingly homo/bisexual men.

There is still a high level of HIV co-infection with LGV and syphilis, and to a lesser extent with gonorrhea.

We observe that condom use is still inadequate, especially during oral sex.

Points essentiels

Les infections sexuellement transmissibles (IST) restent un problème majeur de santé publique en France. Une surveillance pérenne est réalisée grâce à des réseaux volontaires de cliniciens (RésIST) et de laboratoires (Rénago, Rénachla, réseau lymphogranulomatose vénérienne). Ils produisent des indicateurs montrant l’évolution des principales IST bactériennes.

Le nombre d’infections à gonocoque a augmenté pendant toute la décennie 2000 à 2010 chez l’homme comme chez la femme.

La baisse de la sensibilité des souches de gonocoque aux antibiotiques de première intention (céphalosporines à large spectre) impose de garder une vigilance soutenue.

Le nombre de dépistages et de diagnostics d’infections urogénitales à chlamydia continue à augmenter dans les deux sexes, notamment en raison d’un dépistage accru chez les jeunes.

La relative stabilité des cas de syphilis récente et de lymphogranulomatose vénérienne (LGV) rectale nécessite d’être confirmée dans les années à venir. Ces deux IST touchent très majoritairement les homo/bisexuels masculins.

Il persiste un niveau élevé de co-infection par le VIH avec la LGV et la syphilis, et dans une moindre mesure avec la gonococcie.

On observe que l’utilisation systématique de préservatifs reste insuffisante, notamment lors des fellations.

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Vol 42 - N° 4P1

P. 432-439 - avril 2013 Retour au numéro
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