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Localisations ostéoarticulaires de la sarcoïdose

[14-027-C-10]
Anne Horusitzky : Chef de clinique-assistante des Hôpitaux, service de rhumatologie
Dominique Dumont : Attaché-consultant, ancien chef de clinique des Universités, service de rhumatologie
Dominique Valeyre : Professeur des Universités, médecin des Hôpitaux, service de pneumologie
Pierre Dreyfus : Professeur des Universités, médecin des Hôpitaux, service de rhumatologie
Marie-Christophe Boissier : Professeur des Universités, médecin des Hôpitaux, service de rhumatologie
Centre hospitalier universitaire Avicenne, UFR Léonard de Vinci, université Paris-Nord, 125, rue de Stalingrad, 93009  Bobigny  France
Article archivé , publié initialement dans le traité EMC Appareil locomoteur
et remplacé par un autre article plus récent: cliquez ici pour y accéder

Résumé

La sarcoïdose est une granulomatose multiviscérale de cause inconnue dont l'atteinte ostéoarticulaire peut revêtir plusieurs formes. Le syndrome de Löfgren souvent révélateur, associe un érythème noueux, des adénopathies médiastinales et une arthropathie aspécifique. Les douleurs et gonflements sont liés à des épanchements intra-articulaires, à des ténosynovites ou à une infiltration sous-cutanée. Le traitement symptomatique permet d'obtenir la guérison sans séquelle. Les arthrites, ténosynovites ou bursites, sièges de lésions granulomateuses histologiques, sont plus rares. Aiguës ou chroniques, elles mettent rarement le pronostic articulaire en jeu. Des arthrites destructrices sont décrites, notamment chez les enfants. Les lésions osseuses se voient chez les patients souffrant de sarcoïdose chronique ou multiviscérale et sont le témoin d'un pronostic général péjoratif. Outre la dactylite qui est la manifestation la plus fréquente, on observe des lésions le plus souvent lytiques mais parfois condensantes du crâne, du rachis, du bassin et des os longs qui peuvent être détectées à la scintigraphie osseuse au technétium. Ces atteintes ostéoarticulaires chroniques nécessitent une corticothérapie ou parfois du méthotrexate en cas d'échec. La 25-dihydroxyvitamine D3 circulante est hydroxylée en 1- α par les cellules du granulome. La sécrétion de calcitriol est ainsi responsable de l'hypercalciurie et de l'hypercalcémie présentes respectivement dans 50 et 10 % des cas. La corticothérapie est très efficace dans le traitement des désordres calciques ; la chloroquine peut être utilisée en cas d'échec ; la diminution ou suppression des apports calciques, de vitamine D et de l'ensoleillement est nécessaire.

Plan



© 1998  Elsevier, Paris. Tous droits réservés.

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