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Fractures de l'extrémité supérieure de l'humérus

[14-038-A-10]
Éric Vandenbussche : Chirurgien des Hôpitaux
Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, hôpital Rothschild, 33, boulevard de Picpus, 75012 Paris  France
Denis Huten : Professeur des Universités, chirurgien des Hôpitaux
Service de chirurgie orthopédique et traumatologique, hôpital Bichat-Claude Bernard, 46, Rue Henri-Huchard, 75877 Paris  France

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Résumé

Les fractures de l'extrémité supérieure de l'humérus sont très fréquentes et touchent préférentiellement les sujets âgés. Il en existe de nombreuses variétés, de pronostic et de traitement très différents. Ce dernier va de la simple immobilisation à l'arthroplastie humérale, en passant par de nombreuses techniques d'ostéosynthèse.

Le premier problème est diagnostique. Il nécessite l'identification des traits et des déplacements, suivie du classement de la fracture. Plusieurs classifications ont été proposées décrivant les mêmes fractures sous des appellations différentes. Celle que nous utiliserons oppose les fractures extra-articulaires aux fractures articulaires, dominées par les fractures céphalotuberculaires ou « à quatre fragments ». Des radiographies standards adaptées permettent de reconnaître la plupart des fractures, surtout extra-articulaires. Mais pour certaines fractures, parfois qualifiées de complexes ou comminutives, et notamment pour les fractures articulaires ou associées à une luxation, une tomodensitométrie (TDM) peut être nécessaire.

Le second problème est thérapeutique. L'indication repose d'abord sur l'importance du déplacement. Les fractures peu ou pas déplacées ne nécessitent qu'un traitement orthopédique alors que les fractures déplacées nécessitent un traitement chirurgical. Il s'agit en règle d'une ostéosynthèse dans les fractures extra-articulaires. Dans les fractures articulaires, le choix entre ostéosynthèse et arthroplastie humérale est discuté et dépend du type de fracture, de l'importance du déplacement et de la solidité osseuse, souvent moindre chez le sujet âgé.

Le troisième problème est pronostique. Toutes ces fractures peuvent compromettre la fonction de l'épaule par le biais de douleurs, d'une raideur et d'une diminution de la force. Le pronostic des fractures extra-articulaires est néanmoins plus favorable que celui des fractures articulaires, menacées de cal vicieux et surtout de nécrose céphalique.

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