La raideur de l'épaule se définit comme une limitation invincible de la mobilité passive. Elle doit être différenciée de la limitation purement antalgique de la mobilité qui disparaît sous anesthésie.
La raideur de l'épaule est la conséquence de multiples causes : rétraction capsulaire (« capsulite rétractile »), cicatrice vicieuse capsulaire post-traumatique ou chirurgicale, phénomènes extracapsulaires qui touchent la bourse sous-acromiale, les muscles ou tendons (par exemple pathologie de la longue portion du biceps).
La prise en charge dépend à l'évidence de l'étiologie et l'examen clinique est une étape fondamentale.
Le traitement médical s'impose toujours, reposant sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les infiltrations, la rééducation... Il est en règle suffisant. En cas d'échec un traitement agressif peut être envisagé (distension hydraulique, mobilisation sous anesthésie, arthrolyse chirurgicale sous contrôle arthroscopique ou à ciel ouvert). Le type de ce traitement et le moment où il doit être proposé dépendent de l'étiologie : par exemple rare et tardif dans les capsulites rétractiles, plus précoce dans les raideurs post- traumatiques ou chirurgicales. Les résultats en sont satisfaisants. L'arthrolyse arthroscopique constitue une nouvelle voie thérapeutique qui présente de nombreux avantages.