Lésions du bourrelet glénoïdien dans les épaules stables
Jean-François Kempf : Professeur des Universités, praticien hospitalier
François Bonnomet : Praticien hospitalier
Service de chirurgie orthopédique et traumatologique du centre hospitalier régional universitaire de Strasbourg-Hautepierre, avenue Molière, 67098 Strasbourg France
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Résumé
Des lésions intéressant le bourrelet glénoïdien sont souvent constatées lors d'explorations arthroscopiques de l'articulation glénohumérale. Dans environ 10 % des cas, elles semblent isolées, non associées à une instabilité récidivante (antérieure ou postérieure) ou à une tendinopathie de la coiffe des rotateurs. Elles semblent alors être la seule cause expliquant la symptomatologie douloureuse exprimée par le patient.
Il faut cependant distinguer les divers aspects anatomiques (variantes de la normale, vieillissement) des lésions franchement pathologiques.
Les différentes lésions labrales ont été classées en fonction de leur topographie. Elles sont caractérisées anatomiquement par des effilochages, des languettes ou de franches désinsertions.
Le traitement est toujours arthroscopique. Il n'est indiqué qu'en cas de lésions labrales avérées et consiste en une résection plus ou moins complète des zones pathologiques ou par la réinsertion, au rebord glénoïdien, d'un bourrelet détaché. Les variantes anatomiques doivent être formellement individualisées car elles ne doivent pas être traitées.
Le pronostic est fonction du type lésionnel (lésions antérosupérieures ou postérieures [SLAP]).
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