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Prédire le trouble bipolaire : que pouvons-nous apprendre des études prospectives de cohortes ?

Predicting bipolar disorder: What can we learn from prospective cohort studies?

Doi : 10.1016/j.encep.2013.05.004 

P.A. Geoffroy a c  d e , M. Leboyer a b c e, J. Scott f g

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Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le vendredi 04 octobre 2013

Résumé

Le trouble bipolaire (TB) est une maladie chronique qui commence généralement en fin d’adolescence et dont les retentissements personnels, sociaux et économiques sont nombreux. Ce début précoce et le niveau d’incapacité associé à la maladie en fait la quatrième cause mondiale de morbi-mortalité chez les personnes de moins de 25ans. Ainsi, à l’échelle internationale, les services de santé mentale s’efforcent de diagnostiquer et de traiter le plus précocement possible les sujets atteints de TB afin d’en améliorer le pronostic. De même, un nombre de travaux de recherche croissant tente de dépister les manifestations précoces du TB dans l’espoir que l’identification des formes atténuées ou à haut risque de la maladie puissent améliorer les prises en charge et prévenir un premier épisode maniaque. Les études de cohorte prospectives communautaires et d’enfants de parents atteints sont des approches possibles pour comprendre le syndrome à risque d’évolution vers un TB et feront l’objet de notre revue. Ainsi, les études de cohorte communautaires et d’apparentés sains ont montré que plus de la moitié des sujets développant un TB présentent des signes non spécifiques avant l’âge de 14ans. Le syndrome à risque d’évolution vers une pathologie du spectre TB est composé de plusieurs facteurs de risque dont les principaux semblent être la labilité de l’humeur, un épisode dépressif, des troubles anxieux, des troubles du sommeil et du comportement, des troubles de la concentration, une baisse/hausse d’énergie, une histoire familiale de manie et/ou de dépression. La pathogénie du TB progresse de symptômes non spécifiques vers un tableau de plus en plus franc et spécifique, et cela de manière dose-dépendante. Des outils de caractérisation des populations à haut risque sont proposés et apparaissent prometteurs. Ils nécessiteront d’être évalués de manière prospective afin d’établir leur validité prédictive et leur efficience clinique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Introduction

Bipolar disorder (BD) is a life course illness; and there is increasing awareness of the many personal, social and economic consequences of the illness in older adults. However, it is important to emphasize that BD usually begins in late adolescence or early adulthood and 75 % cases have a first episode in this age period. This early onset and the associated level of disability mean that BD is the 4th leading cause of global disease burden in adolescents and young adults. Internationally, mental health services are increasingly striving to diagnose and treat BD as early as possible to try to prevent poor outcomes. In addition, researchers are using methods employed previously in psychosis studies as these may help us to recognise the earliest manifestations of BD. If it is possible to identify sub-threshold and ‘ultra high risk’ syndromes for BD, this might lead to new interventions that could target the prevention of first episodes of mania. One approach to understanding these risk syndromes is to examine prospective community cohort studies and BD offspring studies.

Methods

This paper reviews prospective cohort studies that identify robust risk factors in early illness onset, which was defined as age at onset of BD between 15–25 years.

Results

We found that although > 50 % of individuals who developed BD had developed a putative BD prodrome prior to 14 years of age, this usually began with non-specific symptoms that overlap with similar presentations for those who later develop psychosis or severe depression. However, there are some features that seem to better identify groups with a BD “at-risk” syndrome. This syndrome is frequently composed of several factors such as mood lability, depressive episodes, prior anxiety, sleep and/or conduct disorders, attention and concentration impairment, altered energy patterns, and a family history of mania and/or depression. The course of these early predictors suggests the precursor syndromes are composed of mini-clusters of symptoms many of which are episodic and change over time. During the early phases of BD, most of the affective disturbances reported were depressive in polarity and started during adolescence, there were few manic or mixed or psychotic episodes with an onset before puberty. The pathogenesis of BD demonstrates a gradual progression from non-specific to more specific symptoms and then to frank BD features.

Conclusion

Prospective community and offspring BD cohort studies are approaches that together can help us understand the evolution of BD and allow us to define the developmental pathways. Further, identifying subjects with BD “at-risk” syndrome using a clinical staging model may allow benign interventions to be used as first-line treatment – such as neuroprotective agents like essential fatty acids; second line treatments, with a less benign risk to benefit ratio should be reserved for severe or resistant cases.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Trouble bipolaire, Syndrome à risque, Prodromes, Dépistage, Évaluation du risque

Keywords : Bipolar disorder, Close-in strategy, Screening, At-risk, Early recognition, Risk assessment, Prodromal features


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© 2013  L’Encéphale, Paris. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
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