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États mixtes et schizophrénie

Mixed states and schizophrenia

Doi : 10.1016/S0013-7006(13)70112-X 

E. Fakra a * , R. Belzeaux a, D. Pringuey b, M. Cermolacce a, N. Corréard a, J.-A. Micoulaud-Franchi a, J.-M. Azorin a

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Résumé

Les épisodes mixtes, par leur assemblage de symptômes contrastés et leurs formes cliniques variables, sont à l’origine de la suppression de l’entité état mixte dans le DSM-5. Toutefois, ces états mixtes posent non seulement la question des liens entre dépression et manie, mais également la question des différences entre troubles bipolaires et schizophrénie. La remise en question de la dichotomie entre troubles bipolaires et schizophrénie est aussi ancienne que la nosographie introduite par E. Kraepelin, comme en attestent les écrits de cet auteur doutant sur sa propre classification. Mais les récentes avancées ici parcourues, et particulièrement dans les domaines de l’imagerie et de la génétique, apportent des éléments nouveaux pour mieux définir les contours de ces deux pathologies. Reste que, face à un épisode aigu, la distinction entre épisode mixte et schizophrénie s’avère difficile. En effet, il n’existe aucun élément pathognomonique permettant d’affirmer undiagnostic. Le clinicien devra ainsi se contenter de reconnaître un cortège de symptômes orientant sans certitude le pronostic diagnostique. Ainsi si la prévalence thymique ou psychotique n’a pas de valeur indicative solide, les symptômes négatifs semblent eux plus volontiers associés à la schizophrénie. Toutefois, cette distinction durant la période aiguë ne semble en fait qu’un exercice conjoncturel, d’une part parce que le diagnostic définitif ne devra être posé qu’après l’amendement des symptômes, et d’autre part parce que, selon nos classifications, un épisode thymique, y compris mixte, peut se rencontrer durant la maladie schizophrénique.

Summary

Because of their compilation of contrasted symptoms and their variable clinical presentation, mixed episodes have been withdrawn from the DSM. However, mixed states question not only the bonds between depression and mania, but also the distinction between bipolar disorders and schizophrenia. Indeed, doubts about the dichotomy introduced by Kraepelin between bipolar disorders and schizophrenia is as old as the nosolgy itself, as attest the later works of this author revealing his hesitations on his own classification. But findings here reviewed issued from recent technical advances, particularly in the imaging and genetic fields, offer a better understanding of the boundaries between these two disorders. Yet, when confronted to an acute episode, clinicians may find it challenging to distinguish a mixed state from a schizophrenic relapse. Indeed, there is no pathognomonic manifestation allowing to retain a diagnosis with confidence. The physician will therefore have to identify a pattern of signs, which will orient his assessment with no certainty. Thus, negative rather than affective or psychotic symptomatology appears to be useful in discriminating schizophrenia (or schizoaffective) disorders from mixed mania. However, a conclusion during this acute stage appears in definitive a formal exercise, first because the final diagnosis will only be ascertained once the symptoms are amended, and second because, according to our classifications, a mood episode, including mania and mixed mania, can be observed without ruling out the diagnosis of schizophrenia.


Mots clés : Épisode mixte, Schizophrénie, Troubles bipolaires, Psychose unique, DSM

Keywords : Mixed states, Schizophrenia, Bipolar disorders, Unitary psychosis, DSM



© 2013  L’Encéphale. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
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Vol 39 - N° S3

P. 139-144 - décembre 2013 Retour au numéro
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  • États mixtes. Évolution des classifications
  • D. Pringuey, F. Cherikh, B. Giordana, E. Fakra, D. Dassa, M. Cermolacce, R. Belzeaux, M. Maurel, J.-M. Azorin
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  • Clinique des manies mixtes
  • M. Maurel, R. Belzeaux, E. Fakra, M. Cermolacce, D. Dassa, M. Dubois, J.-A. Micoulaud Franchi, N. Corréard, J.-M. Azorin

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