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Efficacité des traitements pharmacologiques dans les troubles envahissants du développement : une revue de la littérature

Pharmacological treatments in patients with pervasive developmental disorders: A review

Doi : 10.1016/j.encep.2012.01.014 

L. Béhérec a  b , G. Quilici c, A. Rosier c, P. Gerardin e, D. Campion b d, O. Guillin b c d

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Résumé

Les troubles envahissants du développement (TED) constituent un ensemble de troubles d’apparition précoce, caractérisés par des déficits sévères et une altération envahissante de plusieurs secteurs du développement, venant perturber de façon majeure le développement de l’enfant, notamment dans les domaines de la communication et de la socialisation. Le TED prototypique est le trouble autistique qui est caractérisé par l’atteinte, avant trois ans, des domaines de la communication, de la socialisation, et la présence de comportements et intérêts restreints et stéréotypés. D’autres troubles développementaux (cognitifs, moteurs) sont souvent associés. Il n’existe aucun traitement pharmacologique curatif des TED. Pour autant, certains traitements pharmacologiques ont un bon niveau de preuve dans la prise en charge de certains symptômes associés aux TED. Il s’agit essentiellement des antipsychotiques (rispéridone et aripiprazole, efficaces sur les troubles du comportement, l’irritabilité), et dans une moindre mesure, des psychostimulants (méthyphénidate efficace sur les symptômes d’inattention et d’hyperactivité) et des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (fluoxétine et fluvoxamine, efficaces sur les comportements répétitifs et stéréotypés). D’autres traitements retiennent l’attention, mais leur niveau de preuve d’efficacité reste insuffisant. Le cas de l’ocytocine est une piste intéressante car, si son efficacité était prouvée par des études ultérieures, il s’agirait de la première molécule efficace sur les déficits de la socialisation et de la communication retrouvés dans les TED.

Summary

Background

Pervasive developmental disorders (PDD) are neurodevelepmental disorders that are characterized by severe deficits in socialisation and communication, and the existence of repetitive and stereotyped interests and behaviours. It is estimated more than 60/100,000 children are suffering from PDD. Comorbid disorders are common in people with PDD, including intellectual deficiency, symptoms of attention deficit-hyperactivity, aggression and disruption, and pervasive repetitive behaviours or thoughts. These symptoms have a negative impact on the outcome and quality of life of the patients and their caregivers. The first-line management of comorbid disorders in PDD is behavioural intervention, but sometimes this is not sufficient, and the use of pharmacological treatment is needed.

Method

We conducted a review of studies of medical treatments used in patients with PDD to establish which treatments show good evidence of efficacy in PDD. We used the Medline database and the following keywords “pervasive development disorders” or “autism spectrum disorders” or “autistic disorder” and “therapy” or “treatment”.

Results

The treatments that showed the best efficacy on irritability in well-designed studies are second generation antipsychotics, risperidone and aripiprazole. Some studies indicate that haloperidol is efficient as well, but the very high frequency of extra-pyramidal effects limits its use. Methylphenidate has shown some efficacy on impulsivity and hyperactivity in randomised placebo-controlled studies. First data concerning atomoxetine are promising but better-designed studies are needed. Selective serotonin re-uptake inhibitors: fluvoxamine and fluoxetine have shown some efficacy in the treatment of serious and pervasive repetitive behaviours. Alpha-adrenergic treatments, clonidine and guanfacine, can help in the management of disruptive behaviours in patients with PDD. Data concerning naltrexone are contradictory, indeed many case reports of its efficacy on aggressive (mostly auto-aggressive) behaviours are reported in the literature, but well-designed studies do not find any improvement in patients treated with naltrexone compared with patients treated with placebo. First data concerning ocytocin are promising, indeed, if they were to be confirmed, that would be the first treatment efficient on the core symptoms of PDD.


Mots clés : Troubles envahissants du développement (TED), Troubles liés à l’autisme, Trouble autistique, Thérapie, Revue de la littérature

Keywords : Pervasive development disorders, Autism spectrum disorders, Autistic disorder, Therapy, Treatment, Review


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Vol 40 - N° 2

P. 188-196 - avril 2014 Retour au numéro
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