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L’inhibition du RANK Ligand dans le traitement médical des métastases osseuses - 23/03/15

Inhibition of RANK Ligand to treat bone metastases

Doi : 10.1684/bdc.2013.1835 
Jean-Jacques Body
 CHU Brugmann, université libre de Bruxelles (U.L.B.), service de Médecine, 4, place van Gehuchten, B-1020 Bruxelles, Belgique 

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Résumé

Le squelette est le site le plus fréquemment atteint en cas de maladie métastatique. Il est aussi le site métastatique initial préférentiel des néoplasies mammaires et prostatiques. Les complications des métastases osseuses (CMO) sont multiples mais, dans les études contrôlées, on se réfère généralement aux quatre complications objectives essentielles de la maladie métastatique osseuse, en l’occurrence le recours à une radiothérapie ou une chirurgie osseuse, les fractures pathologiques, et la compression médullaire. Des études récentes de phase III, conduites en double insu, ont démontré la supériorité du dénosumab par rapport au zolédronate pour retarder la survenue de la première complication osseuse en cas de cancer mammaire ou prostatique généralisé au niveau osseux, tandis que le dénosumab s’est révélé non-inférieur au zolédronate dans l’étude portant sur les autres tumeurs solides et le myélome multiple. La morbidité osseuse globale était significativement diminuée par le dénosumab dans les études incluant les patients présentant un néoplasie mammaire ou prostatique, ainsi que dans une analyse intégrée portant sur l’ensemble des résultats des trois études. Le dénosumab est administré par voie sous-cutanée et n’a aucune toxicité rénale. Toutefois, il provoque davantage d’hypocalcémies que le zolédronate. Des suppléments de calcium et de vitamine D doivent être administrés au cours du traitement et il est recommandé de suivre régulièrement la calcémie. L’ostéonécrose de la mâchoire est un effet secondaire préoccupant, mais tant les études individuelles que l’analyse intégrée n’ont pas montré de différences significatives entre le zolédronate et le dénosumab. Le traitement avec ces inhibiteurs puissants de la résorption osseuse devrait être progressivement individualisé afin de mieux définir la place des traitements espacés, de réduire la fréquence des effets secondaires et d’améliorer le rapport coût-efficacité des nouveaux composés.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Bone is the most common metastatic site. The skeleton is also the preferential initial metastatic site in breast and prostate carcinomas. Objective complications of bone metastases are named « skeletal-related events » (SREs) and generally include the need for radiotherapy on bone, surgery to bone, pathologic fracture and spinal cord compression. Recent phase III double-blind trials have demonstrated the superiority of denosumab to zoledronic acid for delaying the time to first SRE in patients with breast or prostate cancer and bone metastases. Non-inferiority was shown in the trial including other solid tumors and multiple myeloma. The overall burden of the disease was also significantly reduced in the breast and prostate cancer studies, and in the pre-specified integrated analysis that included all three comparative trials. Denosumab is conveniently administered by subcutaneous injections and is devoid of renal toxicity. However, denosumab induces more cases of hypocalcaemia than zoledronate. Calcium and vitamin D supplementation is recommended during therapy and it is advised to regularly monitor calcium levels during denosumab long-term treatment. There are numerically more cases of osteonecrosis of the jaw, but the differences are not statistically significant between zoledronate and denosumab, whether in the individual studies or in the integrated analysis. Treatment with these potent inhibitors of bone resorption should be progressively ‘individualized’ to better define the place of intermittent treatments, to decrease the occurrence of toxic effects and to improve the cost-effectiveness ratio of new compounds.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : métastase osseuse, dénosumab, bisphosphonate, cancer du sein, cancer prostatique

Key words : denosumab, bisphosphonates, bone metastases, breast cancer, prostate cancer


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Vol 100 - N° 11

P. 1207-1213 - novembre 2013 Retour au numéro
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