Article

PDF
Access to the PDF text
Service d'aide à la décision clinique
Advertising


Free Article !

Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction
Vol 29, N° SUP 1  - janvier 2000
p. 13
Doi : JGYN-01-2000-29-S1-0368-2315-101019-ART3
Les difficultés de la reconnaissance anténatale de la macrosomie fœtale
 

Première table ronde

Macrosomie fœtale

Journal de gynécologie obstétrique et de biologie de la reproduction2000; 29: 13-19
© Masson, Paris, 1999

F. Goffinet(1)

(1)Maternité Port-Royal, 27 rue du Faubourg St-Jacques, 75679 Paris cedex 14.


La macrosomie fœtale est généralement définie par un poids de naissance supérieur à 4 000 grs. La fréquence rapportée est variable selon la population étudiée et se situe en général entre 5 et 10 % des naissances. En France, en 1995, la fréquence des enfants ayant un poids de naissance entre 4 000 et 4 500 grs était de 6,1 % et celle des enfants de plus de 4 500 grs de 0,8 % [1]. Les conséquences en terme de santé de la macrosomie fœtale sont bien connues. Elles sont maternelles avec une augmentation des césariennes (avant et pendant le travail), des lésions cervico-vaginales en cas d'accouchement par voie basse, des hémorragies de la délivrance et des infections du post-partum (travail long). Mais la complication majeure est périnatale, la dystocie des épaules (DE) et sa conséquence dramatique l'élongation du plexus brachial (EPB) ; les autres complications périnatales sont l'asphyxie au moment de l'expulsion, l'hypoglycémie et l'hypocalcémie néonatales en cas de diabète et les fractures (clavicule, humérus) au cours de manœuvres qui restent généralement sans conséquences. Ces conséquences materno-fœtales sont d'autant plus importantes que la macrosomie est sévère comme le rapporte le tableau I  issue d'une série française [2]. La fréquence de la DE est d'environ 1 % sur l'ensemble des naissances et de 10 % environ en cas de macrosomie [3], [4]. Le risque de décès lié à une DE serait de l'ordre de 2 à 4 pour 100 000 naissances, soit 0,5 % de l'ensemble de la mortalité périnatale [5]. Cependant, dans la discussion sur l'impact en terme de santé de la reconnaissance de la macrosomie fœtale il faudra prendre en compte le fait que 40 à 50 % des DE ne surviennent pas chez des macrosomes et que 30 à 50 % des EPB surviennent en l'absence de DE identifiées ou chez des nouveau-nés non macrosomes tableau II  [4], [6], [7].

Ces conséquences en terme de santé ont conduit les praticiens à tenter de prédire en anténatal la macrosomie afin de tenter d'appliquer une prise en charge autour de l'accouchement. L'évaluation de l'efficacité de cette conduite à tenir dépend de la pertinence de la reconnaissance de la macrosomie fœtale et des avantages et des inconvénients de la prise en charge qui la suit.

OBJECTIFS DE LA RECONNAISSANCE DE LA MACROSOMIE FŒTALE

Le but de la reconnaissance anténatale de la macrosomie fœtale est d'éviter les complications qui l'accompagnent et en particulier d'éviter une dystocie des épaules ou mieux d'éviter une élongation du plexus brachial permanente. On peut cependant d'emblée souligner que cela sous-entend deux conditions :

  • premièrement que le diagnostic de risque de la complication (dystocie des épaules) soit pertinent c'est à dire s'accompagnant d'un nombre faible de faux-positifs et de faux-négatifs. Or, en pratique les moyens de diagnostic sont dirigés vers la macrosomie fœtale et non vers le diagnostic de ses complications. Ainsi, même si le diagnostic de macrosomie était parfait (nous verrons que nous sommes loin du compte), le nombre de faux-positifs de risque de complications serait très élevé (macrosomies sans DE c'est à dire, 90 % environ).
  • deuxièmement qu'une prise en charge préventive efficace soit possible en prenant en compte les inconvénients; par exemple, faire une césarienne à 10 % de la population totale sur une estimation du poids fœtal entraînerait un excès de morbidité maternelle (voire de mortalité), une augmentation des utérus cicatriciels, des modifications dans l'organisation et un coût des soins qu'il faudrait évaluer par rapport au nombre de complications évitées.

PRÉDICTION DE LA MACROSOMIE FŒTALE : PERFORMANCE DES MOYENS DIAGNOSTIQUES DISPONIBLES

Les caractéristiques de la mère

Le tableau III  reprend les principaux facteurs de risque de macrosomie et de DE rapportés. De nombreux critères sont dépendants les uns des autres et il est difficile à l'issue de la revue de la littérature de dégager les facteurs indépendants. Ces facteurs sont bien sûr très imparfaits pour prédire la macrosomie et ont donc peu d'intérêt en pratique dans les décisions cliniques. En effet, si leur sensibilité est bonne, leur spécificité est très médiocre (faux-positifs très nombreux) puisque la majorité des femmes possédant au moins un de ces facteurs de risque accouche d'enfants de moins de 4 000 grs.

L'examen clinique : la palpation abdominale et la mesure de la hauteur utérine

Les paramètres de variabilité de l'estimation du poids fœtal (EPF) à l'aide de l'examen clinique sont l'obésité, les variations de quantité de liquide amniotique et l'expérience du clinicien [8], [9]. Une des études de référence a montré que la précision de l'EPF par l'examen clinique était de 500 grs dans 82,5 % des cas mais dans seulement 35,3 % en cas de poids de naissance de plus de 4 500 grs [10]. Dans une étude plus récente, Chauhan et al. retrouvaient des résultats comparables [11]. Devant cette imprécision de l'examen clinique à prédire la macrosomie, l'introduction de l'échographie à la fin des années 70 est apparue comme la solution.

L'échographie

De nombreuses formules ou indices pour prédire la macrosomie fœtale ont été rapportées, utilisant de manière variable le diamètre bipariétal, le périmètre céphalique, le diamètre abdominal transverse, le périmètre abdominal, la longueur fémorale [9], [12], [13]. Les différences de précisions entre les formules d'EPF sont faibles et aucune ne semble être nettement supérieure aux autres en particulier les formules plus compliquées avec de nombreux paramètres par rapport aux formules conventionnelles comme celles de Hadlock ou de Shepard et al. [13], [14]. Ainsi, il semble que les formules avec simplement la longueur fémorale et le périmètre abdominal soient les plus précises [9]. Il est admis que l'erreur moyenne est significativement plus importante en cas de fœtus macrosomique [15]. En revanche, la précision de l'EPF, à poids égal par ailleurs, semble la même selon que la mère soit diabétique ou non [14], [15]. L'erreur moyenne de l'EPF à terme se situerait aux environs de 15 % [13]. Ainsi, seulement 50 à 70 % des EPF se situent dans une erreur moyenne à moins de 10 % [15] [16] [17] [18] [19]. Par exemple, McLaren et al. ont montré qu'en cas d'EPF à 4 000 grs, il y avait 95 % de chances que le poids de naissance soit entre 3 288 et 4 798 grs et qu'en cas d'EPF à 4 500 grs 95 % de chances qu'il soit entre 3 750 et 5 269 grs [14]. Enfin, Hedriana et al. ont montré qu'une seule estimation avait la même pertinence que plusieurs estimations [18].

Toutes ces données confirment l'imprécision de l'EPF calculée par échographie, entraînant ainsi un grand nombre de faux-positifs et de faux-négatifs dans la prédiction de la macrosomie.

Comparaison examen clinique - échographie

Plusieurs études ont comparé la pertinence sur la prédiction du poids de naissance à terme de la clinique et de l'échographie et la majorité ne retrouve pas de supériorité nette de l'échographie [20], [21]. Dans une étude sur 1 034 femmes en début de travail, Chauhan et al. ont montré que si la pertinence de l'échographie était supérieure à celle de l'examen clinique en cas d'accouchement prématuré elle était comparable en cas d'accouchement à terme ou après 41 SA [22]. Dans une étude précédente, la prévision du poids de naissance était comparable entre l'échographie, l'examen de l'obstétricien et l'opinion de la femme en début de travail ! [11]. De même, Gonen et al. retrouvaient une meilleure valeur diagnostique avec l'examen clinique seul que l'examen clinique associé à l'échographie sur la prédicition des nouveau-nés >= 4 500 grs [6].

En pratique, la plupart des équipes qui cherchent à prédire la macrosomie fœtale n'utilisent pas l'EPF systématique en fin de grossesse. En général, le dépistage est réalisé par la clinique et une échographie est réalisée dans un deuxième temps. Gonen et al. sur 4 480 accouchements montre qu'en pratique ce dépistage en deux temps est également médiocre puisque la sensibilité est de 17 % et la VPP de 36 % [6].

PRÉDICTION DU RISQUE DE DYSTOCIE DES ÉPAULES

Le but étant principalement de prédire la dystocie des épaules (ou mieux l'EPB) et non la macrosomie fœtale, plusieurs auteurs ont recherché des critères prédictifs. Un certain nombre de facteurs de risque sont rapportés mais sont peu utilisables en pratique dans les décisions (césarienne systématique) en raison de leur sensibilité et spécificité beaucoup trop faibles.

Parmi les facteurs les plus prédictifs, on retrouve la séquence appelée « DOPE » = Diabetes, Obesity, Postdatism, Excessive fetal weight or maternal weight gain qui si elle n'indique pas une césarienne systématiquement doit amener l'obstétricien à une grande prudence pendant le travail. L'existence d'un diabète est un critère rapporté dans toutes les études; il semble que la prédominance troncale de l'obésité chez ces enfants les prédisposent à des risques plus élevés. Ainsi le risque de DE est pour les classes de poids 4 000-4 250 grs, 4 250-4 500 grs, 4 500-4 750 grs et 4 750-5 000 grs de 5,2 %, 9,1 %, 14,3 % et 21,1 % chez les mères non diabétiques contre 12,2 %, 16,7 %, 27,3 % et 34,8 % chez les mères diabétiques [7]. Langer, sur une série importante de macrosomes > 4 000 grs, montre que le risque de DE est multiplié par 3,6 en cas de diabète [3]. Les autres facteurs de risque sont un antécédent de DE (risque multiplié par 17), une prise de poids maternelle élevée, la multiparité, un travail long, la nécessité de réaliser un forceps [7], [23] [24] [25].

Le diamètre biacromial (BIA) serait plus élevé chez les nouveau-nés ayant présenté une DE [26]. Les facteurs liés à un BIA élevé sont les mêmes que ceux liés à une DE et sont souvent dépendants les uns des autres comme l'ont montré Verspyck et al. dans une étude prospective réalisée dans la Maternité de St-Antoine [25]. En plus d'un BIA plus élevé, les nouveau-nés ayant présenté une DE ont des caractéristiques anthropométriques différentes de ceux sans DE à poids de naissance identique [27]. Ces éléments ont conduit certains auteurs à rechercher des critères anténataux échographiques prédictifs de DE. Ont été étudiés par exemple la différence diamétre thoracique - BIP (diamètre Bipariétal), la différence DAT-BIP (DAT = diamètre abdominal transverse) ou encore la circonférence thoracique [12], [28], [29]. Riska et al. ont montré que la mesure échographique entre les deux têtes humérales était significativement corrélée à la mesure néonatale du BIA [30]. D'autres ont montré qu'il était possible de mesurer le BIA par IRM et ont suggeré que la confrontation BIA par IRM et radiopelvimétrie pourrait être un critère de décision [31]. Ces études sont en général préliminaires et isolées et des données supplémentaires sont nécessaires pour confirmer prospectivement les résultats. De plus aucune n'a cherché à évaluer la valeur prédictive de ces différents paramètres sur le risque de DE hormis l'équipe de St-Antoine sur 2 222 mesures consécutives de BIA à la naissance [25]. La prévalence de la DE dans cette étude était de 1,2 % et la moyenne du BIA en cas de DE étaient significativement plus élevé en cas de DE que sans (130,1 ± 9,6 vs 122,1 mm ± 10,5, p < 0,001). Le tableau IV  rapporte les résultats concernant la valeur prédictive des différents paramètres significatifs et en particulier du BIA. Même si certains critères semblent avoir une valeur prédictive intéressante il est important de comprendre que dans une population générale la spécificité doit être très élevée si on veut prendre des décisions. Ainsi, sur 2 000 patientes si la spécificité est à 75 % et la sensibilité à 40 %, cela veut dire que on réalisera 25 % de césariennes par erreur, soit pour 500 femmes, alors que l'on n'évitera que 40 % de l'ensemble des DE. La conclusion des auteurs était que, quel que soit le critère ou le seuil de BIA choisi, la valeur prédictive était insuffisante pour introduire ces paramètres en pratique. Ainsi, même si le BIA pouvait être mesuré de manière parfaite, c'est à dire sans faux-positifs et sans faux-négatifs, en anténatal (rappelons que dans l'étude la mesure était réalisée à la naissance), sa valeur prédictive sur la survenue d'une DE serait insuffisante [25].

En conclusion la prédiction de la DE est très décevante et il est peu probable qu'un nouveau paramètre remette en question ce constat dans un proche avenir. De nombreuses DE surviennent et surviendront sans qu'aucun critère prédictif ne soit connu. Compte tenu de ce caractère imprévisible, la seule solution est la prévention des complications de la DE (EPB, fractures) par une prise en charge adaptée au moment de l'accouchement. Il est nécessaire que les accoucheurs connaissent parfaitement les manœuvres et qu'existe dans les services d'obstétrique une prise en charge codifiée (ordre des différentes manœuvres) et régulièrement expliquée.

UTILISATION DES MOYENS DE RECONNAISSANCE DE LA MACROSOMIE FŒTALE DANS LES DÉCISIONS : IMPLICATIONS PRATIQUES

Pour certains cliniciens, une EPF > 4 000 grs ou > 4 500 grs doit indiquer une césarienne systématique alors qu'aucune évaluation satisfaisante n'a été réalisée sur ce type de décision. En effet, il n'existe pas d'essai randomisé ayant comparé une politique de césarienne systématique en cas de macrosomie diagnostiquée à l'échographie à une politique de prise en charge classique sans EPF systématique en fin de grossesse. Pour comparer les avantages et les inconvénients de ces deux politiques, on peut se baser soit sur des études rétrospectives, soit sur des modèles théoriques décisionnels. L'exemple le plus accompli est l'étude de Rouse et al. [4]. Afin de comparer les deux politiques, les auteurs ont considéré un certain nombre de critères à partir d'une revue de la littérature soigneuse : la sensibilité et la spécificité de l'échographie pour le diagnostic de macrosomie fœtale, la fréquence de la macrosomie dans la population et les fréquences des risques maternels et périnatals (en particulier le risque d'EPB permanent) associés à la macrosomie fœtale. Les fréquences estimées de ces critères sont rapportées dans le tableau V  . Le tableau VI  résume les conséquences des trois stratégies en terme de taux de césarienne, de DE, d'EPB et de coût pour un million de grossesses sans diabète au delà de 39 SA. Ainsi, avec la politique de césarienne systématique en cas d'EPF > 4 000 grs, le taux de césarienne est de 27,6 % dans la population et le nombre de césariennes à réaliser pour prévenir un EPB est de 3 695 ; avec la politique de césarienne systématique en cas d'EPF > 4 500 grs, il est de 2 345 césariennes. Les auteurs concluaient qu'un telle politique n'était pas défendable en raison du coût mais aussi en terme de santé ; en effet, on estime aux U.S.A que la césarienne entraîne un excès de décès maternel de 13,5 pour 100 000 naissances; ainsi, pour 3,2 EPB permanents évités, un décès maternel surviendrait [4] ! Ce raisonnement ne tient même pas compte de la morbidité sévère maternelle [32]. Si il existe un diabète (3 % des grossesses), le nombre de césariennes à réaliser pour éviter un EPB permanent est de 489 avec le seuil de 4 000 grs et de 443 avec le seuil de 4 500 grs. Les « coûts » financiers et surtout en nombre de césariennes sont alors moins élevés et la discussion reste ouverte dans ces cas précis pour les auteurs.

Un autre type d'évaluation est de comparer rétrospectivement les résultats d'un service selon la reconnaissance ou non de la macrosomie fœtale. Weeks et al. ont repris 504 cas d'enfants nés avec un poids de naissance de plus de 4 200 grs sur 6 années consécutives [33]. Pour 102 d'entre eux, le diagnostic de macrosomie avait été fait en anténatal. Le tableau VII  rapporte les principaux résultats de cette étude. On retrouve de manière significative une augmentation du nombre de césariennes avant travail, de déclenchements et d'échec de déclenchement dans le groupe « macrosomie fœtale diagnostiquée » par rapport au groupe « macrosomie fœtale non diagnostiquée » alors que le poids de naissance est le même. Ces résultats sont comparables à ceux retrouvés dans d'autres études [32], [34], [35]. Ces résultats ne s'accompagnent d'aucune différence entre les deux groupes sur le taux de DE et d'EPB. Les auteurs concluaient que la reconnaissance de la macrosomie fœtale en anténatal entraînaient une augmentation des césariennes sans bénéfice néonatal et qu'en conséquence la pratique de l'EPF par échographie en fin de grossesse devait être proscrite [33]. Le problème semble différent en cas d'EPF supérieur à 4 500 grs ou en cas de macrosomie et d'une mère diabétique. Ainsi, dans une étude historique sur 1 200 grossesses de mères diabétiques, les auteurs ont comparé une période sans réalisation d'EPF et une deuxième période où une césarienne était réalisée en cas d'EPF >= 4 250 grs [36]. Les auteurs retrouvaient une réduction significative des DE de près de 50 % (2,8 vs 1,5 %) pour une augmentation modérée du nombre de césariennes (21,7 vs 25,1 %). Ainsi, la majorité des auteurs estiment que dans le cas du diabète, une EPF >= 4 250 ou 4 500 grs impose la réalisation d'une césarienne même si il n'existe pas de données formelles en raison probablement de la difficulté à disposer d'effectifs suffisants pour conclure.

CONCLUSION

La macrosomie fœtale est un facteur de risque majeur de DE qui elle-même est un facteur de risque majeur d'EPB. Cependant, la reconnaissance de la macrosomie fœtale est très imprécise même à l'aide de l'échographie contrairement à l'opinion de beaucoup d'obstériciens qui surestiment la valeur de cet examen. La prédiction du risque de complications (DE et EPB) liées à la macrosomie est également très médiocre. Ces deux constats associés à la prévalence très faible des séquelles contre-indiquent l'utilisation de la reconnaissance de la macrosomie fœtale dans les décisions de césarienne ou de déclenchement dans la population générale. La survenue d'une DE en salle de travail n'est donc pas synonyme de mauvaise pratique médicale comme on l'entend parfois. Les données sont plus discutables et les décisions doivent être prudentes en cas de mère diabétique et d'EPF > 4 500 grs où les risques de DE et d'EPB sont très élevés.

De nombreuses DE surviennent et surviendront sans qu'aucun critère prédictif ne soit connu. Compte tenu de ce caractère imprévisible, la seule solution actuelle est la prévention des complications de la DE (EPB, fractures) par une prise en charge adaptée au moment de l'accouchement. Il est nécessaire que les accoucheurs connaissent parfaitement les manœuvres obstétricales et que soit établie dans les services d'obstétrique une prise en charge codifiée (plan d'action avec ordre des différentes manœuvres à réaliser) et régulièrement expliquée.

Tableau I.

(Les tableaux sont exclusivement disponibles en format PDF).

Tableau II.

(Les tableaux sont exclusivement disponibles en format PDF).

Tableau III.

(Les tableaux sont exclusivement disponibles en format PDF).

Tableau IV.

(Les tableaux sont exclusivement disponibles en format PDF).

Tableau V.

(Les tableaux sont exclusivement disponibles en format PDF).

Tableau VI.

(Les tableaux sont exclusivement disponibles en format PDF).

Tableau VII.

(Les tableaux sont exclusivement disponibles en format PDF).



REFERENCE(S)

[1] Blondel B, Breart G, du Mazaubrun C, et al. [The perinatal situation in France. Trends between 1981 and 1995]. J Gynecol Obstet Biol Reprod (Paris) 1997; 26: 770-80.

[2] Berard J, Dufour P, Vinatier D, et al. Fetal macrosomia: risk factors and outcome. A study of the outcome concerning 100 cases > 4 500 g. Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol 1998; 77: 51-9.

[3] Langer O, Berkus MD, Huff RW, Samueloff A. Shoulder dystocia: should the fetus weighing greater than or equal to 4 000 grams be delivered by cesarean section? Am J Obstet Gynecol 1991; 165: 831-7.

[4] Rouse DJ, Owen J, Goldenberg RL, Cliver SP. The effectiveness and costs of elective cesarean delivery for fetal macrosomia diagnosed by ultrasound. Jama 1996; 276: 1480-6.

[5] Hope P, Breslin S, Lamont L, et al. Fatal shoulder dystocia: a review of 56 cases reported to the Confidential Enquiry into Stillbirths and Deaths in Infancy. Br J Obstet Gynaecol 1998; 105: 1256-61.

[6] Gonen R, Spiegel D, Abend M. Is macrosomia predictable, and are shoulder dystocia and birth trauma preventable? Obstet Gynecol 1996; 88: 526-9.

[7] Nesbitt TS, Gilbert WM, Herrchen B. Shoulder dystocia and associated risk factors with macrosomic infants born in California [see comments]. Am J Obstet Gynecol 1998; 179: 476-80.

[8] Patterson RM. Estimation of fetal weight during labor. Obstet Gynecol 1985; 65: 330-2.

[9] Hirata GI, Medearis AL, Horenstein J, Bear MB, Platt LD. Ultrasonographic estimation of fetal weight in the clinically macrosomic fetus. Am J Obstet Gynecol 1990; 162: 238-42.

[10] Ong HC, Sen DK. Clinical estimation of fetal weight. Am J Obstet Gynecol 1972; 112: 877-80.

[11] Chauhan SP, Lutton PM, Bailey KJ, Guerrieri JP, Morrison JC. Intrapartum clinical, sonographic, and parous patients' estimates of newborn birth weight. Obstet Gynecol 1992; 79: 956-8.

[12] Elliott JP, Garite TJ, Freeman RK, McQuown DS, Patel JM. Ultrasonic prediction of fetal macrosomia in diabetic patients. Obstet Gynecol 1982; 60: 159-62.

[13] Hadlock FP. Sonographic estimation of fetal age and weight. Radiol Clin North Am 1990; 28: 39-50.

[14] McLaren RA, Puckett JL, Chauhan SP. Estimators of birth weight in pregnant women requiring insulin: a comparison of seven sonographic models. Obstet Gynecol 1995; 85: 565-9.

[15] Alsulyman OM, Ouzounian JG, Kjos SL. The accuracy of intrapartum ultrasonographic fetal weight estimation in diabetic pregnancies [see comments]. Am J Obstet Gynecol 1997; 177: 503-6.

[16] Benacerraf BR, Gelman R, Frigoletto FD, Jr. Sonographically estimated fetal weights: accuracy and limitation. Am J Obstet Gynecol 1988; 159: 1118-21.

[17] Field NT, Piper JM, Langer O. The effect of maternal obesity on the accuracy of fetal weight estimation [see comments]. Obstet Gynecol 1995; 86: 102-7.

[18] Hedriana HL, Moore TR. A comparison of single versus multiple growth ultrasonographic examinations in predicting birth weight. Am J Obstet Gynecol 1994; 170: 1600-4; discussion 1604-6.

[19] Platek DN, Divon MY, Anyaegbunam A, Merkatz IR. Intra­partum ultrasonographic estimates of fetal weight by the house staff. Am J Obstet Gynecol 1991; 165: 842-5.

[20] Raman S, Urquhart R, Yusof M. Clinical versus ultrasound estimation of fetal weight. Aust N Z J Obstet Gynaecol 1992; 32: 196-9.

[21] Watson WJ, Soisson AP, Harlass FE. Estimated weight of the term fetus. Accuracy of ultrasound vs. clinical examination. J Reprod Med 1988; 33: 369-71.

[22] Chauhan SP, Hendrix NW, Magann EF, Morrison JC, Kenney SP, Devoe LD. Limitations of clinical and sonographic estimates of birth weight: experience with 1034 parturients. Obstet Gynecol 1998; 91: 72-7.

[23] Smith RB, Lane C, Pearson JF. Shoulder dystocia: what happens at the next delivery? Br J Obstet Gynaecol 1994; 101: 713-5.

[24] Geary M, McParland P, Johnson H, Stronge J. Shoulder dystocia--is it predictable? Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol 1995; 62: 15-8.

[25] Verspyck E, Goffinet F, Hellot M, Milliez J, Marpeau L. Newborn shoulder width: a prospective study of 2222 consecutive measurements. Br J Obstet Gynecol 1999; 106: 589-93.

[26] Bahar AM. Risk factors and fetal outcome in cases of shoulder dystocia compared with normal deliveries of a similar birthweight [see comments]. Br J Obstet Gynaecol 1996; 103: 868-72.

[27] Hopwood HG, Jr. Shoulder dystocia: fifteen years' experience in a community hospital. Am J Obstet Gynecol 1982; 144: 162-6.

[28] Cohen B, Penning S, Major C, Ansley D, Porto M, Garite T. Sonographic prediction of shoulder dystocia in infants of diabetic mothers. Obstet Gynecol 1996; 88: 10-3.

[29] Winn HN, Holcomb W, Shumway JB, al-Malt A, Amon E, Hobbins JC. The neonatal bisacromial diameter: a prenatal sonographic evaluation. J Perinat Med 1997; 25: 484-7.

[30] Riska A, Laine H, Voutilainen P, Kariniemi V. Estimation of fetal shoulder width by measurement of the humerospinous distance by ultrasound. Ultrasound Obstet Gynecol 1996; 7: 272-4.

[31] Kastler B, Gangi A, Mathelin C, et al. Fetal shoulder measurements with MRI. J Comput Assist Tomogr 1993; 17: 777-80.

[32] Delpapa EH, Mueller-Heubach E. Pregnancy outcome following ultrasound diagnosis of macrosomia. Obstet Gynecol 1991; 78: 340-3.

[33] Weeks JW, Pitman T, Spinnato JA, 2nd. Fetal macrosomia: does antenatal prediction affect delivery route and birth outcome? Am J Obstet Gynecol 1995; 173: 1215-9.

[34] Levine AB, Lockwood CJ, Brown B, Lapinski R, Berkowitz RL. Sonographic diagnosis of the large for gestational age fetus at term: does it make a difference? Obstet Gynecol 1992; 79: 55-8.

[35] Combs CA, Singh NB, Khoury JC. Elective induction versus spontaneous labor after sonographic diagnosis of fetal macrosomia. Obstet Gynecol 1993; 81: 492-6.

[36] Conway DL, Langer O. Elective delivery of infants with macrosomia in diabetic women: reduced shoulder dystocia versus increased cesarean deliveries [see comments]. Am J Obstet Gynecol 1998; 178: 922-5.


© 2000 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
EM-CONSULTE.COM is registrered at the CNIL, déclaration n° 1286925.
As per the Law relating to information storage and personal integrity, you have the right to oppose (art 26 of that law), access (art 34 of that law) and rectify (art 36 of that law) your personal data. You may thus request that your data, should it be inaccurate, incomplete, unclear, outdated, not be used or stored, be corrected, clarified, updated or deleted.
Personal information regarding our website's visitors, including their identity, is confidential.
The owners of this website hereby guarantee to respect the legal confidentiality conditions, applicable in France, and not to disclose this data to third parties.
Close
Article Outline
You can move this window by clicking on the headline
@@#110903@@