Article

PDF
Access to the PDF text
Advertising


Free Article !

Annales de chirurgie
Volume 128, n° 7
pages 475-480 (septembre 2003)
Doi : 10.1016/S0003-3944(03)00186-X
L'épopée des gants chirurgicaux
The advent of surgical gloves

M.A.  Germain
Département de chirurgie cervicofaciale, Institut Gustave-Roussy, 39, rue Camille-Desmoulins, 94805 Villejuif cedex, France 

@@#100979@@

La naissance des gants chirurgicaux résulte en fait de l'application à la chirurgie du concept « gant », grâce à une double évolution. Évolution du matériau, de plus en plus maniable et adapté, passant du caecum de mouton au coton, à la soie, au cuir puis au caoutchouc de latex. Évolution du but utilitaire, initialement simplement protecteur de la peau des mains et avant-bras contre l'effet corrosif des antiseptiques, puis pour l'asepsie des interventions chirurgicales. Plusieurs chirurgiens se sont illustrés dans la mise au point de ces gants chirurgicaux. L'aboutissement à la création du gant dit chirurgical est donc une lente évolution et non une découverte ; l'utilisation de ces gants est actuellement incontournable et leur usage de plus en plus important. Ils doivent assurer une protection croisée praticien-malade.

Mots clés  : Gants chirurgicaux ; Caoutchouc.

Abstract

The advent of surgical gloves had a double evolution. Evolution of the material: cecum of a sheep, cotton, silk, leather, rubber. Originally introduced to protect theatre staff's hands from corrosive solutions, subsequent use was to protect the patient from contamination by theatre staff. Many surgeons contributed to the evolution of the surgical gloves. The use of gloves was truly part of an evolutionary process than a discovery. The turning of surgical gloves is now incontestable, and their use more and more important. Surgical gloves must secure a crossing protections between surgeon and patient.

Mots clés  : Surgical gloves ; Rubber.


Introduction

La mortalité hospitalière dans les années 1800 était considérable. La quasi-totalité des plaies développait une suppuration. Aussi il était clair que la chirurgie ne pourrait évoluer sans une bonne compréhension des causes de l'infection et de ce qui allait devenir la bactériologie.

La théorie de l'infection était à cette époque désignée comme « théorie de la génération spontanée » ; elle attribuait l'infection des plaies à des toxines produites in situ par les tissus nécrosés.

Toutefois, dès 1760, Spalanzini avait montré qu'une fiole bouchée et stérilisée par la chaleur, contenant des tissus nécrosés, ne laissait rien se développer spontanément [1].

Ignaz Semmelweis, chirurgien à Vienne, avait fait une découverte révolutionnaire en 1847, 30 ans avant que Pasteur ne révélât la théorie des germes [2].

Il avait observé que le taux d'infection des femmes accouchées par des sages-femmes était beaucoup plus bas que celles accouchées par des médecins. Or, ces mêmes médecins réalisaient aussi des autopsies dans un bâtiment voisin. Devinant que la fièvre puerpérale était transmise par les médecins à leurs patientes durant les touchers vaginaux par « quelque chose » acquis par eux pendant les autopsies (bactéries a posteriori), Semmelweis imposa un protocole strict de lavage des mains, avec immersion dans une solution de chaux chlorée ; le taux de mortalité chuta alors de 20 à 1 %.

Mais, son travail dénié, il fut déconsidéré par la communauté médicale.

Joseph Lister, chirurgien anglais, était respecté et loué pour ses travaux chirurgicaux. En 1867, il publia son livre : « Sur les principes antiseptiques de la pratique de la chirurgie ». Il y décrivait en détail les préparations pré et peropératoires ainsi que le pansement postopératoire, avec utilisation d'acide carbolique vaporisé. Là encore, la communauté médicale ridiculisa ses propos, et Lister fut banni. Et au lieu de renforcer la théorie des germes, les qualités retenues de l'acide carbolique furent celles d'un anesthésique qui traitait les plaies en inhibant la libération des toxines de putréfaction (Fig. 1).

C'est Louis Pasteur en 1860 qui a prouvé l'existence de bactéries aérobies et anaérobies. En 1878, 4 ans avant les affirmations de Billroth, il présentait sa théorie des germes à l'Académie de médecine à Paris, et recommandait aux chirurgiens de stériliser les instruments chirurgicaux et les vêtements à la chaleur humide. Il recommandait aussi le lavage des mains. Ces procédures devaient en principe tuer les germes et microbes trouvés à la surface des objets, et diminuer l'infection des plaies chirurgicales. Ce fut certes un réel progrès, mais la main restait insuffisamment désinfectée [3].

Malgré cette avancée, Billroth en 1882 enseignait encore à ses collègues : « Je pense qu'une substance peut être formée au niveau des tissus morts, qui est toxique dans le sang circulant. Je ne pense pas qu'il ait été prouvé que l'addition de micro-organismes (bactéries) est absolument nécessaire à la formation d'une telle substance ». Billroth était un chirurgien respecté et renommé, il ralliait la majorité de ces collègues à son avis.

Le sentiment général était que la théorie des germes de Louis Pasteur était seulement de la spéculation et non des faits.

Dans cette ambiance, il est facile de comprendre pourquoi le premier usage des gants chirurgicaux ne fut pas du tout à but antiseptique...


Le début des gants chirurgicaux

En 1758 pour une utilisation gynécologique, le Docteur Johann Walbaum fit la première description écrite du gant chirurgical [4]. Il utilisait un gant pour les versions intra-utérines. Ce gant était fabriqué en caecum de mouton et couvrait la main laissant libre le pouce et l'index. Ce gant permettaient l'accès du vagin en atténuant les lésions liées à ces manoeuvres à main nue (Tableau 1).

À la même époque, le Dr Joseph Plenk [1] préconisait l'utilisation des gants en caoutchouc pour l'examen vaginal chez les femmes présentant des maladies vaginales, davantage pour protéger les chirurgiens que pour l'asepsie [1].

Bien que l'utilisation des gants fût préconisée par d'autres médecins pour des raisons variées, les gants de caoutchouc étaient incommodes et épais et limitaient les sensations tactiles.

Par la suite, les gants furent successivement fabriqués en coton, cuir, soie et finalement en caoutchouc. Quelques-unes des étapes intermédiaires de ce processus évolutif sont des pièces fascinantes de l'histoire chirurgicale.

Richard F. Cooke fut un de ceux qui avaient imaginé les gants en caoutchouc [5].

En 1834 Cooke écrivait à Valentine Mott, chirurgien important et professeur d'anatomie chirurgicale : « Je prends la liberté de prendre la solution de caoutchouc. Je la dissocie dans une solution de terpentine rectifiée par l'acide sulfurique et j'ajoute quelques gouttes d'huile essentielle. Ceci devient un matériel utile dans la main du chirurgien.

En lubrifiant les mains avec, vous avez une paire de gants en caoutchouc, parfaitement impénétrable au virus le plus virulent ».

À la même époque, Goodyear amorçait ses recherches sur le caoutchouc. Après 5 ans d'études, Charles Goodyear aboutit au procédé de vulcanisation.

Cette méthode de vulcanisation du caoutchouc fut brevetée en 1843, révolutionnant la production et la structure des gants de caoutchouc [6]. Leur utilisation fut facilement acceptée pour les autopsies, mais pas pour les techniques aseptiques.

Il envisageait le caoutchouc comme un matériau plastique très polyvalent. La création des gants de caoutchouc était définitivement en route. En revoyant les mesures de précaution à prendre contre l'infection, Cattell [7], membre du collège royal des chirurgiens, donnait en 1847, à ses collègues une longue liste de suggestions dont le point final était pertinent : « En dernier, je parlerai de la nécessité d'utiliser des gants fabriqués en caoutchouc vulcanisé ».

En 1848, Acton donnait un court compte-rendu à la société royale de médecine et de chirurgie sur les avantages de solutions de caoutchouc pour protéger la peau [8]. Il considérait que sa préparation « peut être employée avantageusement de plusieurs façons telle que la protection des mains au cours d'autopsie ».

Acton avait fabriqué une membrane plutôt satisfaisante car l'examen microscopique montrait un film sec parfaitement élastique, sans imperfection, et mince.

Un autre point capital dans l'histoire des gants de caoutchouc était la publication d'un brevet anglais de Thomas Foster en 1878 pour breveter une fabrique de gant pour l'usage chirurgical [9].

À la même date paraissait la publication de Koch sur la suppuration des plaies [10].


Les gants chirurgicaux

En 1878, l'usage des gants chirurgicaux est décrite dans une salle d'opération à New York, où l'assistant du Docteur Thomas, portant des gants a été observé par Derosset [11]. C'est le premier rapport dans la littérature américaine sur l'utilisation de gants chirurgicaux, en salle d'opération.

Il relate « qu'un assistant portait des gants de caoutchouc pour protéger ses mains de l'effet agressif des solutions désinfectantes ».

Tucker écrivait que T.L. Papin utilisait également des gants de caoutchouc [12]. Papin était diplômé de l'école médicale de Saint-Louis en 1846 et utilisait des gants de caoutchouc dans sa pratique dans les années 1880.

C'est William Halsted, chef du département de chirurgie du Johns Hopkins Hospital à Baltimore, qui a réellement pensé à faire fabriquer des gants à visée chirurgicale pour la seule protection dermique de son infirmière de salle d'opération, sans souci d'asepsie [13].

Durant l'hiver 1889-1890, son infirmière et future femme, Caroline Hampton chargée de sa salle d'opération se plaignait de dermite sur les avant-bras et les mains, liée à la désinfection par les antiseptiques locaux (sels mercuriques). Elle était d'une efficacité remarquable, aussi W. Halsted chercha longuement une solution.

De passage à New York en 1890, il contacta la compagnie de caoutchouc Goodyear pour faire fabriquer 2 paires de gants en caoutchouc fin au seul usage de son infirmière.

Caroline Hampton eut alors une parole prophétique en s'exclamant : « Les gants ne sont pas seulement pour moi ! Ils doivent être généralisés à tous les chirurgiens et les infirmières du monde ».

Halsted a introduit les gants chirurgicaux dans ses propres salles d'opération. C'était en réalité un processus évolutif qui évoluait depuis 50 ans.

L'histoire de Halsted et des gants chirurgicaux est restée célèbre car le Johns Hopkins Hospital à Baltimore, où il était chef de département, était 1 des hôpitaux les plus célèbres des États-Unis. De plus le point de départ des gants, dans son service était une romance avec son infirmière de salle d'opération.

Les gants étaient si satisfaisants que bientôt ses assistants les portaient.

Halsted a noté que le premier chirurgien à porter régulièrement les gants était son élève le Dr Bloodgood. Celui-ci rapporta en 1899 : 100 cas de cure de hernie opérés avec des gants, avec seulement une suppuration. Halsted a commencé à porter des gants en 1891 mais seulement pour les opérations propres et qui demandaient peu de dextérité (Fig. 2). En 1894, le Dr Hunter Robb, du même hôpital, recommandait de porter des gants de caoutchouc pour toutes les opérations (Fig. 3).

Mac Burney approuvait l'opinion de Halsted et portait occasionnellement des gants [14]. Il étudia les causes d'infection opératoire et conclut que tout l'équipement chirurgical pouvait être stérilisé excepté les mains. Il fallait donc les couvrir par un matériel qui pouvait être stérilisé : les gants. Il utilisa alors systématiquement les gants pour toutes les opérations et nota que le taux des infections chuta fortement (Fig. 4).

Le Dr W.W. Keen encourageait leur utilisation en affirmant qu'ils étaient bon marché, permettant une meilleure sensation tactile et ils pouvaient être restérilisés plus souvent. Leur utilisation ne fut cependant jamais répandue.

En 1913, Halsted admettait que l'usage des gants chirurgicaux était davantage une évolution qu'une découverte, et pendant les 4 à 5 ans où il utilisa occasionnellement les gants, il regretta a posteriori de ne pas les avoir porté dans tous les cas. Ce qui frappe à cette époque, c'était la méconnaissance criante de toute la communauté médicale, devant les preuves de la théorie des germes et de l'imperfection du seul lavage mécanique des mains.

Un autre concurrent pour l'honneur de l'utilisation des gants de caoutchouc en salle d'opération est Zoege Von Manteuffel [15]. Il décrivait une protection des mains par des gants de caoutchouc stérilisés, en 1897.

En raison de son article, quelques historiens surtout européens le créditaient de la découverte des gants chirurgicaux.

Cependant, Zoege Von Manteuffel comme Halsted utilisèrent les gants chirurgicaux plus tard que Thomas et son assistant de New York.

La majorité des gants en caoutchouc utilisés par les chirurgiens européens n'étaient pas satisfaisants, mais Friedrich de la clinique de Leipzig [16] possédait un excellent gant (Fig. 5). Fabriqué par Zieger et Wiegandt, il recommandait ce gant au congrès chirurgical de 1898. Il aimait ces gants, car ils étaient fabriqués en caoutchouc imperméable, facilement stérilisables, peu coûteux et restaient élastiques. De même que Halsted, Friedrich n'utilisait pas les gants couramment, l'utilisation habituelle des gants ne lui semblait pas nécessaire. L'analyse rétrospective montre que les grands chirurgiens de l'époque n'avaient absolument pas conscience de cet important aspect technique : les gants chirurgicaux. Randers-Pehrson [1] notait que Zoege Von Manteuffel n'était pas le seul en Europe à opérer avec des gants. Des efforts considérables étaient réalisés à Prague, Leipzig, Breslau, Paris et bien sûr dans plusieurs cliniques aux États-Unis.

Plus tard Zoege Van Manteuffel déclarait « Je suis content du fait que le gant est en usage dans le monde entier. Et si l'auteur est oublié, cela ne lui fait pas de tort. C'est toujours mieux que si l'idée du gant avait été perdue ».


Les gants chirurgicaux en France

Il faut citer Jalaguier en 1888 qui utilisait des gants non stérilisables en caoutchouc.

Chaput en 1899 a collaboré avec Terrilon pour l'introduction des gants chirurgicaux en France. Il semble qu'on doive à Chaput les premiers gants stérilisables en caoutchouc [17] (Fig. 6).

En 1894 le Dr Bernard Krönig montrait que les spores de la gangrène gazeuse n'étaient pas détruites sur la peau, ni avec l'acide carbolique ni avec les solutions de sels de mercure.

Cependant ce ne fut que 20 ans plus tard durant la première guerre mondiale que les gants chirurgicaux furent finalement utilisés de façon courante en salle d'opération (Fig. 7).

Il est probable qu'aucune personne isolée ne soit créditée de la mise au point des gants chirurgicaux car seuls les investigateurs qui ont publié ou rapporté à un congrès sont connus. Il est également certain que Halsted n'a pas introduit les gants chirurgicaux de caoutchouc dans la pratique chirurgicale générale, mais seulement dans son service.


Conclusions

L'épopée des gants chirurgicaux en terme de récit documenté date de 1758.

Les gants modernes en caoutchouc ont été réalisés après la vulcanisation du caoutchouc par Goodyear à partir de 1843.

Le but initial des gants chirurgicaux était de protéger la peau contre l'irritation des solutions antiseptiques. Puis progressivement sous l'impulsion de plusieurs chirurgiens les gants chirurgicaux eurent un rôle antiseptique. L'emploi des gants chirurgicaux est actuellement incontournable. Leur consommation s'accroît et se diversifie constamment en médecine, en chirurgie et en soins dentaires.

Confort, efficacité, risques allergiques et coût doivent être considérés dans le choix.

Les gants chirurgicaux doivent assurer une fonction protectrice croisée (praticien-patient) et éviter les effets indésirables de leurs composants.

Le latex est le matériau de base dans 95 % des gants chirurgicaux.

Les risques des gants, en particulier allergiques, doivent être connus des utilisateurs.

L'évolution actuelle se fait vers l'utilisation généralisée des gants non poudrés et sans latex.

@@#101529@@

[1]Randers-pehrson J. The surgeon's glove.   Ill: Charles C Thomas, 1960 
[2]Semmel Weis I.P. Hochst Wichtige Er Fahrungen Hber die Aetiologie in Gebaranstalten epidemichen Puerperal Fieber. Ges. Aertz. Wien 1847 ; 4 : 242-248
[3]Pasteur L. La théorie des germes. Bul. Acad. Natle. M 1878 ; 7 : 432-437
[4]Walbaum J.J. Referred to by Randers-Pehrson J. The surgeon's glove   Ill: Charles C Thomas, 1960 
[5]Cooke R.F. Letter of Valentine Mott, M.D. From the manuscript collection ot the New York Academy of Medicine   1834, January 10 
[6]Mitchell J.M. The introduction of rubber gloves for use in surgical operations. Ann. Surg. 1945 ; 122 : 902 [crossref]
[7]Cattell T. On the precautionary measures which may be employed in dissections and postmortem examinations. Lancet 1847 ; 1 : 645 [crossref]
[8]Acton W. On the advantages of caoutchouc and gutta-percha in protecting the skin against the contagion of animal poisons. Lancet 1848 ; 12 : 589
[9]Foster T. Referred to by Randers-Pehrson J. The surgeon's glove. Springfield: Ill: Charles C Thomas; 1960
[10]Koch R. Untersuchengen über die Aetiologie der Wundinfektionskrankheiten.   FCW Vogel, 1878 
[11]De Rosset M.J. Our New York Letter. North Carolina Med J. Trans 1878 ; 1 : 163
[12]Tucker M. Men of medicine. The reluctant surgeon Postgrad M 1951 ; 9 : 74-78
[13]Halsted W.S. Ligature and suture material. The employment of fine silk in preference to catgut and the advantages of transfixion of tissue and vessels in control of hemorrhage. Also and account of the introduction of gloves, gutta-percha tissue and silver foil Jama 1913 ; 60 : 1119-1124
[14]MC Burney C. The use of rubber gloves in operative surgery. Ann. Surg. 1898 ; 28 : 108-119
[15]Zoege Von Manteuffel W. Gummihandschuhe in der Chirurgischen Praxis. Zentralbl Chir 1897 ; 24 : 553
[16]Friedrich P.L. Kurze Bemerkungen zum Gebrauch dünner. Gummihandschuhe für gelegentliche Operationsweche Zentralbl Chir 1898 ; 25 : 449-453
[17]Chaput M. Les gants de caoutchouc créés en 1899. Presse M 1906 ; 24 : 189-190



© 2003  Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS. All Rights Reserved.

EM-CONSULTE.COM is registrered at the CNIL, déclaration n° 1286925.
As per the Law relating to information storage and personal integrity, you have the right to oppose (art 26 of that law), access (art 34 of that law) and rectify (art 36 of that law) your personal data. You may thus request that your data, should it be inaccurate, incomplete, unclear, outdated, not be used or stored, be corrected, clarified, updated or deleted.
Personal information regarding our website's visitors, including their identity, is confidential.
The owners of this website hereby guarantee to respect the legal confidentiality conditions, applicable in France, and not to disclose this data to third parties.
Close
Article Outline