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Diabetes & Metabolism
Volume 36, n° S1
pages A61-A62 (mars 2010)
Doi : 10.1016/S1262-3636(10)70242-1
SFD (Alfédiam): Posters oraux

P94 Prévalence du Syndrome des Ovaires Polykystiques chez les diabétiques de type 1 recrutées en France
 

D. Guedel 1, L. Villaret 2, P. Hoffmann 2, L. Nasse 1, J.L. Bosson 3, S. Halimi 1, P.Y. Benhamou 1
1 Diabetes & Endocrine, CHU de Grenoble, Grenoble 
2 Gynécologie Obstétrique, CHU de Grenoble, Grenoble 
3 Biochimie Hormonale, CHU de Grenoble, Grenoble 

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Objectif

Déterminer la prévalence du Syndrome des Ovaires Polykystiques chez les diabétiques de type 1 (DT1) en France. Le SOPK constituerait un facteur d’hyperglycémie et de risque cardiovasculaire. Seules 2 études ont été rapportées et montrent une prévalence 2 à 3 fois plus élevée de SOPK chez les DT1 : 18, 8 % en Espagne, 12 % au Chili vs 6,5 % dans la population générale selon les critères NIH, voire 40 % selon les critères Rotterdam. L’hyperinsulinisme pourrait être en cause.

Matériels et Méthodes

Étude de soins courants, prospective, monocentrique concernant des patientes DT1 consécutives âgées de 18 à 45 ans recrutées en consultation de diabétologie au CHU de Grenoble, explorées par interrogatoire, examen clinique, et échographie ovarienne. La recherche d’une hyperandrogénie biologique n’était réalisée qu’en l’absence de contraception.

Résultats

31 patientes (âge 14,1 ± 8,6 ans, durée du diabète 14,1 ± 8,6 ans, IMC 24,4 ± 4,5 kg/m2) ont été explorées. Selon les critères Rotterdam, 5 patientes présentaient un SOPK (16,1 %). La prévalence chute à 3,2 % selon les critères NIH. Le groupe SOPK présentait une dose d’insuline/kg/jour (0,98 ± 0,19 vs 0,76 ± 0,23, p = 0,04) et un taux de LDL-c (1,38 ± 0,4vs 0,96 ± 0,25 g/l, p = 0,04) plus élevés. L’HbA1c n’était pas différente (9,6 ± 2,0 vs 8,4 ± 1,7 %, p = 0,19), ni le HDL-c (0,46 ± 0,17 g/L vs 0,71 ± 0,23 g/L, p = 0,08), les triglycérides (1,18 ± 0,14 g/L vs 0,75 ± 0,36 g/L, p = 0,13), la TA, le périmètre abdominal, l’âge, l’IMC, la durée du diabète, l’âge de la ménarche. Le taux de SHBG, normal, tendait non significativement à être plus faible dans le groupe SOPK (35,7 ± 30,1 vs 64,7 ± 27,4 nM, p = 0,17).

Conclusion

Le SOPK ne semble pas être particulièrement fréquent chez les patientes DT1 en France. Une étude plus puissante avec un groupe contrôle est nécessaire. La recherche d’un SOPK chez la femme DT1 peut néanmoins se justifier en cas de besoins en insuline accrus ou d’association à un syndrome métabolique.

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