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Sécurité des produits sanguins labiles et parvovirus B19 - 19/12/06

Doi : 10.1016/j.tracli.2006.03.016 
J.-J. Lefrère a, , M. Maniez-Montreuil b, P. Morel c, C. Defer b, S. Laperche a
a Département des agents transmissibles par le sang, Institut national de la transfusion sanguine, 6, rue Alexandre-Cabanel, 75709 Paris cedex 15, France 
b Établissement français du sang Nord-de-France, 96, rue de Jemmapes, BP 2018, 59012 Lille, France 
c Établissement français du sang Bourgogne Franche-Comté, 1, boulevard A.-Fleming, 25000 Besançon, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Plus d'un quart de siècle après la découverte du parvovirus B19 (B19), la question de la sécurité des produits sanguins labiles (PSL) vis-à-vis de ce virus et celle de son dépistage transfusionnel éventuel ne sont pas résolues. Bien que son mode de contamination habituel soit la voie aérienne, le virus peut être transmis par un PSL. La prévalence estimée des dons de sang virémiques est comprise entre 1/625 et 1/50 000, taux qui dépende de la sensibilité de la technique de détection et de la période de l'année, en raison de l'existence de pics épidémiques. Les pathologies liées au virus sont souvent bénignes, mais une contamination transfusionnelle peut avoir des conséquences graves chez trois types de receveurs : (i) ceux atteints d'hémolyse chronique et non encore immunisés, chez lesquels le B19 peut être responsable d'une anémie centrale profonde ; (ii) les malades immunodéprimés, chez lesquels, la virémie peut devenir chronique et s'accompagner d'une anémie intense, voire d'une aplasie ; (iii) les femmes enceintes non immunisées, chez lesquelles le foetus court un risque d'anasarque. Il pourrait ainsi être proposé de réserver, pour ces trois catégories de receveurs, des PSL sélectionnés comme issus de dons recueillis en dehors de la phase hautement virémique de primo-infection. L'identification de tels dons pourrait certes s'effectuer par un dépistage génomique viral (DGV) du B19, mais une autre possibilité, plus simple et moins coûteuse, serait de sélectionner les donneurs immunisés et se situant à distance de leur propre primo-infection, autrement dit des sujets immunisés, positifs pour l'anticorps IgG spécifique et négatifs pour l'anticorps IgM ou positifs pour l'IgG à deux reprises avec un recul de quelques mois. Il reste le problème, non encore résolu, du risque transfusionnel, chez les receveurs immunodéprimés, des virémies basses chroniques telles qu'on les observe chez environ 1 % des donneurs positifs pour l'IgG anti-B19. Leur dépistage, qui ne pourrait reposer que sur un DGV de très haute sensibilité, n'aurait quelque légitimité que si l'infectiosité des PSL dont ils sont issus était démontrée. Dans la négative, le dépistage des dons à risque d'avoir été collectés pendant la phase de primo-infection à travers la seule recherche de la présence de l'IgG spécifique sur quelques mois et dont les PSL seraient utilisés chez les receveurs à risque définis plus haut apparaît comme une stratégie préventive suffisante.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

More than 25 years after the discovery of the parvovirus B19 (B19), the issue of the safety of blood components and the screening of this virus in blood donations is still debated. Although more often transmitted by respiratory route, B19 may also be transmitted by transfusion of blood components. This risk of exposure has been estimated to a frequency ranging from 1/625 to 1/50,000, according to the sensitivity of the detection methods and to seasonal epidemiologic circumstances. Usually, B19 is responsible for benign pathologies. However, such an infection can have a serious clinical outcome in three categories of susceptible recipients: (i) patients with shortened red cell survival (thalassemia major, sickle cell disease, other hemolytic diseases); (ii) immunocompromised patients (previously exposed to B19 or not) (iii) and pregnant women (not previously exposed the B19), with a risk of hydrops fetalis or of intrauterine death. Selected blood components, not collected during the short but highly viremic pre-seroconversion phase, could be reserved for these three groups of at-risk recipients. The screening of such viremic donations could be performed with nucleic acid testing (NAT), but an alternate strategy could be the selection of B19 immunised donors far from the primo-infection (positive for B19 IgG and negative for B19 IgM, or only positive for IgG at two controls distant of several months). However, the existence of persistently B19-infected individuals carrying B19 DNA despite the presence of specific IgG (estimated at 1% of blood donors) could constitute a potential threat for transfused immunocompromised recipients. The screening of such donors, which could be performed through a very highly sensitive NAT, would be justified only if the infectivity of such blood donations is demonstrated. If not, a screening of blood donors positive for B19 IgG would be a sufficient preventive measure.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Parvovirus B19, Sécurité transfusionnelle, Dépistage génomique viral

Keywords : Parvovirus B19, Blood safety, Nucleic Acid Testing


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Vol 13 - N° 4

P. 235-241 - octobre 2006 Retour au numéro
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  • Residual risk of HIV, HVB and HCV transmission by blood transfusion between 2002 and 2004 at the Abidjan National Blood Transfusion Center
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