|
Frédéric Lardeux a, b, ⁎ , Vicente Quispe b, Rosenka Tejerina a, b, Roberto Rodríguez c, Libia Torrez a, Bernard Bouchité a, b, Tamara Chávez b
a Institut de recherche pour le développement (IRD), UR Caractérisation et contrôle des populations de vecteurs', C.P. 9214, La Paz, Bolivia b Instituto Nacional de Laboratorios de Salud (INLASA), Rafael Zubieta no 1889, Miraflores, Casilla M-10019, La Paz, Bolivia c Escuela Técnica de Salud Boliviano-Japonés de Cooperación Andina, Avenida Aniceto Arce 440, Cochabamba, Bolivia
Corresponding author.Anopheles pseudopunctipennis est lʼun des principaux vecteurs du paludisme dans les régions andines dʼAmérique du Sud. Peu de données expérimentales existent pour cette espèce, car elle est peu disponible en laboratoire en raison de son statut eurygame, qui rend son élevage difficile. En effet, les sexes ne sʼapparient pas naturellement dans les cages dʼinsectarium. Une manière contourner ce problème est de forcer artificiellement lʼaccouplement. Toutefois, cette technique est lente, nécessite lʼintervention dʼun technicien particulièrement entraîné et nʼest pas adaptée à la production de masse dʼinsectes, qui est parfois nécessaire pour certaines recherches expérimentales. Cette étude présente une technique basée sur lʼexposition des moustiques adultes à une lumière stroboscopique bleue durant une vingtaine de minute pendant plusieurs nuits, qui les incite à copuler dans les conditions du laboratoire. Après quelques générations de ce traitement, une souche qui se reproduit seule et naturellement a été obtenue. La technique est simple, peu chère et est vraisemblablement performante quelle que soit la souche dʼAn. pseudopunctipennis considérée. Pour citer cet article : F. Lardeux et al., C. R. Biologies 330 (2007).
Keywords : Anopheles pseudopunctipennis , Colonization, Forced mating, Natural mating, Insectary Mots-clés : Anopheles pseudopunctipennis , Élevage, Copulation forcée, Copulation naturelle, Insectarium
|