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RFL - Revue francophone des laboratoires
Vol 42, N° 444  - juillet-août 2012
p. 3
Doi : RFL-07-08-2012-42-444-1773-035X-101019-201202884
ÉDITO

Industrie du diagnostic in vitro : du SFRL au SIDIV
 

RFL

Il s’appelait SFRL, Syndicat des fabricants de réactifs de laboratoires depuis 35 ans. Appellation plus technique que médiatique, mais comme les réactifs permettent des diagnostics réalisés in vitro (éprouvette, boîte de Pétri), autant dire ce que font ces fabricants : des systèmes de diagnostic in vitro. D’où afin que nul n’en ignore : SIDIV, Syndicat de l’industrie du diagnostic in vitro1.

Révolution sémantique qui entérine l’image à laquelle la profession veut être assimilée, qui survient alors que la biologie française s’adapte à une réforme imposée par la Commission européenne et qui l’a mise au balcon médiatique. Ce qui a permis à l’opinion publique d’entendre (?) que c’est une spécialité médicale que pratique un biologiste médical via des méthodes de diagnostic high tech développées par une industrie ad hoc, qui s’est aussi engagée à accompagner les LBM vers leur accréditation Cofrac.

C’est comme si biologiste et IDIV étaient dans un mode à part. La biologie médicale est méconnue, restée longtemps hors du champ des mouvements de la médecine, disait Yves Quinchard, président du SIDIV, aux médias non biologiques. Comprendre : recherche médicale et médecine clinique ont su médiatiser leurs avancées (elles continuent d’en user et abuser). Ce qui est faux, bien sûr : l’IDIV est engagée elle aussi dans la R & D (l’industrie pharmaceutique s’en glorifie à juste titre) : marqueurs biologiques, réactifs, méthodes de détection, automates analyseurs d’échantillons issus du corps humain.

Précisément, au moins 70 % des décisions médicales sont basées sur un ou des examens de biologie médicale, rappelait une fois encore Yves Quinchard aux journalistes non versés en biologie. Mais alors, quelle visibilité pour cette spécialité qui bénéficie des productions d’une industrie au moins aussi innovante que l’industrie du médicament ? Biologistes et IDIV regrettent d’être si peu connus et pourtant ils gagnent à l’être. Pourquoi ? La réponse est sans doute ce rappel du président du SIDIV : les patients ne voient pas le biologiste, ni ses machines, ils présentent leur ordonnance, ils vont au prélèvement, ils reviendront au comptoir récupérer leurs résultats, ils paient… et revoient leur médecin prescripteur pour un éventuel traitement.

L’IDIV c’est la face cachée de l’acte biologique. Le biologiste sait ce qu’il lui doit, les patients non. Un nouveau sigle n’y changera rien. Voire…


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