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Annales de chirurgie
[00000038]
Doi : 10.1016/S0003-3944(02)00040-8



Quelques chirurgiens, anatomistes picards de la Renaissance

Several Picard Surgeons and anatomists of the Renaissance




M. Laude
* 
Laboratoire d'anatomie et organogenèse, doyen honoraire de la faculté de médecine d'Amiens, 3, rue des Louvels, 80000  Amiens ,  France

© 2003  Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS. All Rights Reserved.

« Pour bien comprendre une Science, il faut en connaître l'Histoire... »

Auguste COMTE

La Renaissance voit se développer l'esprit de méthode, le sens de l'observation anatomique qui est à la base de la connaissance du corps humain, connaissance indispensable au scalpel des chirurgiens.

Ce vent novateur va souffler en terre picarde, sur quelques têtes bien faites qu'allaient ceindre les lauriers de la postérité.

Nous sommes dans les années 1450. La prise de Constantinople par les Turcs essaime les savants byzantins qui ramènent avec eux les manuscrits des bibliothèques des monastères où s'entassaient les livres anciens des médecins grecs, ignorés pendant tout le Moyen Âge.

Mille quatre cent trente-six a vu Gutenberg inventer les caractères typographiques mobiles et l'impression de quelques 13 000 incunables assurera la diffusion des traductions d'Hippocrate et de Galien entre 1450 et 1500, avec ce culte du magister dixit qu'allait secouer l'assaut des idées nouvelles et, non sans peine, détrôner.

Pour comprendre la difficulté de la chronologie de mon propos, j'ajouterai qu'il faut attendre 1524 pour qu'une décision du synode de Seez enjoigne aux curés, sous peine d'une amende de 50 livres tournois, de tenir des registres de baptême en y inscrivant noms et surnoms des enfants et ceux de leurs parents.

Mille cinq cent vingt-quatre, c'est l'année où Jehan Tagault est reçu docteur en médecine à Paris où il est arrivé de son village natal, vers 1520 si l'on en croit la « Notice sur les hommes célèbres de la faculté de médecine de Paris » que Hazon fit paraître en 1778.

Cerisy-Buleux, petit village de l'arrière pays de la côte picarde, où sa famille vécut dans l'anonymat pendant plusieurs générations, a dû voir naître Tagault vers 1490, à moins qu'il ne soit venu en la capitale, passé la quarantaine, voire plus si l'on songe qu'il était doyen de l'école de médecine de Paris depuis 1 an lorsqu'il statua sur le sort de Sylvius alors âgé de 57 ans et sur celui de Fernel, âgé de 50 ans.

Son accession au décanat en 1534, ses qualités de Maître qui lui valurent d'occuper cette fonction la plus haute pendant 4 années de suite, honneur rare dans ce temps-là comme dans d'autre, prouvent, s'il en était besoin, la présence chez Tagault d'une sagesse, d'une vigilance et d'une valeur intrinsèque de l'expérience que l'âge lui avait apportée : il n'est pas alors impensable de situer sa naissance vers 1480.

Il avait cette vigueur du Patron d'une toute puissante mais toute jeune corporation qui doit, à cette époque, se battre contre les empiriques venus tout droit du Moyen Âge, qui se servaient de l'astrologie pour séduire le peuple.

Le doyen Tagault obtint des autorités d'alors, qu'une amende de 100 marcs d'argent fût imposée aux charlatans à la première preuve de leur activité frauduleuse et que la récidive fût punie de prison.

Ses tâches administratives ne l'empêchaient cependant pas de porter une partie de ses efforts sur la médecine et sur la chirurgie.

Mille cinq cent trente-sept le voit publier un « Commentaire sur les médications purgatives par les simples » en deux livres dont le premier comprend les lois et canons universels de la pharmacopée de Jehan Mesue qui avait, à Bagdad, une école de médecine arabe renommée dès le 9e siècle et dont le second livre expose les recettes.

La même année 1537, il publie la 1re édition du « De Chirurgica Institutione libri quinque » dans lesquels les schémas d'anatomie exacts certes mais quelque peu curieux et décorés comme à l'époque, voisinent avec le siège des plaies par arme blanche, avec les techniques d'extraction des lances, avec les instruments de chirurgie, ceux de la trépanation, des pinces à débrider des plaies ou des modèles d'attelles de réduction de fractures qui ne doivent rien à celles que nos grands-parents connurent.

La « Chirurgie de Maistre Jehan Tagault » est publiée en français pour la seconde édition en 1543 à Paris, pour celle de 1547 à Lyon et en latin pour celle de 1620 à Francfort. Tagault y développe des chapitres entiers sur les tumeurs contre nature, sur les plaies récentes et sanglantes, sur l'ecchymose et les ulcères, sur le traitement des luxations, sur le traitement des fractures, où il insiste sur le pouvoir de l'os « a engendrer le porus es fracture », en d'autres termes, la solidité du cal.

Considéré comme un restaurateur de l'art chirurgical en France, il publie en 1545 un commentaire des oeuvres de Gui de Chauliac, en 5 volumes, qui ont dû servir de bible à tous les chirurgiens des deux siècles qui suivirent.

La mort le surprend le 28 avril 1546, alors qu'il prépare l'adjonction d'un sixième volume sur la matière chirurgicale, avec Jacques Hollier à qui il a légué le devoir de le publier.

Tagault fut un grand oublié de l'histoire de la médecine et on ne voit guère son nom cité dans les traités... Cerisy-Buleux vaut bien Bourg-Hersent où naquit Ambroise Paré, mais la mode a de ces injustices que la vérité historique ne saurait pardonner... une rue d'Amiens porte son nom... à Allery, autre petit village picard du Vimeu, chez Monsieur Pruvost, il reste (Fig. 1) ce portrait du « Médecin de la famille », Jehan Tagault du 16e.

Louis XI gouverne la France, quand en 1478 Nicolas Dubois, simple artisan tisserand, camelot de son état, séjourne avec sa quatrième épouse à Loeuilly, Diocèse d'Amiens, paroisse de Conty, appelé Lomilly par les historiographes portugais de l'Eponimias Anatomicas et Louvignies par certains historiens français.

Jacques Dubois va y naître et venir grossir la famille de 15 enfants, nés de mariages successifs. Parmi les neuf fils des 12 enfants survivants, c'est à son frère François, l'aîné, que Jacques dût son Ascension.

François était devenu recteur du collège de Tournai, à Paris. Ayant fait venir Jacques, il lui apprit le grec, l'hébreu, le latin, la grammaire. Jacques, doué qu'il était pour l'étude, devint vite un jeune savant.

Avec Jacques Le Fèvre, picard comme lui, il apprend la mathématique. Il invente des machines utiles au commerce des rivières dont il vend les brevets au prévôt des marchands et échevins.

Comme on le faisait à l'époque, il latinise son nom et pour se différencier de Jacques Del Boe, un iatrochimiste flamand, il se fait appeler Sylvius pour, dira-t-il avec humour, être un homme « de bois » et non pas Ligneus, un homme « de bûche ».

C'est, au demeurant, un parfait grammairien : il publie des poèmes latins, un livre « sur l'ordre et la manière de lire un auteur ». En 1531, il publiera d'ailleurs une grammaire latine et française et nous lui devons en orthographe l'accent aigu sur l' « ê » pour le distinguer de l' « e » muet !

Ses talents d'orateur et sa culture lui permettent, chez son premier Maître le chirurgien Guillaume, de donner un enseignement original d'anatomie et de pathologie, alors qu'il n'est pas gradué.

Les plaintes de l'université obligent Sylvius à quitter Paris pour Montpellier où il rencontre Rabelais, Copernic : il est l'ami de Rondelet et séjourne deux ans à Montpellier où il est immatriculé le 21 novembre 1529, âgé de 51 ans. La faculté abrégea son temps d'études et le reçut docteur en 1530.

Il refuse de payer les droits, par avarice et revint à Paris où il recommence à donner des leçons publiques au collège de Tréguier. Il n'est toujours pas gradué à Paris et ses ennuis recommencent, d'autant que ses cours font recette : cinq cents escoliers suivent les autopsies qu'il fait pratiquer par un barbier, commentant les textes de Galien et d'Hippocrate, montrant les os et les organes avec une baguette et complétant le tout par des démonstrations de botanique et des préparations de médications.

Il prend son premier degré auprès de l'université de Paris le 28 juin 1531, est reçu bachelier en 1532 et ne terminera pas le cursus de ses études. La renommée aidant, le 25 janvier 1535, sous la présidence de Tagault, doyen de la faculté, il fut décidé, les docteurs étant rassemblés, que ceux qui professaient en dehors des écoles pourraient désormais enseigner dans ces écoles et recevoir des honoraires de leurs leçons : cela fut statué en faveur de Jehan Fernel d'Amiens qui professe au collège de Cornouailles et de Jacques Sylvius, bachelier de la faculté de Paris et docteur de Montpellier, qui enseigne la médecine au collège de Tréguier... Bel exemple de fidélité picarde !

Sylvius est au sommet de la gloire de savant et de découvreur. Il a donné leurs noms aux muscles de notre corps ; il a montré que les artères du cerveau ne s'ouvrent pas dans les sinus de la dure-mère ; que la dure-mère n'est susceptible d'aucun mouvement puisqu'elle adhère à la surface interne du crâne ; que l'air ne peut passer des fosses nasales dans les ventricules du cerveau.

Sur le cerveau, il a décrit l'aqueduc, la scissure, la fosse, le ventricule qui portent son nom. Il décrit, le premier, le conduit péritonéo-vaginal : le premier il injecte une substance coagulable colorée qui, en se refroidissant, durcit les vaisseaux et permet de les disséquer : le premier, il décrit le muscle accessoire du long fléchisseur commun des orteils, appelé depuis « chair carre de Sylvius ».

Son enseignement s'étalait sur deux ans : anatomie, physiologie et hygiène la première année ; pathologie et thérapeutique la deuxième. Parmi ses élèves célèbres, citons Vesale le Belge, Ambroise Paré, Fernel, Bauhin, Servet qui décrira la circulation pulmonaire, Valeriola un des pères fondateurs de l'anatomie pathologique.

Il est, à cette époque, l'ami de Clément Marot, de Amyot. Les réactions aux idées nouvelles de la Renaissance vont prendre, un temps, le dessus sous François 1er : ne brûle-t-on pas Étienne Dolet en place de Grève !

Sylvius aborde alors la seconde partie de sa vie, celle de la résistance aux nouvelles découvertes.

Versale, le plus chéri de ses élèves, ose s'élever publiquement contre Galien : tenant le scalpel lors d'une dissection, il montre les valvules dans la lumière de la veine. Sylvius l'insulte, écrit un pamphlet intitulé « réfutation des blasphèmes d'un fou - Vesanus - contre les idées anatomiques d'Hippocrate et de Galien ».

Avec une mauvaise foi évidente, il va jusqu'à prétendre que la structure humaine a évolué depuis deux siècles ! Vesale le quitte pour écrire son « De Humani Corporis Fabriqua », suivi par Fernel et Bauhin.

Cela n'empêche pas Sylvius de faire fortune et d'accumuler les honneurs. Faubourg Saint-Marcel, il avait un jardin botanique où il démontrait les plantes ; ses cours lui rapportaient cent ducats d'or !

En 1550, François 1er le nomme au Collège de France, à la chaire de chirurgie, après le départ de Vidus Vidius.

Il écrit un « traité sur les évacuations périodiques des femmes » expliqué par Duret à ses étudiants, traduit en français par Guillaume Chrétien.

Il écrit un Mesue réformé sur la pharmacie et les médicaments simples, des consultations sur la goutte, sur la peste, sur la fièvre pestilentielle et la sueur anglicane.

Dans son « Livre de la Génération de l'Homme », on trouve, page 21, un exemple de la faconde du style réservé de Sylvius... ». Or, la semence humaine idoine à génération doit être blanche, glutineuse, glaubuleuse comme la gresse, splendide et claire, descendant au fond de l'eau, de l'odeur de fleur de palme ou de sureau et appetée des mouches qui y sont descendues, auxquelles elle est gracieuse à souhait !... »

Forte personnalité, colérique, mais de bonnes moeurs, chaste, ennemi des femmes, il vécut célibataire, s'élevant contre le relâchement des moeurs et les excès sexuels. Dans son traité sur la syphilis, il écrit : « Apprends à détester l'impudeur des putains, elle est pire que celle des chiennes. Apprends à mépriser leurs yeux éhontés, leurs gestes qui invitent à la luxure, le sourire hypocrite de leurs lèvres et leurs seins dressés pour perdre les hommes ».

Avare, il disait qu'il avait su écarter de sa maison, trois bêtes : le chien, le chat et la servante. Il eut pour domestique un garçon nourri de pain sec qui, avec le titre de disciple de Sylvius et quelques définitions qu'il avait retenues de son Maître, devint Docteur dans une université de province.

Il était de petite taille, les épaules carrées, le visage austère, la barbe épaisse, la chevelure blanche et longue (Fig. 2), la voie claire quoique rauque, mal vêtu d'une longue robe grise avec ceinture noire, coiffé d'un chapeau noir, c'est ainsi que nous le dépeint René Moreau.

Ladre au point de vivre sans feu même par les hivers les plus rigoureux, il s'échauffait en montant de la cave au grenier d'énormes bûches et portait de grandes bottes fourrées qu'il ne quittait jamais pour ne pas s'enrhumer ! Obligé d'allumer du feu pendant sa dernière maladie, il garda ses bottes pour ne pas se brûler les jambes et mourut botté, croyant dans son délire, pouvoir aller visiter les malades !

Henri Estienne, qui ne l'aimait guère, composa une « satire des morts » faisant dialoguer Charon avec Sylvius qualifié d'ocreatus - portant des jambières - pour ne pas payer le prix du passage de l'Achéron dont il cherchait le gué.

Ladre, il l'était au point d'avoir écrit un mémoire sur « la manière de nourrir à bon marché les escoliers pauvres » et ceux-ci lui rendirent bien la gratitude qu'il leur avait témoignée en répandant, le 13 janvier 1555, jour de sa mort, un distique fort irrévérencieux :

... Ici gît Sylvius auquel onc en sa vie

De donner rien gratis ne prit aucune envie

Et ors qu'il est mort et tout rongé de vers

Encore a dépit qu'on lise gratis ces vers... ».

On trouva une fortune, fruit de son avarice, de ses privations, en démolissant en 1616 les deux maisons qu'il possédait au faubourg Saint-Jacques et qu'il légua à sa mort, âgé de 77 ans, à son frère Jean, chanoine d'Amiens.

Il fut inhumé au cimetière des pauvres escoliers où il avait tenu, par testament, à être enterré sans frais, par ladrerie, accompagné néanmoins en grande pompe par ses pairs qui venaient rendre un dernier hommage à l'une des plus grandes figures de l'université de Paris.

Quelques décennies plus tard, la famille des Riolan va assurer la relève picarde à l'université de Paris. Jean Riolan, le père, né à Amiens en 1539 ou en 1542 pour d'aucuns, vient à Paris chercher ses degrés de Docteur.

En 1574, il enseigne au collège de Bonsecourt, la littérature, la philosophie, les langues anciennes. Puis il enseigne l'anatomie et la médecine en comptant parmi ses élèves Pazulli qui deviendra le premier médecin du roi du Danemark.

Ses qualités sont grandes puisqu'il est doyen de l'école de médecine en 1586. Il fait imprimer en 1601 à Leipzig une « Chirurgie complète » et il meurt en 1602 pour certains, en 1605 pour d'autres (Fig. 3).

Sa valeur est quelque peu ignorée tant la postérité va faire à son fils Jean Riolan le second, une auréole de gloire.

Il voit le jour, comme son père à Amiens en 1580. Par égard aux services rendus par le père, l'université le dispense des droits d'inscription et il est docteur en médecine en 1604.

Ses premières observations anatomiques datent de 1607 et quarante-cinq ans durant il va disséquer. Il demande au Roi la création d'un amphithéâtre d'anatomie.

Il démontre la plasticité des os de la symphyse pubienne lors de l'accouchement : il aperçoit les valvules de l'azygos et publiera une anatomie française, en forme d'abrégé, revue et corrigée et augmentée d'un petit traité anatomique des valvules ; il décrit la membrane valvulaire qui couvre la caroncule de l'urètre et empêche le reflux de la liqueur séminale ; il décrit les muscles du pharynx et ceux du bouquet stylien ; il découvre, le premier, le muscle ancôné du coude qu'il nomme l' « angon » qui dit-il, « répond au muscle (poplité) du genouil et l'on croit pour lors ce n'est qu'une partie du brachial externe qui s'étend jusqu'en ce lieu ».

Il étudie l'ostéologie du singe qu'il trouve voisine de celle de l'homme. Il donne la description d'un monstre thoracopage né en 1648 à Paris. Il compte Primeros, célèbre médecin anglais, parmi ses élèves.

Professeur royal d'anatomie, de botanique et de pharmacie, médecin ordinaire de Henri IV et de Louis XIII, il devint le premier Médecin de Marie de Médicis et la suivra dans sa retraite et dans sa disgrâce.

Esprit ardent, vif et caustique, il met la dernière main à un livre sur « des curieuses recherches sur les Écoles de Médecine de Paris et de Montpellier » qu'il ne peut publier en raison de la protection que Monsieur le Cardinal de Richelieu accorde à Renaudot.

Il avait une grosse tête, un front haut (Fig. 4) et c'était un travailleur acharné. Il parlait avec une clarté, une facilité et une érudition sans égales. Son livre d'anatomie fut imprimé en six éditions de 1608 à 1628.

De sa femme - qui était avare - il eut cinq enfants dont aucun des trois fils ne reprit le flambeau des Riolan. Il le transmit à Pecquet et à Bartholin.

Atteint de la pierre, il fut opéré une première fois en 1641, puis une seconde fois en 1642. Son mal empirant, porteur d'une ophtalmie sévère, il doit céder la Chaire à Guy Patin en 1654.

Il décède à l'âge de 77 ans, le 16 janvier 1657, de rétention d'urines et sa dépouille fut enterrée à Saint Germain l'auxerrois.

Je n'ai pas évoqué Jehan François Fernel qui se faisait appeler « Fernelius Ambianus », né à Montdidier en 1497 ou en 1506 pour certains ou né à Clermont en Beauvaisis en 1485 pour d'autres. Il ne fut pas chirurgien.

Ce grand médecin, savant, inventeur, anatomiste condisciple de Bauhin et de Vesale, déclarait... « la connaissance du corps humain est à l'art de guérir ce que la géographie est à l'histoire : c'est comme le sol sur lequel on s'appuie ».

Avec Riolan et Sylvius, ils ont tous trois, comme Tagault, une rue à Amiens et un amphithéâtre de notre faculté de médecine portent leur nom.

Mes compilations, mes extraits de conférence m'ont permis de parcourir le ciel étoilé de ces seigneurs de la Renaissance pour lesquels anatomie et chirurgie étaient indissociables.


© 2003  Éditions scientifiques et médicales Elsevier SAS. All Rights Reserved.

Fig. 1 :



Fig. 1 :

Portrait de Jehan Tagault.

Fig. 2 :



Fig. 2 :

Lithographie de Jacobus Sylvius.

Fig. 3 :



Fig. 3 :

Lithographie de Jean Riolan le père.

Fig. 4 :



Fig. 4 :

Lithographie de Jean Riolan le fils.