L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Si vous êtes abonné, veuillez vous identifier dans la zone Mon compte en haut à droite de l'écran.


Kinésithérapie-Médecine physique-Réadaptation
[26-145-A-10]
Doi : 10.1016/S1283-0887(07)44275-X
Électrothérapie. Électrostimulation
 

F. Crépon , a, f , J.-F. Doubrère b, g : Praticien hospitalier, M. Vanderthommen c : Chargé de cours, E. Castel-Kremer d : Praticien hospitalier, G. Cadet e
a École nationale de kinésithérapie et de rééducation, 12, rue du Val-d'Osne, 94410 Saint-Maurice, France 
f École nationale de chimie physique et biologie, 11, rue Pirandello, 75013 Paris, France 
b Centre hospitalier de Montereau, 1 bis, rue Victor-Hugo, 77875 Montereau cedex, France 
g Centre d'évaluation et de traitement de la douleur, Centre hospitalier Saint-Antoine, 184, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012 Paris, France 
c Département des sciences de la motricité, Université de Liège ISEPK B21 Sart-Tilman, 4000 Liège, Belgique 
d Hôpitaux Universitaires, 1, place de l'Hôpital, 67091 Strasbourg, France 
e École nationale de kinésithérapie et de rééducation, 12, rue du Val-d'Osne, 94410 Saint-Maurice, France 

Auteur correspondant.
Résumé

Les courants unidirectionnels ont des effets électrolytiques. Ils peuvent provoquer des brûlures chimiques s'ils sont mal appliqués. Ils sont utilisés notamment pour le traitement de l'hyperhidrose. Les courants bidirectionnels, plus efficaces, plus confortables et plus sûrs, sont utilisés pour l'électrostimulation antalgique et excitomotrice. L'étude de leurs paramètres permet de comprendre leurs propriétés biologiques et de définir les modalités optimales de stimulation. L'électrostimulation excitomotrice du muscle innervé utilise des courants de basse et de très basse fréquence. Les courants de très basse fréquence, excitomoteurs par secousses élémentaires, sont indiqués pour faciliter la circulation locale, la récupération musculaire et la relaxation. Les courants de basse fréquence, tétanisants, sont indiqués pour le renforcement musculaire et la rééducation fonctionnelle assistée. L'électrodiagnostic de stimulation, et notamment l'étude des chronaxies, permet de déterminer si le muscle est innervé ou dénervé. L'électrostimulation excitomotrice du muscle dénervé utilise des impulsions isolées unidirectionnelles ou alternées, de longue durée, adaptée à l'augmentation de la chronaxie, afin de produire des secousses élémentaires. L'électrostimulation antalgique fondée sur la théorie du gate control est préconisée pour le traitement des douleurs localisées. On utilise des courants de basse fréquence (50 à 100 Hz) et de basse intensité dont les impulsions sont de très brève durée (≤ 100 μs). Les électrodes sont placées sur le site de la douleur. L'électrostimulation antalgique basée sur le principe de la libération d'endorphines est préconisée pour le traitement des douleurs diffuses. On utilise des courants de très basse fréquence (< 10 Hz) et d'intensité élevée dont la durée des impulsions est comprise entre 200 μs et 2 ms. La surface des électrodes doit impérativement être supérieure à 100 cm2.


Mots clés : Électrothérapie, Électrodiagnostic, Électrostimulation excitomotrice, Électrostimulation fonctionnelle, Électrostimulation antalgique (TENS), Ionophorèse, Physiothérapie






Haut de page

© 2007  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.