Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Traitement par kétoprofène intraveineux d’une polyurie sévère survenue au cours d’une intoxication au lithium - 01/03/08

Doi : PM-09-2005-34-16-C1-0755-4982-101019-200506644 

D. Tran-Van,

P. Avargues,

P. Labadie,

Y. Hervé,

É. Dardare,

B. Fontaine

Voir les affiliations

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

pages 4
Iconographies 4
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Introduction Le lithium est un médicament à index thérapeutique étroit, largement utilisé en psychiatrie pour ses propriétés antipsychotique et thymorégulatrice. L’apparition d’un diabète insipide néphrogénique modéré est classique chez les patients traités au long cours. En revanche, peu de cas de polyurie hypotonique sévère sont rapportés au cours d’intoxication au lithium, alors qu’il s’agit d’un facteur aggravant. Il se pose alors le problème du traitement de ce diabète insipide néphrogénique sévère.

Observation Un homme de 42 ans a été admis en réanimation pour intoxication aiguë au lithium sur traitement chronique (lithémie = 2,6 mmol/L). La symptomatologie clinique comprenait des troubles neurologiques associés à une polyurie hypotonique sévère, dont l’évolution a été rapidement favorable après réhydratation par solutés hypotoniques et mise en route d’un traitement intraveineux par kétoprofène (100 mg x 3/24 h).

Commentaires L’action favorable des anti-inflammatoires non stéroïdiens repose sur leurs propriétés inhibitrices de la synthèse des prostaglandines. Ces dernières, produites en excès sous l’effet du lithium, diminuent les capacités rénales de réabsorption passive de l’eau libre. Quelques publications ont rapporté l’efficacité de l’indométacine. Cependant, l’utilisation de la voie orale ou intrarectale, seules formes galéniques disponibles, peut entraîner un retard d’action du médicament. Notre observation suggère que le kétoprofène par voie intraveineuse, avec un délai d’action rapide, peut être d’une aide précieuse dans le traitement des formes graves de diabète insipide néphrogénique induit par le lithium. Cependant, le risque d’altération de la fonction rénale lié aux anti-inflammatoires non stéroïdiens impose une gestion attentive de la réhydratation.

Abstract

Intravenous ketoprofen for severe lithium-induced polyuria

Introduction Although lithium has a narrow therapeutic range, it is widely used in psychiatry because of its antipsychotic and antidepressant properties. During long-term treatment, the onset of nephrogenic diabetes insipidus is common, but few cases of severe hypotonic polyuria, which would be an aggravating factor, have been reported. Appropriate treatment in such cases is an open question.

Case We report a case of acute lithium poisoning in a 42-year-old man, due to chronic lithium treatment (plasma lithium = 2.6 mmol/L). This patient, admitted to our intensive care unit, presented neurological disorders complicated by the early emergence of severe nephrogenic diabetes insipidus. After perfusion of hypotonic solution and intravenous treatment with ketoprofen (100 mg x 3/24 h), the polyuria improved rapidly.

Comments The beneficial action of nonsteroidal antiinflammatory drugs lies in their capacity to inhibit prostaglandin synthesis. Lithium causes excess production of prostaglandins, which decrease the ability of kidneys to reabsorb free water. Some publications report indomethacin to be effective in this case. Because it is available only in oral or rectal forms, however, its effect may be delayed. Our case suggests that intravenous ketoprofen, with its rapid onset of action, is effective in the treatment of severe lithium-induced nephrogenic diabetes insipidus. Rehydration must be strictly monitored because of the risk of renal failure connected with nonsteroidal antiinflammatory drugs.


Plan



© 2005 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 34 - N° 16-C1

P. 1137-1140 - septembre 2005 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • L’attitude des parents face à la fièvre de leurs enfants
  • J. Stagnara, J. Vermont, F. Dürr, K. Ferradji, L. Mege, A. Duquesne, J.-P. Ferley, B. Kassaï
| Article suivant Article suivant
  • Syndrome hyperéosinophilique associé à une pseudo-tumeur inflammatoire orbitaire
  • T. Zenone, P. Ligeon-Ligeonnet

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’achat d’article à l’unité est indisponible à l’heure actuelle.

Déjà abonné à cette revue ?

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.