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Évaluation de l’utilisation du Dexdor® (dexmedetomidine) en réanimation au CHU de Nantes - 25/02/16

Doi : 10.1016/j.phclin.2016.01.022 
Anne-Sophie Navarro 1, , Karim Lakhal 2, Sylvie Jaccard 1, Isabelle Rouiller-Furic 1, Bertrand Rozec 3, Jean-Claude Maupetit 1
1 Pharmacie, CHU de Nantes, 1, place Alexis-Ricordeau, 44000 Nantes, France 
2 Réanimation chirurgicale polyvalente, CHU de Nantes, 1, place Alexis-Ricordeau, 44000 Nantes, France 
3 Anesthésie, CHU de Nantes, 1, place Alexis-Ricordeau, 44000 Nantes, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

La dexmédetomidine est un agoniste sélectif des récepteurs α2 utilisé en réanimation pour une sédation légère à modérée du patient (score 0 à −3 sur l’échelle de Richmond ou RASS). Plusieurs études ont montré sa tolérance et son efficacité par rapport aux sédatifs de référence (propofol, midazolam) par diminution de la durée de ventilation mécanique, du délai d’extubation et des effets indésirables neurocognitifs. L’objectif de ce travail a été d’évaluer les pratiques de prescription et la tolérance du Dexdor®.

Matériels et méthode

Une étude rétrospective des prescriptions de Dexdor® en 2014 a été réalisée pour les services de réanimation chirurgicale polyvalente et thoracique. Les données recueillies ont été : âge, sexe, poids, motif d’hospitalisation, présence d’une atteinte cérébrale ou administration de catécholamines, posologie, mode de ventilation, score IGS II (Indice de Gravité Simplifié) et type de sédation mise en place avant, pendant et après l’initiation du Dexdor®. Il a été défini comme sédation profonde le midazolam>2,5mg/h, sufentanil>5μg/h, thiopenthal et/ou propofol>75mg/h et sédation intermédiaire les sédatifs suscités à faible posologie, neuroleptiques, autres benzodiazépines et/ou α2-bloquants. Pour évaluer la tolérance, ont été relevés les épisodes de bradycardie (fréquence cardiaque<50 battements par min) et d’hypotension (pression artérielle moyenne<65mmHg et/ou augmentation de la dose de noradrénaline). Nous avons noté si les patients ont été extubés dans les 24h précédant ou suivant l’arrêt de la sédation et la persistance d’une sédation dans les 24h suivantes.

Résultats et discussion

Trente-neuf patients ont reçu du Dexdor®, dont 77 % d’hommes, d’âge moyen 54ans et de poids moyen 77kg. Les motifs d’hospitalisation étaient : suites d’une chirurgie cardiovasculaire (26 patients), d’une greffe bipulmonaire (5) ou autres motifs (8). Le score IGS II moyen était de 40 avec 13 % de cérébrolésés et 69 % sous catécholamines. Tous étaient sous ventilation mécanique par sonde orotrachéale sauf 6 par canule de trachéotomie (exclus du pourcentage de patients extubés). La posologie moyenne était de 0,6μg/kg/h, la durée moyenne de 4 j et l’administration conjointe à d’autres sédatifs pour 69 %. Le motif d’induction était pour 64 % la sédation intermédiaire en vue d’un sevrage de sédation profonde (non précisé pour 6 patients). L’objectif de sédation a été prescrit dans 25 % des cas. La sédation a été maintenue pour 33 % et 61 % ont été extubés. Trente-et-un pourcent ont présenté un épisode d’hypotension et 8 % une bradycardie. Les effets indésirables ont entraîné l’arrêt du Dexdor® dans 2 cas.

Conclusion

Cette étude montre que le Dexdor® est utilisé aux posologies de l’AMM comme relai à une sédation profonde en vue d’extubation du patient sous ventilation mécanique. Une action d’amélioration identifiée est la prescription de l’objectif de sédation et l’identification des patients éligibles au Dexdor® dans un contexte de maîtrise des dépenses.

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Mots clés : Dexdor, Dexmédetomidine, Réanimation, Sédation


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Vol 51 - N° 1

P. 70-71 - mars 2016 Retour au numéro
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