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Une méthode d’analyse d’observance des traitements antirétroviraux à l’hôpital - 25/02/16

Doi : 10.1016/j.phclin.2016.01.024 
Adrien Borowik , Frederique Plassart, Christine Housset, Jean-Michel Descoutures
 Pharmacie, Victor Dupouy, 69, rue Lieutenant-Colonel Prudhon, 95100 Argenteuil, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

De nombreux patients atteints du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) se procurent leurs traitements antirétroviraux (ARV) chaque mois à la pharmacie à usage intérieur, ce qui permet leur suivi. Ces traitements requièrent une observance importante (≥ 95 %) pour maintenir des concentrations efficaces et limiter l’apparition de résistances. Cependant, peu d’outils objectifs existent actuellement pour l’évaluer. Notre but est de proposer une méthode alternative d’analyse de l’observance des patients.

Matériels et méthode

Quarante patients sont tirés au sort et leur historique informatique de rétrocession est extrait du logiciel de tarification. Une feuille de calculs standardisée compte les écarts de dates entre 2 dispensations successives. L’erreur d’observance est définit comme l’écart entre la date de fin théorique de la précédente dispensation et la date réelle de la venue du patient en rétrocession. On tient compte des réserves éventuelles du patient si celui-ci vient en rétrocession avant la fin de son précédent traitement. Le nombre total d’erreurs est ensuite rapporté à la durée totale de l’historique du patient. Le nombre de lignes de traitement, les molécules utilisées, l’âge et le sexe du patient sont également reportés.

Résultats et discussion

L’échantillon de patients est constitué de 55 % d’hommes pour 45 % de femmes, de 51ans d’âge moyen (de 18 à 74ans) et dont l’historique informatique en rétrocession remonte à 4,7 années en moyenne. L’observance globale est de 93 % (de 69,7 % à 100 %) mais seulement environ 2/3 des patients (n=25) ont une observance satisfaisante (≥ 95 %), tandis que 30 % se situent entre 80 % et 95 %, et 7,5 % en dessous de 80 %. Les patients suivent entre 1 et 5 lignes de traitement (moyenne de 2 ou 3). On observe aucune relation entre le nombre de lignes et l’observance. De même, on ne met pas en évidence de corrélation entre l’observance du patient et son âge ou son sexe, ce qui suggère peut être davantage l’importance du contexte socio-environnemental (précarité, maîtrise de la langue…). Parmi les molécules utilisées, certaines sont associées à une plus faible observance (efavirenz 80 %) que d’autres (darunavir 95,8 % et l’association tenoforvir/emtricitabine/efavirenz 96,1 %). La méthode proposée permet donc d’évaluer l’observance des patients suivis dans notre hôpital. Ses limites sont de surestimer l’observance en cas de perte de comprimés ou de prises à horaires variables et de la sous-estimer en cas d’achat de médicaments supplémentaires à l’étranger ou d’hospitalisation du patient.

Conclusion

Cette méthode permet une évaluation simple de l’observance. Son utilisation a été étendue à l’ensemble des patients bénéficiant de rétrocession d’ARV dans notre hôpital. Cela permet un contrôle en temps réel de l’observance du patient au cours de la dispensation, avec la possibilité d’orienter les patients non-observant en entretien d’éducation thérapeutique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Observance, Rétrocession, Antirétroviraux, Analyse, Éducation thérapeutique


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Vol 51 - N° 1

P. 71 - mars 2016 Retour au numéro
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