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Validation d’une méthode analytique de dosage du D-mannose par CLHP couplée à un réfractomètre - 25/02/16

Doi : 10.1016/j.phclin.2016.01.053 
Marion Evrard 1, , Véronique Planas 1, Sophie Dufay 1, Nouha Denguir-Rihane 1, Christelle Pinchon 1, Jean-Jacques Houri 2, Dominique Pradeau 1
1 Département laboratoire, AGEPS établissement pharmaceutique des hôpitaux de Paris (EPHP)–Assistance publique des Hôpitaux de Paris, 7, rue du Fer-à-Moulin, 75005 Paris, France 
2 Département des affaires réglementaires, pharmaceutiques et médicales, AGEPS établissement pharmaceutique des hôpitaux de Paris (EPHP)–Assistance publique des Hôpitaux de Paris, 7, rue du Fer-à-Moulin, 75005 Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le D-mannose (épimère en C2 du D-glucose) permet par supplémentation orale de traiter les patients souffrant du syndrome d’hypoglycosylation des protéines sériques. Cette pathologie extrêmement rare fait de ce produit un médicament orphelin à part entière. Il est mis à disposition par le pôle Établissement pharmaceutique de l’AP–HP afin d’être utilisé dans le traitement de cette pathologie. Dans le cadre des bonnes pratiques de fabrication, les matières premières utilisées pour la fabrication des médicaments doivent être contrôlées selon la Pharmacopée européenne. Le mannose ne possédant pas de monographie à la Pharmacopée européenne ni à d’autres pharmacopées, nous nous sommes inspirés au laboratoire de contrôles de la monographie du glucose anhydre afin de créer notre propre monographie interne, au regard du schéma de synthèse du D-mannose. Cependant, pour pouvoir faire cela, il est nécessaire de valider les différentes méthodes selon les guidelines ICH. L’objectif est donc ici de valider la méthode de dosage du D-mannose par CLHP couplée à un réfractomètre.

Matériels et méthode

Utilisation d’une CLHP Dionex avec une colonne échangeuse d’ions Carbohydrate Ca 30cm×6,5mm×10μm et thermostatée à 70°C. La phase mobile est de l’eau ultrapure utilisée à un débit de 0,5mL/min avec une détection réfractométrique.

Résultats et discussion

La méthode de détection par réfractométrie est une méthode universelle et peu sensible. Elle est utilisée pour la détection des sucres puisque ceux-ci sont non chromophores et, de ce fait, n’absorbent pas dans l’UV. En s’intéressant au procédé de fabrication de notre matière première, on s’aperçoit que le mannose est obtenu par épimérisation du glucose et qu’ils sont ensuite séparés à l’aide d’une résine polymère. Le glucose est donc une impureté potentielle de notre matière première. De plus, afin d’en améliorer la sélectivité, on ajoute, au moment de l’analyse de la spécificité, un isomère du D-mannose, le D-fructose, pour montrer que notre méthode est suffisamment résolutive.

Les analyses ont montré que notre méthode était spécifique vis-à-vis du glucose et du fructose et que le dosage était linéaire sur la gamme étudiée (0,8 à 1,2mg/mL). De plus, celle-ci est exacte puisque nous obtenons un faible intervalle de confiance [99,33 % ; 99,99 %] et elle est aussi fidèle puisque nous obtenons un coefficient de variation de répétabilité et de fidélité intermédiaire inférieurs à 2 %.

Les limites de détection (LOD) et de quantification (LOQ) du D-glucose ont également été calculées. Nous retrouvons alors des limites très basses : LOD=1,6μg/mL (soit 0,03 %) et LOQ=4,9μg/mL (soit 0,098 %), ce qui est bien inférieur à la spécification fixée au laboratoire, à savoir glucose<1 % de la masse de D-mannose.

La robustesse n’a pas été étudiée dans le cadre de cette étude mais fera l’objet d’une étude complémentaire.

Conclusion

La méthode mise en œuvre au laboratoire de contrôles pour le dosage du D-mannose par CLHP couplée à un réfractomètre répond aux référentiels en vigueur pour les paramètres étudiés. Par conséquent, elle sera désormais appliquée au contrôle de la matière première à réception d’un nouveau lot de D-mannose en production.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Validation analytique, D-mannose, CLHP-RI, Médicament orphelin


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Vol 51 - N° 1

P. 85 - mars 2016 Retour au numéro
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