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Le syndrome d’intolérance aux odeurs chimiques : expérience d’une consultation de pathologie professionnelle et environnementale - 18/03/16

Doi : 10.1016/j.neurol.2016.01.358 
Dominique Aline Dupas
 Consultation de pathologie professionnelle et environnementale, CHU, immeuble Le Tourville, 44093 Nantes cedex 1, France 

Résumé

Le syndrome d’intolérance aux odeurs chimiques (SIOC) est la dénomination française usuelle d’une affection nommée Multiple Chemical Sensitivity en Anglais et qui s’intègre dans le cadre de l’« Idiopathic Environmental Intolerance » (IEI) ; ce syndrome regroupe l’intolérance aux odeurs et l’intolérance aux champs électromagnétiques, plus communément appelée « électrosensibilité ».

L’affection touche des patients âgés en moyenne de 45ans, ayant un bon niveau d’éducation, qui se plaignent d’un grand nombre de symptômes, touchant plusieurs organes, en particulier les voies respiratoires, le système nerveux et l’appareil digestif, alors que l’examen clinique et le bilan biologique sont toujours normaux. Ils sont convaincus d’être allergiques ou intoxiqués.

Le nombre et la variété des symptômes qui n’entrent dans aucun cadre nosologique connu et qui sont souvent apparus après un évènement tel que l’emménagement dans des locaux neufs (ou rénovés) ou l’exposition à des produits odorants tels que peintures, solvants, colles doit attirer l’attention du praticien, d’autant que l’entourage familial ou professionnel exposé au même environnement est indemne.

Il faut alors poser la question clé : supportez-vous les odeurs de la vie courants telles que détergents ménagers, eau de javel, sprays, parfums et cosmétiques, carburant, gaz d’échappement, vernis, insecticide… ? Une réponse négative permet de poser cliniquement le diagnostic qui sera confirmé facilement par l’auto-questionnaire QEESI, simple, rapide et fiable. (QEESI-French.pdf)

L’affection, décrite dans les années 50 aux USA par Randolph, a été redécouverte en France au début des années 90 dans les consultations de pathologie professionnelle (32 en France) devant des patients adressés pour suspicion d’intoxication mais qui ne remplissaient ni les critères cliniques ni les conditions d’exposition adéquats.

Nous rapportons une série de 201 patients vus entre 2001 et 2015 à la consultation de pathologie professionnelle et environnementale du CHU Nantes.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : MCS, SIOC, Idiopathic Environmental Intolerance


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Vol 172 - N° S1

P. A151 - avril 2016 Retour au numéro
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