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Rêve partie - 18/03/16

Doi : 10.1016/j.neurol.2016.01.364 
Laurent Guilloton 1, , Frédéric Canini 2, Isabelle Landreau 1, Céline Chanial 1, Audrey Admirat 3, Christian Scheiber 4, Alain Drouet 1
1 Neurologie, HIA Desgenettes, 69275 Lyon, France 
2 Unité de neurophysiologie du stress, IRBA, 91223 Brétigny-sur-Orge, France 
3 Unité E2, centre de rééducation Henry-Gabrielle, 69230 Saint-Genis-Laval, France 
4 Médecine nucléaire, GHE, 69677 Bron cedex, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Depuis plus de 25ans, la consommation de drogues illicites est indissociable des « rave party ». Parmi les drogues les plus utilisées, il faut citer le MDMA, puisque sa consommation est estimée jusqu’à couvrir 85 % des prises de drogues dans ces populations. Pourtant cette utilisation festive se fait au mépris des risques sanitaires et neurologiques de ce produit. Les auteurs rapportent l’observation d’un patient âgé de 31ans qui aura présenté au décours d’une rave party un coma toxique rapporté au MDMA, ayant laissé comme séquelles des troubles neurologiques avec un syndrome korsakovien. L’atteinte préférentielle des noyaux gris centraux, plus particulièrement des thalami et du pallidum, avec un mécanisme initialement vasculaire est discutée avec en appui l’imagerie IRM et le PET au 18FDG. Cette topographie n’est pas surprenante car ce sont des sites d’efférence dopaminergique et sérotoninergique. En effet, le MDMA est réputé pour entraîner un syndrome sérotoninergique en phase aiguë et une destruction des terminaisons dopaminergiques et sérotoninergiques. Le mécanisme lésionnel passe une excitotoxicité ainsi qu’une incapacité réguler le flux des radicaux libres. Des facteurs favorisants aggravants existent comme l’exercice physique (« dance floor ») et l’hyperthermie, laquelle était rapportée chez ce patient. Par certains égards, ces mécanismes physiopathologiques peuvent se rapprocher des conséquences encéphaliques des coups de chaleur d’exercice.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : 3-4-Méthylénédioxyméthamphétamine, Neurotoxicité, Encéphalopathie


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Vol 172 - N° S1

P. A153-A154 - avril 2016 Retour au numéro
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