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Évolution des idées sur les signes moteurs et psychiques de la maladie de Parkinson de 1817 à 1926 - 18/03/16

Doi : 10.1016/j.neurol.2016.01.369 
Emmanuel Broussolle 1, , Teodor Danaila 1, Chloé Laurencin 1, Émilien Bernard 1, Léon Tremblay 2, Véronique Sgambato-Faure 2, Stéphane Thobois 1
1 Neurologie C, hôpital neurologique Pierre-Wertheimer, 69003 Lyon, France 
2 Équipe ganglions de la base, centre de neurosciences cognitives, CNRS UMR 52-29, 69500 Bron, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Depuis 1817 et la publication de Parkinson (Londres), les connaissances sur la maladie de Parkinson ont connu des progrès considérables durant les 100ans suivants. L’auteur décrit le tremblement de repos, la festination, l’attitude en flexion, et l’apparente paralysie des membres. Entre 1840 et 1860, ce travail est mentionné dans les ouvrages britanniques (Cook, Todd, et Marshal Hall qui propose le terme « paralysis agitans »), allemands (Romberg), et français (Trousseau). Charcot à La Salpêtrière à Paris, en 1872, fait l’enregistrement du tremblement, et individualise rigidité, anté- et rétro-pulsion, et la main parkinsonienne. Il propose le terme « maladie de Parkinson ». Benjamin Ball, à Sainte-Anne à Paris, caractérise en 1882 la dépression et les hallucinations. Gowers en 1888, à Londres, rapporte les formes familiales. En 1894, Brissaud à Paris reprend les troubles psychiques et caractérise l’apathie. Au tournant des xixexxe siècles, de nombreux auteurs s’intéressent aux troubles mentaux et à la démence. Les années 1915–1925 sont marquées par la description des syndromes parkinsoniens post-encéphalitiques. En 1923, Lewy propose le terme d’akinésie pour désigner le retard à l’initiation du mouvement. Entre 1920–1925, Cruchet à Bordeaux analyse la lenteur du mouvement qu’il appelle bradykinésie. Wilson à Londres en 1925 fait une analyse approfondie de l’akinésie et de l’augmentation du temps de réaction. Froment à Lyon en 1926 explore la rigidité parkinsonienne et décrit le signe du poignet figé (manœuvre de Froment). En 1922 à Genève, Naville fait la description magistrale de la bradyphrénie, dénommée de nos jours apathie. Durant les années 1920, Van Bogaert à Anvers et Jean Lhermitte à Paris décrivent l’hallucinose pédonculaire et ses rapports avec le sommeil et le rêve. Ainsi, entre 1817 et les années 1920 sont individualisés les signes essentiels de la triade motrice parkinsonienne et des troubles psychiques tels que nous les connaissons aujourd’hui.

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Mots clés : Histoire, Maladie de Parkinson, Charcot


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