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Lymphangioléiomyomatose pulmonaire : de la physiopathologie à la prise en charge - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.rmr.2015.10.005 
N. Chebib a, b, C. Khouatra a, R. Lazor a, c, F. Archer b, C. Leroux b, D. Gamondes d, F. Thivolet-Bejui e, J.F. Cordier a, b, V. Cottin a, , b
a Service de pneumologie, centre de référence des maladies pulmonaires rares, hôpital Louis-Pradel, hospices civils de Lyon, 8, avenue du Doyen-Lépine, 69677 Lyon cedex, France 
b UMR 754 Inra, université de Lyon, université Claude-Bernard Lyon 1, 69366 Lyon cedex, France 
c Unité des pneumopathies interstitielles et maladies pulmonaires rares, service de pneumologie, centre hospitalier universitaire vaudois, 1011 Lausanne, Suisse 
d Service de radiologie, hôpital Louis-Pradel, hospices civils de Lyon, 69677 Lyon cedex, France 
e Centre de pathologie Est, groupement hospitalier Est, hospices civils de Lyon, 69677 Lyon cedex, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

La lymphangioléiomyomatose (LAM) pulmonaire est une maladie rare qui affecte principalement les femmes jeunes.

État des connaissances

L’atteinte respiratoire est caractérisée par une destruction kystique multiple progressive du parenchyme pulmonaire. Les atteintes extra-pulmonaires comprennent des tumeurs rénales bénignes, les angiomyolipomes, et des masses lymphatiques abdominales, les lymphangioléiomyomes. Sur le plan physiopathologique, il existe une prolifération cellulaire liée en partie à la présence de mutations des gènes suppresseurs de tumeurs TSC1 et TSC2 (Tuberous Sclerosis Complex). Ces mutations induisent une activation de la voie mTOR qui constitue actuellement la principale cible thérapeutique. Les inhibiteurs de mTOR comme le sirolimus et l’évérolimus ont montré un effet bénéfique sur le déclin de la fonction respiratoire et sur la diminution de la taille des angiomyolipomes, mais ne sont nécessaires que chez certaines patientes.

Perspectives

Les cellules de LAM possèdent des capacités de migration médiées par la formation de néovaisseaux lymphatiques. Elles sont capables également de sécréter des métalloprotéinases favorisant leur pouvoir invasif. En outre, elles expriment des récepteurs aux estrogènes et à la progestérone, suggérant une implication des hormones sexuelles dans la physiopathologie de la LAM.

Conclusion

Une meilleure compréhension des mécanismes indépendants de la voie mTOR permettrait le développement de nouvelles approches thérapeutiques.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Introduction

Pulmonary lymphangioleiomyomatosis (LAM) is a rare disease affecting mainly young women.

Background

The respiratory manifestations are characterized by a progressive cystic destruction of the lung parenchyma. Extrapulmonary involvement includes benign renal tumours called angiomyolipomas and abdominal lymphatic masses called lymphangioleiomyomas. At the pathological level, the cellular proliferation found in LAM is in part due to the presence of mutations in the tumour suppressor genes TSC1 and TSC2 (Tuberous Sclerosis Complex). These mutations lead to the activation of the mTOR pathway, which is currently the main therapeutic target. mTOR inhibitors such as sirolimus or everolimus have shown a beneficial effect on the decline in pulmonary function and a reduction of angiomyolipoma size, but are necessary in only some patients.

Perspectives

LAM cells have migratory properties mediated by the formation of new lymphatic vessels. They are also able to secrete metalloproteases, which enhance their invasiveness. Moreover, the expression of estrogen and progesterone receptors by LAM cells suggests a possible role for sex hormones in the pathogenesis of the disease.

Conclusion

A better understanding of mTOR-independent mechanisms would allow the development of novel therapeutic approaches.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Lymphangioléiomyomatose, Sclérose tubéreuse de Bourneville, Protéine mTOR, Sirolimus, Angiomyolipome

Keywords : Lymphangioleiomyomatosis, Tuberous sclerosis, MTOR protein, Sirolimus, Angiomyolipoma


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Vol 33 - N° 8

P. 718-734 - octobre 2016 Retour au numéro
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