Retour de la contention en psychiatrie : perception des patients et soignants et considérations éthiques - 03/12/16

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Résumé |
Le retour en psychiatrie de la contention interroge, d’autant que c’est une pratique qui n’est pas sans danger et qui a un retentissement sur les patients, soignants et aidants.
Objectif |
Étudier, à travers un questionnement éthique, le processus décisionnel et la perception des patients et soignants confrontés à la contention.
Méthodes |
La réflexion, appuyée sur des données de la littérature, en particulier sur la typologie de Beauchamp et Childress, traitera successivement de la décision problématique de mise sous contention, puis du vécu des patients et soignants, avant d’essayer de dégager des perspectives pour réduire le recours à la contention ou en améliorer le vécu. La décision de mise sous contention confronte quotidiennement les soignants à des conflits éthiques entre, d’une part, les principes d’autonomie et de bienfaisance et, d’autre part, le principe de non-malfaisance, auquel on donne provisoirement priorité dans ce moment aigu de crise. Le vécu du patient soumis à la contention est négatif. Les soignants, quant à eux, ressentent de la frustration, de la culpabilité, de la tristesse, de la colère et de la peur. La contention peut représenter, selon eux, de la maltraitance. Pour changer cette pratique, nous proposons : un meilleur accompagnement du patient en faisant vivre les principes d’autonomie et de bienfaisance dans le soin ; redonner une place centrale aux réunions cliniques en psychiatrie ; la mise en place de séances d’éthique appliquée.
Conclusion |
La meilleure façon de prévenir la contention et son vécu douloureux semble être le questionnement perpétuel des pratiques.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
The comeback of restraint in psychiatry questions, especially as this is a practice that can be dangerous and has an impact on patients, informal and professional caregivers.
Objective |
The study of the perceptions of patients and caregivers facing restraint will be done through an ethical questioning.
Methods |
Our thinking is based on data from the literature, in particular on the typology of Beauchamp and Childress. We successively deal with the problematic decision to impose restraint, next the feelings of patients and caregivers, before trying to identify prospects to reduce the use of restraint or improve the feelings. The decision of restraint daily confronts caregivers with ethical conflicts between, on one hand, the principles of autonomy and beneficence, and on the other, the principle of non-maleficence, which is temporarily given priority in this acute moment of crisis. The experience of the patient undergoing contention is negative. Meanwhile, caregivers report frustration, guilt, sadness, anger and fear. According to them, restraint can be considered as abusive. To change this practice, we suggest: to provide better support to the patient by implementing principles of autonomy and beneficence in the care; to give a primary importance to psychiatric clinical meetings; to build sessions of applied ethics.
Conclusion |
The best way to prevent restraint and painful experiences seems to be the ongoing questioning of practices.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Éthique, Psychiatrie, Contention, Vécu, Éthique appliquée
Keywords : Ethics, Psychiatry, Restraint, Feelings of patients and caregivers, Applied ethics
Plan
Vol 13 - N° 4
P. 209-214 - décembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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