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Vaginose bactérienne et prématurité spontanée - 06/12/16

Doi : 10.1016/j.jgyn.2016.09.014 
G. Brabant
 Hôpital Saint-Vincent-de-Paul, GHICL, FLMM, 59000 Lille, France 

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Résumé

Objectif

Déterminer si la vaginose bactérienne est un marqueur de risque d’accouchement prématuré spontané et si son dépistage et son traitement peuvent réduire ce risque.

Méthodes

Consultation de la base de données Pubmed/Medline, Science Direct, et des rapports des sociétés savantes.

Résultats

La vaginose bactérienne (VB) est une dysbiose se traduisant par un déséquilibre de la flore vaginale à la faveur d’une multiplication des bactéries anaérobies et conjointement d’une disparition des lactobacilles réputés protecteurs. Son diagnostic repose sur les critères cliniques d’Amsel et/ou une coloration de Gram avec établissement du score de Nugent. La prévalence de la VB varie extraordinairement selon l’origine ethnique et/ou géographique (4–58 %), en France, elle est voisine de 7 % au premier trimestre de la grossesse (NP2). Le lien entre VB et accouchement prématuré spontané est faible avec des odds ratios compris entre 1,5 et 2 dans les études les plus récentes (NP3). Le métronidazole ou la clindamycine sont efficaces pour traiter la VB (NP3). Il est recommandé de prescrire l’un de ces antibiotiques en cas de VB symptomatique (accord professionnel). Le dépistage associé au traitement de la VB en population n’a pas montré de bénéfice dans la prévention du risque d’accouchement prématuré spontané (NP2). Concernant la population à bas risque asymptomatique (définie par l’absence d’antécédent d’accouchement prématuré), il n’a pas été démontré de bénéfice à dépister et à traiter la VB dans la prévention du risque d’accouchement prématuré spontané (NP1). Concernant la population à haut risque (définie par un antécédent d’accouchement prématuré), il n’a pas été démontré de bénéfice à dépister et à traiter la VB dans la prévention du risque d’accouchement prématuré spontané (NP3). Cependant, dans la sous-population des patientes ayant un antécédent d’accouchement prématuré survenu dans un contexte d’infection materno-fœtale bactérienne, il pourrait exister un bénéfice à dépister et à traiter précocement et systématiquement toute infection génitale basse, et en particulier de la VB (accord professionnel).

Conclusion

Le dépistage et le traitement de la VB au cours de la grossesse dans la population à bas risque asymptomatique ne sont pas recommandés dans la prévention du risque d’accouchement prématuré spontané (grade A). Dans la population à haut risque marquée par la seule notion d’antécédent d’accouchement prématuré, le dépistage et le traitement de la VB ne sont pas recommandés (grade C).

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Objective

To determine if bacterial vaginosis is a marker for risk of spontaneous preterm delivery and if its detection and treatment can reduce this risk.

Methods

Consultation of the database Pubmed/Medline, Science Direct, and international guidelines of medical societies.

Results

Bacterial vaginosis (BV) is a dysbiosis resulting in an imbalance in the vaginal flora through the multiplication of anaerobic bacteria and jointly of a disappearance of well-known protective Lactobacilli. His diagnosis is based on clinical Amsel criteria and/or a Gram stain with establishment of the Nugent score. The prevalence of the BV extraordinarily varies according to ethnic and/or geographical origin (4–58 %), in France, it is close to 7 % in the first trimester of pregnancy (EL2). The link between BV and spontaneous premature delivery is low with an odds ratio between 1.5 and 2 in the most recent studies (EL3). Metronidazole or clindamycin is effective to treat BV (EL3). It is recommended to prescribe one of these antibiotics in the case of symptomatic BV (Professional Consensus). The testing associated with the treatment of BV in the global population showed no benefit in the prevention of the risk of spontaneous preterm delivery (EL2). Concerning low-risk asymptomatic population (defined by the absence of antecedent of premature delivery), it has been failed profit to track and treat the BV in the prevention of the risk of spontaneous preterm delivery (EL1). Concerning the high-risk population (defined by a history of preterm delivery), it has been failed profit to track and treat the VB in the prevention of the risk of spontaneous preterm delivery (EL3). However, in the sub population of patients with a history of preterm delivery occurred in a context of materno-fetal bacterial infection, there may be a benefit to detect and treat early and systematically genital infection, and in particular the BV (Professional Consensus).

Conclusion

The screening and treatment of BV during pregnancy in asymptomatic low-risk population is not recommended in the prevention of the risk of spontaneous preterm delivery (grade A). In the population at high risk with the only notion of antecedent of premature delivery, screening and treatment of the BV is not recommended (grade C).

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Vaginose bactérienne, Microbiote vaginal, Grossesse, Accouchement prématuré, Fausse couche tardive, Biologie moléculaire, Chorioamniotite, Clindamycine, Métronidazole, Probiotiques

Keywords : Bacterial vaginosis, Vaginal microbiota, Pregnancy, Premature delivery, Late miscarriage, Molecular biology, Chorioamnionitis, Clindamycin, Metronidazole, Probiotics


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Vol 45 - N° 10

P. 1247-1260 - décembre 2016 Retour au numéro
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