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Pourquoi et comment soigner plus précocement les troubles psychotiques ? - 19/12/16

Doi : 10.1016/j.lpm.2016.07.011 
Vincent Laprevote 1, , 2, 3 , Ulrike Heitz 2, Paolo Di Patrizio 4, Erich Studerus 2, Fabienne Ligier 1, 5, Thomas Schwitzer 1, 3, Raymund Schwan 1, 3, 4, Anita Riecher-Rössler 2
1 Centre psychothérapique de Nancy, 1, rue du Dr-Archambault, 54520 Laxou, France 
2 Zentrum für Gender Research und Früherkennung, Universitäre Psychiatrische Kliniken Basel, Kornhausgasse 7, 4051 Basel, Suisse 
3 EA 7298, INGRES, université de Lorraine, 54000 Vandœuvre-lès-Nancy, France 
4 Université de Lorraine, faculté de médecine, 54000 Nancy, France 
5 Université de Lorraine, EA 4360, APEMAC, 54000 Nancy, France 

Vincent Laprévote, Centre psychothérapique de Nancy, 1, rue du Dr-Archambault, 54520 Laxou, France.

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Points essentiels

Les troubles psychotiques chroniques comme la schizophrénie sont des maladies qui débutent habituellement chez l’adulte jeune et qui peuvent être très invalidantes. Elles diminuent l’espérance de vie de 22ans en moyenne.

Les modèles actuels décrivent une installation progressive des troubles psychotiques. Ceux-ci peuvent être précédés d’un état mental à risque de psychose caractérisé par des symptômes désormais bien répertoriés.

Dans un système de soins tenant compte uniquement du premier épisode psychotique, la durée de maladie non traitée (DMNT) peut atteindre plusieurs années. Or cette DMNT a un impact direct sur le pronostic de la maladie.

Les recommandations internationales actuelles préconisent de réduire la DMNT en détectant et en intervenant précocement dans les états mentaux à risque de psychose. Cela permet également au patient de s’insérer dans les soins dans un moment où il est pleinement en état d’y consentir et d’y adhérer.

Le médecin généraliste est un acteur capital de la détection précoce des troubles psychotiques. La détection des états mentaux à risque de psychose en cabinet de médecine générale peut être réalisée par des moyens simples et standardisés que nous décrivons ici.

De nombreux pays dans le monde ont développé des centres de détection et d’intervention précoce pour les états mentaux à risque de psychose. Il est démontré que ces interventions diminuent nettement le risque de transition vers une psychose constituée et améliorent le pronostic.

Les données récentes concernant ces mesures de détection et d’intervention précoce constituent une avancée majeure dans la pratique de la psychiatrie. Il est désormais nécessaire de développer largement de telles mesures en France.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Key points

Chronic psychosis, as for instance schizophrenia, usually begins in young adulthood and may cause severe disability. It causes a mean loss of life expectancy of 22 years.

Actual models of psychosis do not trace the beginning of psychosis to the first franc psychotic episode only, but to earlier symptoms.

In a classical health system only considering the first psychotic episode, the mean duration of untreated illness (DUI) can last several years. Yet this DUI has a direct impact on the prognosis of the disease.

Actual international recommendations prescribe to early detect and treat at risk mental states of psychosis, thus reducing DUI. Such an attitude also helps the patient to integrate care in a moment where she/he is fully in condition to consent and to adhere.

Generalist practitioners are crucial actors of early detection. We describe here simple and standardized tools helping early detection of high-risk mental states of psychosis in primary care and the appropriate attitude to do it properly.

Numerous countries have developed early detection and treatment centers for psychosis. It has been established that such interventions clearly decrease the risk of transition towards chronic psychosis and improve the prognosis.

These recent data about early detection and intervention in psychosis are a major step forward in psychiatry practice. It is now necessary to largely develop such actions in France.

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Vol 45 - N° 11

P. 992-1000 - novembre 2016 Retour au numéro
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