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Ostéonécroses des maxillaires sous bisphosphonates - 22/12/16

[28-385-C-10]  - Doi : 10.1016/S0000-0000(08)53296-7 
J.-M. Maes a,  : Praticien hospitalier, M.-H. Vieillard b : Chef de clinique des Universités, assistant des Hôpitaux, G. Penel c : Maître de conférences des Universités, praticien hospitalier, G. Raoul a : Praticien hospitalo-universitaire, J. Ferri a : Professeur des Universités, praticien hospitalier, chef de service
a Service de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie, Hôpital Roger Salengro, Centre hospitalier régional universitaire de Lille, 59037 Lille cedex, France 
b Service de rhumatologie, Hôpital Roger Salengro, Centre hospitalier régional universitaire de Lille, 59037 Lille cedex, France 
c Centre Abel Caumartin, Centre hospitalier régional universitaire de Lille, 59037 Lille cedex, France 

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Résumé

Les bisphosphonates, en particulier de dernière génération, nitrogénés, couramment utilisés en pathologie bénigne ou maligne, et dans le traitement des hypercalcémies malignes, sont suspectés depuis 2003 d'être responsables d'une pathologie habituellement dénommée « ostéonécrose des maxillaires ». Cette affection serait liée à une inhibition durable de la résorption osseuse ostéoclastique et, pour les aminobisphosphonates, à un effet antiangiogénique responsable d'une nécrose osseuse avasculaire, préparant le terrain à une surinfection. Seuls les maxillaires sont intéressés. Il n'existe toutefois à ce jour pas de preuve scientifique formelle à ce phénomène. L'incidence de la maladie, à prédominance féminine, serait de 1 à 10 %, avec un effet-dose. Le rôle potentiel de comorbidités générales, notamment en pathologie néoplasique (altération de l'état général, chimiothérapie, corticothérapie...) reste à préciser. Néanmoins, le seul point commun à l'ensemble des patients est l'utilisation des bisphosphonates. Sur le plan local, la mauvaise hygiène et les gestes chirurgicaux invasifs sont fréquemment mais non nécessairement rapportés comme facteurs déclenchants. Cliniquement, les éléments caractéristiques sont au début un tableau inflammatoire avec mobilité dentaire inexpliquée, puis une exposition osseuse persistante, en particulier après extraction dentaire, et l'expulsion de séquestres, parfois dans un tableau infectieux avec fistule cutanée. Ostéocondensation, séquestres, ostéogenèse périostée et hyperfixation scintigraphique sont les aspects caractéristiques en imagerie. L'évolution est volontiers désespérante, rebelle aux traitements habituels des ostéites, parfois aggravée par des gestes chirurgicaux intempestifs. L'intérêt de la suspension des bisphosphonates est très discuté. Le diagnostic différentiel élimine les autres ostéites et une localisation néoplasique. Sur le plan thérapeutique, la mise en état de la cavité buccale préalable au traitement par bisphosphonates, avec hygiène dentaire parfaite, et le respect des structures osseuses et parodontales en cours de traitement, constituent la meilleure prévention de l'affection qui, après son déclenchement, ne relève que d'un traitement symptomatique (antibiothérapie, gestes chirurgicaux a minima).

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Ostéonécrose, Maxillaires, Bisphosphonates, Métastase osseuse, Myélome, Ostéoporose

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