Consommation de substances psychoactives chez des étudiants en pharmacie de l’université de Bordeaux - 01/03/17
, Amélie DaveluyRésumé |
Introduction |
La consommation de substances psychoactives (SPA), licites ou non, est un phénomène en voie de développement chez les lycéens et les étudiants.
Méthodes |
Enquête réalisée auprès des étudiants en pharmacie de 2e à 6e année de l’université de Bordeaux, entre octobre et décembre 2015. Le questionnaire anonyme en ligne (Google form®) ciblait les substances et le contexte de leur consommation (fréquence, ancienneté, etc.), avec un focus sur la MDMA. Il a été diffusé via Facebook® aux étudiants avec une relance une semaine plus tard.
Résultats |
Deux cent vingt-cinq étudiants ont répondu à l’enquête (âge moyen : 22 ans ; 76 hommes, 149 femmes). La majorité décrivait une consommation régulière d’alcool et de tabac, respectivement 214 (95 %) et 82 (36 %). Plus de la moitié (n=138, 61 %) avait expérimenté une autre SPA au moins une fois dans la vie. La prévalence de consommation au cours de l’année précédente était de 69 % et la prévalence de consommation au cours du mois précédent de 30 %. Les cinq premières SPA concernées (proportion de citations>10 %) étaient par ordre décroissant : cannabis, poppers, protoxyde d’azote, MDMA et cocaïne durant l’année ou le mois précédant l’enquête. Les médicaments ne dépassaient pas 5 %. La MDMA (n=12), était consommée surtout en soirée, sous forme de parachute. La consommation de SPA se faisait surtout dans un contexte festif, la majorité des répondeurs pensant ne pas être en situation d’addiction et n’émettant pas de doute sur la nature et la composition de la MDMA consommée.
Discussion |
L’interprétation de ces résultats doit être prudente en l’absence de vérification possible de la représentativité des répondeurs. Les cinq SPA les plus fréquemment citées par les étudiants consommateurs durant l’année précédent l’enquête étaient un peu différentes de celles en population générale (baromètre santé 2014) pour la classe d’âge 18–25ans en 2014 (cannabis, MDMA, cocaïne, poppers, champignons hallucinogènes), tandis que la proportion de consommateurs de cannabis était plus élevée que dans la population générale (28 %).
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Vol 72 - N° 1
P. 154 - février 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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