Les « lysergoïdes de synthèse » : une famille qui s’agrandit… - 01/03/17

Résumé |
Introduction |
Les dérivés de l’acide lysergique, en particulier les amides, naturels ou synthétiques, sont des composés utilisés par les adeptes des drogues récréatives à des fins hallucinogènes. Ces dernières années de nouveaux dérivés apparaissent sur le marché international et quelques cas apparaissent en France.
Méthodes |
Une revue de la littérature et des données Internet (forums et littérature « grise ») est réalisée.
Résultats |
À côté de composés naturels, tels le LSA (=ergine) contenu par exemple dans des graines d’Ipomea violacea, des dérivés ont été synthétisés depuis plusieurs décennies : en 1938, le plus connu est le LSD, puissant hallucinogène utilisé dans la culture « hippie » dans les années 1970 et revenu sur le marché dans les années 1990. Depuis 2008, de nouveaux signaux apparaissent sous forme de « trip-reports » à propos de nouveaux dérivés tel le PRO-LAD, dérivé 6-propyl du LSD, et à partir de 2012, une série émerge : AL-LAD, LSZ, ETH-LAD et tout récemment l’1-P LSD et le 1-P ETH-LAD. Les effets recherchés sont les hallucinations, distorsions visuelles et auditives et une expérience de type mystique. Les usagers rapportent des doses utilisées variant de quelques dizaines à quelques centaines de microgrammes par prise, certaines substances semblant moins actives (LSM-775) que d’autres (ETH-LAD, 1P-LSD), les premiers effets sont ressentis entre 30 à 120 mn après la prise et ont toutes une durée d’action de plusieurs heures : de 6–8 à plus de 12heures. Les effets non recherchés sont essentiellement liés à l’action sur les récepteurs 5HT : des troubles cardiovasculaires (tachycardie, hypertension) jusqu’au risque de syndrome sérotoninergique, en particulier lors d’association à d’autres psychotropes. Le risque de psychoses est réel.
Discussion |
Le mode d’action des nouveaux lysergoïdes dérivés du LSD et leur toxicologie se rapportent actuellement à ceux de la substance chef de file. En France, l’usage de ces nouveaux composés semble remonter au début des années 2010, portés par un statut d’alternative légale au LSD.
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Vol 72 - N° 1
P. 158 - février 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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