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Syndrome douloureux régional complexe de type 1 du membre supérieur et thérapie du miroir en phase subaiguë d’un AVC : comparaison de deux protocoles par la méthode SCED - 11/03/17

Doi : 10.1016/j.neurol.2017.01.181 
Clémence Vidal 1, , Bagot Erwan 2, Agata Krasny-Pacini 3, Marie-Eve Isner-Horobeti 1
1 Hôpital de jour, institut universitaire de réadaptation, Clemenceau, Strasbourg, France 
2 Rééducation neurovasculaire, institut universitaire de réadaptation, Clemenceau, Strasbourg, France 
3 Rééducation cognitive, institut universitaire de réadaptation, Clemenceau, Strasbourg, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La thérapie miroir est un traitement antalgique efficace du syndrome douloureux régional complexe type 1 (SDRC-1) du membre supérieur, fréquemment rencontré après un AVC. Mais quel protocole appliquer ?

Objectifs

Faut-il privilégier une mobilisation distale ou proximale du membre supérieur, lors du traitement du SDRC-1 du membre supérieur par thérapie miroir, dans les six mois suivant un AVC ?

Patients et méthodes

Il s’agit d’une étude expérimentale en cas unique (SCED), en lignes de base multiples à travers trois patients. Chacun réalise les deux protocoles, répartis aléatoirement : mobilisation distale et mobilisation proximale du membre supérieur. La douleur, critère de jugement principal, est évaluée sur une EVA quotidiennement. La fonction et la motricité du membre supérieur sont respectivement évaluées par le Frenchay Arm Test (FAT) et l’auto questionnaire Abilhand, et par la Fugl-Meyer Assessment–Upper Extremity (FMA-UE).

Résultats

Quel que soit le protocole, nous constatons pour chacun des trois patients des résultats significatifs concernant la douleur, la fonction et la motricité du membre supérieur. En comparant les deux protocoles entre eux, nous retrouvons une efficacité antalgique et une amélioration de la motricité équivalente. Concernant le gain fonctionnel, le FAT montre une légère supériorité de la mobilisation proximale, alors que l’autoquestionnaire Abilhand est discrètement en faveur d’une mobilisation distale du membre supérieur.

Discussion

Bien que nous n’ayons inclus que trois patients, la méthodologie utilisée, à savoir le SCED, permet d’obtenir des résultats significatifs, malgré l’hétérogénéité des caractéristiques présentées par nos patients. Néanmoins, la thérapie miroir est un traitement à privilégier chez les patients présentant des troubles cognitifs faibles à modérés, afin de favoriser l’adhésion au traitement.

Conclusion

Quelle que soit l’articulation visualisée, le miroir est un traitement antalgique efficace du SDRC-1 du membre supérieur d’origine neurovasculaire, venant renforcer l’importance de la collaboration entre neurologie vasculaire et MPR.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Thérapie miroir, Syndrome douloureux régional complexe type 1, Accident vasculaire cérébral


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Vol 173 - N° S2

P. S109 - mars 2017 Retour au numéro
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