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Myoclonies propriospinales suite à une prise de quinolones - 11/03/17

Doi : 10.1016/j.neurol.2017.01.273 
Fatima Imounan , Lahbouje Siham, Naamane Taoufik, Raoud Abdelhak, Daoudi Naima
 Neurologie, hôpital Mohammed V, Meknes, Maroc 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les myoclonies propriospinales sont des mouvements anormaux extrêmement rares caractérisés par des myoclonies dont le générateur est soit abdominal ou thoracique avec une propagation rostrocaudale par les voies de la conduction propriospinale.

Observation

Nous présentons le cas d’un patient âgé de 30 ans, sans antécédents pathologiques notables qui a présenté 4jours au décours d’une bronchite aigue et qui a été mise sous ciprofloxacine, des myoclonies du tronc qui durent plus de 4 secondes avec une flexion spontanée du tronc au maximum au repos et en position couchée, gênant l’endormissement, persistant pendant le sommeil et diminuant en position debout et à la marche. L’examen neurologique était normal en dehors des myoclonies du tronc. L’imagerie par résonance magnétique médullaire n’a pas décelé d’anomalies évidentes. L’analyse de liquide céphalorachidien est revenue normale. Le bilan biologique standard n’a pas objectivé d’anomalies. La sérologie syphilitique et celle du VIH sont revenues négatives. L’électroencéphalogramme n’a pas mis en évidence de graphoéléments pathologiques. Le patient a été mis sous Clonazépam 1 ampoule dans 46 cc de sérum salé à la seringue auto pulsée à raison de 2cc/heure pendant trois jours, l’évolution a été marquée par la disparition totale des myoclonies du tronc et la rémission totale du malade avec 8 mois de recul.

Discussion

Les myoclonies propriospinales demeurent rares. Elles peuvent être idiopathiques ou secondaires à des lésions médullaires, paranéoplasiques, infectieuses, psychogènes ; où les myoclonies disparaissent au sommeil contrairement à ce qui a été constaté chez notre patient ; et enfin iatrogènes (antidépresseurs, anticonvulsivants, anesthésiques, quinolones comme il est le cas chez notre patient qui avait pris de la ciprofloxacine).

Conclusion

Nous tenons à signaler l’intérêt de rechercher une cause iatrogène des myoclonies propriospinales avant de conclure à une origine psychogène et dans ces cas le Clonazépam demeure le traitement de référence.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Clonazépam, Myoclonies propriospinales, Quinolones


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Vol 173 - N° S2

P. S149 - mars 2017 Retour au numéro
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