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Augusta Dejerine-Klumpke (1859–1927), une neurologue et une femme d’exception - 11/03/17

Doi : 10.1016/j.neurol.2017.01.382 
Jacques Poirier
 CHU Pitié-Salpêtrière, Paris, France 

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Résumé

Augusta Klumpke (1859–1927) a accompli, dans le champ de la médecine, un parcours exceptionnel, marqué au sceau d’un remarquable talent de neurologue et de neuroanatomiste ainsi que d’un féminisme affirmé bien que discret. Sa vie peut se décliner en trois périodes. (1) Durant sa jeunesse, depuis sa ville natale de San Francisco (Californie) jusqu’à Paris, elle bénéficie de la pugnacité de sa mère, femme énergique qui prend en mains l’avenir de ses cinq filles avec une volonté à toute épreuve, et peut ainsi faire ses études de médecine. Elle est la première femme nommée à l’externat des hôpitaux, période pendant laquelle, sous la direction du professeur Alfred Vulpian, elle publie, sous sa seule signature, un remarquable travail où elle donne la description princeps de certaines paralysies du plexus brachial ; elle est ensuite la première femme nommée à l’internat des hôpitaux de Paris. (2) À partir de 1888, en collaboration avec son mari, le neurologue Jules Dejerine (1849–1917) – médecin de Bicêtre puis de la Salpêtrière et titulaire de la chaire de clinique des maladies du système nerveux en 1911 – et avec ses élèves, elle réalise de nombreux travaux de neurologie clinique et anatomo-clinique et surtout de neuroanatomie avec, comme résultat majeur, la publication de la monumentale Anatomie des Centres nerveux. Pendant la Grande Guerre, elle partagé avec son mari la charge de la Salpêtrière transformée en Hôpital militaire. (3) Après la mort de Jules, Augusta continue à travailler et à publier, le plus souvent en collaboration avec des anciens internes de son mari, Elle est nommée médecin de l’Institution nationale des Invalides où elle déploie tout son énergie à la rééducation des blessés de la moelle épinière. Elle consacre également beaucoup de temps et d’argent à cultiver la mémoire de Jules, notamment par le biais de Fondations et de donations.

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Mots clés : Neurologie, Féminisme, XIXe–XXe siècle


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Vol 173 - N° S2

P. S194-S195 - mars 2017 Retour au numéro
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