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Peut-on réduire le déficit de traitement de l’épilepsie dans les pays en développement ? Étude comparée Cambodge – Laos - 11/03/17

Doi : 10.1016/j.neurol.2017.01.389 
Farid Boumediene 1, , Phetvongsinh Chivorakoun 2, Peter Odermatt 3, Channara Chhour 4, Sina Ros 4, Samleng Chan 4, Pierre-Marie Preux 5
1 Institut d’épidémiologie neurologique et de neurologie tropicale, Limoges, France 
2 Moh, République Populaire Démocratique du Laos 
3 Epidemiology and public health, Swiss TPH, Basel, Suisse 
4 Snc, societé cambodgienne de neurologie, Phnom Penh, Cambodge 
5 Institut d’epidémiologie neurologique et de neurologie tropicale, Inserm, U1094, neuroépidémiologie tropicale, Limoges, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Alors que les prévalences en Asie du sud-est (7,7‰ au Laos et 5,8‰ au Cambodge) sont proches de celle observée en France (6‰), l’enjeu de santé publique pour ces pays relève avant tout du déficit thérapeutique qui est supérieur à 95 % au Laos comme au Cambodge. L’objectif principal de notre programme de recherche était de mesurer l’efficience d’une nouvelle approche des soins de santé de proximité en testant deux stratégies : (1) des visites villageoises mensuelles des personnels des centres de santé (nommés DHV) formés au dépistage et au suivi des patients épileptiques au Laos vs (2) une stratégie identique où les missions du DHV étaient assurées par les volontaires de santé résidant dans les villages au Cambodge.

Méthode

Ces deux études quasi-expérimentales d’une durée de 12 mois (réalisées en 2015–2016 au Laos et en 2016–2017 au Cambodge) ont été conduites dans des districts ruraux grâce à une approche comparée entre une zone d’intervention et une zone contrôle. Notre recherche a ainsi permis des analyses comparatives « avant–après et ici–ailleurs » pour démontrer l’efficacité de l’intervention dans chaque pays, ainsi qu’une comparaison entre les deux stratégies d’intervention.

Résultats

Au Laos, après 12 mois d’expérimentation, le déficit de traitement a baissé de 5,5 % dans la zone d’intervention contre 0,5 % dans la zone contrôle (p=0,0001). Dans la zone d’intervention, 36,1 % des épileptiques ont refusé le traitement, 27,8 % ont préféré être soigné sans passer par le centre de santé primaire (circuit de proximité) ; et parmi ceux qui ont adhéré, le suivi à domicile a permis d’augmenter de 27,6 % le nombre de compliants (p=0,019). Au Cambodge, après 6 mois d’expérimentation, la stratégie a permis de baisser significativement le déficit de traitement de 31,1 % dans la zone d’intervention, au regard des 7,0 % de baisse dans la zone contrôle (p=0,0001). Incontestablement, la stratégie est plus efficace lorsque le DHV réside dans le village.

Conclusion

D’ores et déjà, les points positifs de l’expérimentation au Laos ont permis la rédaction d’une « Advocacy Policy » (promotion et politique) favorablement accueillis par le Ministère de la Santé au Laos, comme cela est également envisagé au Cambodge à la fin de notre intervention en juin 2017.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Laos, Cambodge, Épilepsie


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Vol 173 - N° S2

P. S197 - mars 2017 Retour au numéro
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