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Fréquence des troubles cognitifs et facteurs associés dans une cohorte de patients diabétiques - 11/03/17

Doi : 10.1016/j.neurol.2017.01.006 
Marie Dumas 1, François Machuron 2, Laetitia Coudert 3, Kathy Dujardin 4, Dominique Deplanque 5, Anne Vambergue 6, Stephanie Bombois 7,
1 Université de Lille, pôle d’endocrinologie, diabétologie et métabolismes, CHRU de Lille, hôpital Claude-Huriez, 59000 Lille, France 
2 Université de Lille, ea 2694, pôle de bio statistiques et de santé publique, CHRU de Lille, 59000 Lille, France 
3 Université de Lille, institut de médecine prédictive, CHRU de Lille, Inserm, 59000 Lille, France 
4 Université de Lille, Inserm u1171, unité de pathologies du mouvement, CHRU de Lille, hôpital Roger-Salengro, 59000 Lille, France 
5 Université de Lille, Inserm u1171, institut de médecine prédictive, CHRU de Lille, 59000 Lille, France 
6 Université de Lille, pôle d’endocrinologie, diabétologie et métabolisme, CHRU de Lille, hôpital Claude-Huriez, 59000 Lille, France 
7 Université de Lille, Inserm U1171, CMRR &CNR-MAJ, CHRU de Lille, hôpital Roger-Salengro, 59000 Lille, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Le diabète est associé à des modifications cognitives subtiles à sévères. Elles sont associées à des facteurs de mauvais pronostic chez les diabétiques. La fréquence des troubles cognitifs dans cette population de patients n’est pas définie.

Objectifs

L’objectif principal était de déterminer la fréquence des troubles cognitifs dans une cohorte de patients diabétiques âgés de plus de 50 ans. L’objectif secondaire était d’évaluer les facteurs associés aux troubles cognitifs.

Patients et méthodes

Dans cette étude prospective du FHU-VasCog, les patients diabétiques [type 1 (DT1) et 2 (DT2)] de plus de 50ans, hospitalisés en diabétologie du 26.10.2015 au 25.03.2016, ont été systématiquement évalués par l’échelle MOCA (Montréal Cognitive Assessment). Un score ≤ 25 était déficitaire et en faveur d’un dysfonctionnement cognitif. Deux groupes ont été constitués selon ce seuil (fonctions cognitives normales vs anormales), puis comparés.

Résultats

La fréquence des troubles cognitifs était de 35 % (DT2 : 89,5 %, DT1 : 10,5 %). Les patients déficitaires étaient plus âgés (p=0,0377 ; âge moyen : 65,2±8,5 ans vs 62,7±7,8 ans), avaient plus de complications microangiopathiques (p=0,04 ; moyenne : 1,02 vs 0,68), étaient plus sédentaires (p=0,001 ; 62,12 % vs 36,67 %), sans différence sur le genre, l’IMC, l’HbA1C, les complications macro-angiopathiques, la durée du diabète, les traitements anti-diabétiques, l’HTA, le tabac, la dépression et les plaintes cognitives.

Discussion

Dans notre cohorte de diabétiques de plus de 50 ans hospitalisés en diabétologie, plus d’un patient sur 3 présentaient des troubles cognitifs. Les facteurs associés (âge, complications microangiopathiques, sédentarité) étaient ceux classiquement rapportés. Cette étude a été menée dans un service de diabétologie tertiaire, où les patients pourraient avoir un diabète plus sévère, ce qui pourrait expliquer cette fréquence particulièrement élevée.

Conclusion

La fréquence élevée des troubles cognitifs dans cette cohorte suggère qu’ils puissent être considérés comme une complication du diabète, impliquant qu’ils soient recherchés de façon systématique pour adapter un plan de soin personnalisé.

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Mots clés : Diabète, Cognition


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Vol 173 - N° S2

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