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Frederick Banting (1891-1941), un héros insatisfait - 25/03/17

Doi : 10.1016/S1957-2557(17)30049-4 
J.-L. Schlienger
 Professeur honoraire, Faculté de Médecine de Strasbourg 

*Correspondance: 8, rue Véronèse, 67200, Strasbourg8, rue VéronèseStrasbourg67200

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Résumé

• C’est parce que son cabinet médical tardait à se développer que Frederick G. Banting prit un poste à mi-temps à la Western University d’Ontario, au Canada. Au hasard de la lecture d’un article sur le pancréas, un soir d’octobre 1920, il eut soudain une idée pour isoler le facteur hypoglycémiant pancréatique dans le but de traiter le diabète. Accueilli à Toronto dans le laboratoire de John James Rickard Macleod, en 1921, il entreprit une série d’expériences chez le chien avec l’aide de Charles H. Best. Dès le mois de février 1922, il dispose d’extraits pancréatiques actifs permettant de traiter avec succès un jeune diabétique. Du jour au lendemain, Banting devient un véritable héros populaire et le plus célèbre des Canadiens. Il devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine, en 1923, et est anobli en 1934.

• En dépit de cette carrière fulgurante, Banting n’était pas heureux. Il souhaitait poursuivre une carrière scientifique éclatante, mais ne connut que frustrations et désillusions. D’un caractère difficile, d’humeur instable alternant entre enthousiasme et dépression, il ne devait pas être facile à vivre et ne parvint pas à trouver la sérénité. En fait, il n’était pas préparé à endosser autant de gloire, et n’avait pas une formation médicale et scientifique suffisante pour que d’autres travaux scientifiques aboutissent. Sa vie personnelle n’était guère plus satisfaisante. Après avoir rompu avec Edith Roach, son amour de jeunesse, il se maria, en 1924, avec Marion Robertson, une jeune femme de la bonne société qui ne partageait pas ses valeurs. Le mariage échoua rapidement et se solda en un divorce scandaleux. Il se remaria, peu de temps avant sa mort, avec Henriette Ball, une assistante de recherche de son équipe. Peintre amateur, Banting souhaitait se retirer pour peindre. Il mourut en 1941, dans le crash de l’avion qui l’emmenait en Angleterre, avant d’avoir réalisé ses souhaits.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

• While Frederick G. Banting was discouraged by the limited growth of his medical practice, he took a part-time appointment at the University of Western Ontario, in Canada. In October 1920 after reading a medical paper, Banting wrote down an idea for research with the aim to cure diabetes. He moved to Toronto and began to work under the direction of John James Rickard Macleod assisted by Charles H. Best. The experiments culminated with the discovery of insulin which was a spectacular lifesaving efficiency treatment, in February 1922. From one day to another, Banting became a popular hero and the most famous Canadian. He was the youngest man ever to receive the Nobel Prize in physiology or medicine, in 1923, and was knighted in 1934.

• Despite this instant fame, Banting was not happy. He wished to pursue a scientific carrier, however he achieved nothing but frustration. His personality was complex. Instable, enthousiast, impatient, and sometimes depressive, he had difficulty to find inner harmony. He was not prepared to wear an intense celebrity status. He suffered of his insufficient training or experience as a scientist. His private life was not first-rate. After the end of the romance of his life with Edith Roach, he married Marion Robertson, in 1924. This marriage was a mistake and they will get a scandalous divorce, in 1932. Banting married then Henrietta Ball who was working in his department. Amateur painter, Banting had the desire to retire and spend his time painting. Unhappily, Banting died dramatically in a plane crash, in February 1941, before his personnal accomplishment.

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Mots-clés : Frederick Banting, biographie, insuline, histoire de la médecine

Key-words : Frederick Banting, biography, insulin, medicine history


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Vol 11 - N° 2

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