Faut-il opérer les lymphœdèmes en 2017 ? Le point de vue du médecin vasculaire - 10/04/17
, F. Vidal, M. ArraultRésumé |
Les lymphœdèmes sont des pathologies chroniques, hétérogènes, primaires (avec des formes essentiellement sporadiques, rarement familiales, dans le cadre de syndrome plus complexe, génétique ou non) ou secondaires après chirurgie et/ou irradiation sur les aires ganglionnaires. Le traitement des lymphœdèmes, symptomatiques, repose sur la physiothérapie complète décongestive basée sur les bandages peu élastiques et le port d’une compression élastique. Les premières chirurgies du lymphœdème datent du début du 20e siècle. Les techniques comprennent soit des chirurgies de résection consistant à enlever le tissu lymphœdémateux (qui comprend aussi les liposuccions), soit des chirurgies lymphatiques (ou de reconstruction), destinées à « réparer » le système lymphatique déficient. Les chirurgies de résection sont utiles dans les lymphœdèmes génitaux et lorsqu’il existe des excès cutanés après réduction volumétrique par les bandages. Ces chirurgies peuvent être répétées si nécessaire mais nécessitent la poursuite des traitements physiques. Les chirurgies de reconstruction, anastomoses lympho-veineuses et transplantations ganglionnaires autologues, n’ont pas fait l’objet d’évaluation rigoureuse, comprenant notamment la volumétrie du membre atteint. De plus, les transplantations ganglionnaires peuvent induire des complications, notamment un lymphœdème, dans le territoire du site donneur. Par ailleurs, les indications des différentes techniques doivent être précisées : après « échec » de la physiothérapie, en prévention d’un lymphœdème, pour les lymphœdèmes exclusivement adipeux avec les liposuccions, ou encadrées de plusieurs mois de physiothérapie décongestive. La place des chirurgies reste encore mal définie. Il est nécessaire (i) que les patients inclus dans les études soient sélectionnés sur des critères précis (avec un seul type de lymphœdème, primaire ou secondaire, membre supérieur ou inférieur), (ii) avec l’évaluation d’une seule technique chirurgicale, (iii) d’informer les patients des bénéfices attendus mais aussi des risques de complications transitoires ou définitives à type de lymphœdème pour les transplantations ganglionnaires.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Lymphœdème, Chirurgie
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Vol 42 - N° 2
P. 95 - mars 2017 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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