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L'anesthésie péribulbaire pour le contrôle de la douleur per et postopératoire au cours des énucléations ou éviscérations - 08/03/08

Doi : JFO-07-1999-22-4-0181-5512-101019-ART91 

E. Calenda [1],

A. Retout [2],

M. Muraine [2]

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Abstract

Peribulbar anesthesia for peroperative and postoperative pain control in eye enucleation or evisceration : 31 cases

Objectives

The aim of this prospective study was to assess peroperative and postoperative analgesia in eye enucleation or evisceration performed under peribulbar anesthesia.

Patients and methods

We report 31 patients undergoing an eye enucleation (17 cases) or evisceration (14 cases). The surgical procedure was performed under local anesthesia alone in 22 patients. General anesthesia was associated with local anesthesia in 9 patients.

Peribulbar block was achieved with the first insertion of the needle parallel to the inferior orbital floor and the second at level of supraorbital notch. A mixed anesthetic solution of equal quantity of lidocaine 2 % with epinephrine (0.25 mg/20 ml) and bupivacaine 0.50 % with epinephrine (0.10 mg/20 ml) was injected (total quantity 16.8 + /­ 4.3 ml).

Results

To assess the peroperative pain we considered the patients with local anesthesia only (22 patients). One of these 22 patients needed one injection (0.50 mg/kg) of propofol for cutting the optic nerve. Surgery was ended without any other drug but that case was considered as a failure. Peroperative analgesia was obtained in 21 of 22 patients (95.4 %).

To assess analgesia in the postoperative period we included 31 patients. Analgesia was complete from the accomplishment of the peribulbar block to the 4th hour in all patients ( efficacy 100 %). From the 4th to the 24th hour, pain remained absent in 11 (enucleation 10 cases and evisceration 1 case) of the 31 patients and no drug was used. In 20 patients (enucleation 7 cases and evisceration 13 cases), pain appeared between the 4th and the 10th hour and patients were relieved by paracetamol alone in 14 cases (enucleation 6 cases and evisceration 8 cases) or by its association with nalbuphine in 5 cases (enucleation 1 case and evisceration 4 cases). In one patient (evisceration) the association of the drugs was uneffective.

Conclusion

Peribulbar anesthesia is safe and generates major postoperative analgesia so we suggest to offer that technique to patients undergoing evisceration or enucleation.

Abstract

L'anesthésie péribulbaire pour le contrôle de la douleur per et postopératoire au cours des énucléations ou éviscérations : Trente et un cas

Introduction

Le but de cette étude prospective, est d'évaluer la sécurité et l'efficacité de l'anesthésie péribulbaire sur l'analgésie per et postopératoire, au cours des énucléations et éviscérations.

Patients et méthodes

L' anesthésie péribulbaire est évaluée chez 31 patients. L'intervention est réalisée avec une anesthésie péribulbaire seule chez 22 patients. Une anesthésie générale est associée à l'anesthésie péribulbaire chez 9 patients.

L'anesthésie péribulbaire comprend une injection temporale inférieure et une autre nasale supérieure, d'un mélange en quantités égales de xylocaïne 2 % adrénalinée et de bupivacaïne 0,5 % adrénalinée, avec des volumes de 16,8 ml + /­ 4,3 ml. Tous les patients reçoivent 500 mg de solumédrol à la 4 e et à la 16 e heures postopératoires.

Résultats

Aucune complication locale ou générale liée à l'anesthésie péribulbaire n'est notée. On constate une agitation importante peropératoire, probablement en relation avec un effet paradoxal du midazolam, car cette agitation a cédé avec l'administration de flumazénil.

Un patient nécessite, au moment de la section du nerf optique, une injection de 0,50 mg/kg de propofol. L'intervention se termine sans autre douleur. Ce cas est considéré comme un échec.

L'efficacité analgésique peropératoire est appréciée parmi les 22 patients bénéficiant d'une anesthésie péribulbaire sans anesthésie générale associée. On rencontre un seul échec, donc une efficacité de 21 sur 22 soit 95,4 %. Pour évaluer l'efficacité postopératoire on considère les 31 patients. Pendant la période allant de l'injection de l'anesthésique local à la 4 e heure, 100 % des 31 patients bénéficient d'une analgésie totale. Au-delà de la 4 e heure, les effets rémanents de l'anesthésie péribulbaire sont extrêmement variables. On constate que 11 (10 cas d'énucléation et 1 cas d'éviscération) des 31 patients (35,4 %) n'ont aucune douleur pendant les 24 heures postopératoires et sortent le lendemain. La douleur apparaît en postopératoire chez 20 (13 cas d'éviscération et 7 cas d'énucléation) des 31 patients et est calmée par le paracétamol seul 14 fois (8 cas d'éviscération et 6 cas d'énucléation) ou en association avec la nalbuphine 5 fois (4 cas d'éviscération et 1 cas d'énucléation). Mais une fois sur 31, après une éviscération, la douleur est réfractaire à cette association, soit dans 3,2 % des cas.

Discussion

L'analgésie peropératoire est obtenue dans 95,4 % des cas avec l'anesthésie péribulbaire. L'anesthésie péribulbaire, associée ou non à une anesthésie générale, procure une analgésie totale postopératoire dans 100 % des cas jusqu'à la quatrième heure après l'injection, qu'il s'agisse d'une éviscération ou d'une énucléation, et chez 11 (1 cas d'éviscération et 10 cas d'énucléation) des 31 patients jusqu'à la 24 e heure (35,4 %). Il semble que la notion très répandue stipulant que l'éviscération est plus douloureuse que l'énucléation soit vraie.

Conclusion

L'anesthésie péribulbaire est donc un geste sûr et efficace, pour l'analgésie per et surtout postopératoire et nous suggérons de le proposer systématiquement chez tout patient devant subir ce type de chirurgie.


Mots clés : Douleur. , éviscération. , énucléation. , anesthésie locale. , anesthésie péribulbaire.

Keywords: Pain. , evisceration. , enucleation, local anesthesia. , peribulbar anesthesia.


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Vol 22 - N° 4

P. 426 - juillet 1999 Retour au numéro
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